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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:05

exposition Le Siam au château de Fontainebleau, l’ambassade du 27 juin 1861.


Le château de Fontainebleau présente une exposition du 5 novembre au 27 février 2012,  intitulée « Le Siam à Fontainebleau – l’ambassade du 27 juin 1861 », à  l’occasion du 150e anniversaire de l’ambassade de Siam reçue par Napoléon III dans la salle de Bal du château de Fontainebleau.*(Cf. en note le communiqué de presse) Il nous a paru intéressant de rappeler dans quel contexte historique s’est déroulée cette Ambassade siamoise de 1861, en nous référant à trois articles de« nos  relations franco-thaïes », à savoir : le traité de 1856 **, les portraits de Mgr Pallegoix et du roi Mongkut (Rama IV)***, et « La visite d’Etat du Président de la République française en Thaïlande, le 18 février 2006, à l’invitation de Sa Majesté le Roi BhumipolAdulyadej (Rama IX) »****.

 

1.    L’exposition présente  cette ambassade ainsi :


En effet, depuis 1856, sous l’impulsion du ministre plénipotentiaire Charles de Montigny,

 

Montigny

 

un traité d’amitié franco-siamoise a été conclu. L’ambassade du roi de Siam, Rama IV Mongkut, est donc reçue par Napoléon III, le 27 juin 1861, dans la salle de Bal du château de Fontainebleau. Elle fait directement écho à celle de PhraNaraï, reçue par Louis XIV, le 1er septembre 1686, dans la galerie des Glaces à Versailles.

 

Le-Siam-a-Fontainebleau-l-ambassade-du-28-juin-1861-Musee-n

 


Lors de la conclusion de l’accord diplomatique, Napoléon III avait adressé des présents au roi Rama IV Mongkut qui, en retour, envisagea de faire parvenir en France des animaux rares. Finalement, ce sont quarante-huit caisses de cadeaux qui arrivent à Toulon le 2 juin 1861. Comme deux siècles plus tôt lors de la réception de l’ambassade de PhraNaraï, la magie de l’Orient opère à Fontainebleau, au vu du raffinement des costumes et des manières de la délégation siamoise. La splendeur des cadeaux offerts à l’empereur et l’impératrice marquèrent les esprits.


En fait, après les deux célèbres  Ambassades envoyées par Louis XIV en 1685 et en 1687, les Français avaient été chassés par le coup d’Etat de Petratcha en 1688.
Il faudra attendre 1856,168 ans,vous avez bien lu, pour que les deux pays renouent des relations diplomatiques. D’ailleurs en 2006,  à l’occasion de sa visite officielle (la première d’un président français) M. le Président Chirac rappelait  de nouveau « les liens anciens »:
« Nous célébrons cette année le 320ème anniversaire de la célèbre ambassade du Siam à la Cour de Versailles et le 150ème anniversaire du premier traité d'amitié franco-thaïlandais voulu par Sa Majesté le Roi Rama IV et par Napoléon III. »


2.  Le traité de 1856. Le temps colonial.


Ce traité se fait dans une période coloniale, où le roi du Siam Rama IV peut avoir le sentiment que la France menace ce que le Siam considère comme ses provinces au Laos et au Cambodge.
Or « La France en 1840 n’avait pas répondu à une avance thaïe faite à Guizot, alors ministre des Affaires Etrangères. Fin 1851 le gouvernement thaï avait renouvelé ses propositions. Mais  il faut attendre le 14 juillet 1852 pour que l’Amiral Laguerre reçoive les pleins pouvoirs pour négocier. La guerre de Crimée l’en empêche. Après un « cafouillage » diplomatique nommant Bourboulon, ministre de France à Macao, mais qui est de retour en France, Charles de Montigny, consul à Shanghaï, reçoit les pleins pouvoirs le 10 octobre 1855, pour négocier avec la Thaïlande (ainsi qu’avec les suzerains du Cambodge et de Cochinchine).Il arrive au Siam le 9 juillet 1856. Il reçoit à la Cour un accueil chaleureux, et le soutien du vicaire apostolique Pallegoix et de l'Abbé Larnaudie, missionnaire établi dans le nord du pays et très bon connaisseur du milieu local, facilitent sa tâche. Le 15 août 1856 il signe un Traité d’amitié, de navigation et de commerce avec les deux Rois. (La Cour avait effectivement 2 rois) »


« Le traité instaure la « paix perpétuelle » entre l'Empire français et le royaume du Siam. Des relations consulaires sont établies, les missionnaires catholiques se voient reconnaître une totale liberté d'action et les droits perçus par l'État siamois sur les échanges réalisés sont fixés à trois pour cent de la valeur des marchandises concernées, conditions analogues à celles accordées aux Anglais et aux Américains ».


3.    Les bévues de Napoléon III.


Mais  Napoléon III et la diplomatie française  vont ensuite accumuler les « bévues ».
Après la signature du Traité, Rama IV avait offert des présents et proposé une Ambassade thaïe à Napoléon III. Déjà on n’avait pas apprécié que le Traité signé fut remis, sans cérémonial, à un navire marchand.

 
Or, Napoléon III ne répondit pas à la demande d’Ambassade et ne remercia pas Rama IV pour ses présents. Ensuite, le Consul français de Bangkok, s’installa sans avoir présenté ses lettres d’accréditation. Il y avait là crime de lèse-majesté.


 caricature


4.    L’Ambassade thaïe du 27 juin 1861.


Vous pouvez lire l’un des rares articles consacré à cet événement : La venue de l'ambassade siamoise en France en 1861, de Dominique Le Bas***** :


« La presse régionale, comme La Gazette du midi, la presse officielle, comme Le Moniteur universel et Le Monde illustré ainsi que des écrits privés, comme la correspondance de Mérimée, vont témoigner de l'intérêt, de la curiosité et de l'émerveillement ressentis par les contemporains. Néanmoins, seuls les présents offerts à Napoléon III et à l'impératrice conservés dans le Musée chinois du château de Fontainebleau, le tableau de la Réception des ambassadeurs de Siam par Napoléon III dans la salle de bal du Château de Fontainebleau peint par Jean-Léon Gérôme et conservé au musée National du château de Versailles et les photos de Nadar  

 

nadar


nous rappellent cet événement exceptionnel. " La venue de cette ambassade n'a jamais fait l'objet, tant du côté français que du côté siamois, d'une quelconque étude ".

On y trouve l’évocation du traité, voulu par Rama IV, le roi Mongkut (1804-1868), afin de moderniser son pays  en nouant des relations diplomatiques et commerciales et en négociant des nouveaux traités avec l’Angleterre, les Etats-Unis et la France … 


Elle montrera aussi que cela ne se fera pas sans crainte et sans bévues. Elle évoquera le livre d’ Etienne Gallois, « L’Expédition de Siam au XVII ème siècle », lu devant le roi, et qui « démontrait l’ambition de la France de s’emparer du Siam  » ! ET surtout les « inconvenances » du gouvernement de Napoléon III, après la signature du Traité :  


Malheureusement, le gouvernement impérial ne sait pas profiter des bonnes dispositions siamoises et perd par ses lenteurs et ses promesses sans cesse renouvelées et jamais exécutées l'estime que monsieur de Montigny avait su lui gagner de la part du gouvernement siamois.


La première inconvenance est de ne pas répondre aux lettres autographes que les deux rois adressent à Napoléon III en août 1856, dont l'une qui annonce leur intention d' envoyer en France une ambassade qu'ils envisagent de conduire eux-mêmes.


La seconde inconvenance est de remettre, par l'intermédiaire de monsieurMoor, agent lusitanien à Bangkok, les ratifications du traité, affaire dont la France s'est couverte de honte et d'opprobre aux dires d'un missionnaire.

Par lettre en date du 24 août 1857 adressée au Quai d'Orsay, monsieur de Montigny le déplore en ces termes:

Les intérêts français si bien établis au Siam sont à peu de choses près,ruinés à cette heure [...]Les deux souverains siamois et tous les ministres d'État blessés de recevoir par la poste et le simple intermédiaire d'un petit marchand portugais - notre agent - la nation portugaise est celle de toutes qui a le moins d'importance dans ce pays, les ratifications de Sa Majesté Impériale sans même recevoir une ligne de mon souverain ni de Votre Excellence, prétendent actuellement qu'on les méprise ou que la Nation française n'est pas une grande Nation et qu'on les a trompé.

Ensuite nous aurons droit à la composition de l’Ambassade avec l’ abbé Larnaudie comme interprètedu gouvernement siamois (C'est un familier de la cour où il est appelé par le roi Mongkut pour le photographier, seul ou en compagnie de la reine),et de pouvoir admirer les six photos prises par Nadar lui-même ainsi qu’ à la reproduction du tableau de Jean-Léon Gérômepour la "Réception des ambassadeurs de Siam à Fontainebleau" qui « nous permettent de mettre un visage sur une ambassade dont l'étude de la composition révèle une parenté entre les trois ambassadeurs » .

L’article consacrera ensuite  de nombreuses pages aux multiples visites effectuées par l’Ambassade siamoise qui arrive en France à Toulon le 2 juin 1861, et qui repartira en septembre pour effectuer une visite de courtoisie au saint Père à Rome, et être de retour à Bangkok, le 11 décembre.

Leur séjour de deux mois et demi va ressembler à un marathon touristique où se succèdent visites d'établissements culturels et visites de manufacture parisiennes et provinciales où les ambassadeurs, ensemble ou isolément, vont découvrir de nouvelles technologies. L'abbé Larnaudie

 

abbé


se plaindra dans une lettre du 20 juillet d'être fatigué par toutes ces visites et les courriers reçus auxquels il est seul capable de répondre.

On imagine que le programme a dû être conçu, certes pour répondre aux désirs de l’Ambassade, mais aussi pour impressionner (L'ambassade visite l'arsenal de Toulon, quelques bâtiments tels que le Montebello, l'Alexandre, l'Invincible (…) Le 20 juillet, les ambassadeurs accompagnés de monsieur de Montigny, de l'abbé Larnaudie et de monsieur Godeaux du département des Affaires étrangères partent pour le camp de Châlons

 

chalons


où ils vont passer deux jours. Ils visitent le camp, ses installations, les ouvrages réalisés par les soldats et assistent à la célébration de la messe, au défilé des troupes qui se termine par une charge en bataille de la cavalerie et aux grandes manoeuvres.

Ou pour « éblouir ».

La presse s’en fait l’écho :

Les Siamois sont émerveillés par les peintures et les dorures de leurs appartements et fascinés par les immenses glaces qui reflètent leurs personnes. Le premier ambassadeur, relate Le Moniteur universel du 17 juin, est resté près d'un quart d'heure en contemplation devant la serrure de la porte du salon …
Ils vont visiter entre autres : la Bibliothèque impériale, l'Imprimerie impériale avec son cabinet des poinçons, les Gobelins, le Louvre dont les collections riches et variées les comblent d'admiration, assistent à Versailles au spectacle des grands eaux et visitent longuement le musée…
Evidemment nous aurons droit ensuite  à la description de la réception au château de Fontainebleau le 27 juin 1861, avec son cérémonial, son protocole, la remise des présents.

Le protocole et le cérémonial


Napoléon III « entre dans la salle en tenant par la main le prince Impérial.

 

Carpeaux prince imperial

 

Il est accompagné du ministre d'État, le comte Walewski,

 

alexandre-walewski

 

et de celui des Affaires étrangères, le comte Thouvenel,

 

220px-Edouard Thouvenel

 

du grand maréchal du Palais,Vaillant,

vaillant

 

du maréchal Magnan


magnan4

 

et des officiers de sa maison. Ensuite apparaît l'impératrice qui s'est parée des diamants et joyaux de la Couronne pour impressionner les Siamois. Puis les ambassadeurs, introduits par le grand maître des cérémonies et accompagnés de monsieur de Montigny et de l'abbé Larnaudie, font leur entrée selon un ordre précis - les trois ambassadeurs, puis le fils du second ambassadeur, enfin les attachés et secrétaires de lalégation - et conforme au cérémonial royal des salutations en vigueur au Siam. Cet usage, qui consiste à se coucher à plat ventre dès la porte de la salle de réception et à marcher sur les genoux et les coudes jusqu'au trône,est devenu le sujet à la mode de certains courtisans. Prosper Mérimée rapporte que c'est le comte de Thouvenel qui aurait exigé que les ambassadeurs rampent. Mais dès février 1861, notre représentant à Bangkok subodore cette réaction de Paris à l'usage siamois et préconise son respect, soulignant qu'y déroger serait considéré dans l'Indochine comme une preuve d'infériorité du souverain. Le protocole ira, le 4 avril 1861 Jusqu'à demander confirmation auprès de la cour d'Angleterre du suivi de ce cérémonial lors de la réception de l'ambassade siamoise de 1857.
La marche s'avère difficile pour le premier ambassadeur…


Les présents sont disposés sur des tables dans les embrasures des fenêtres de la galerie. Le consul de France mentionne, dans une lettre du 23 mars 1 861,34 articles garnis d'une grande profusion de diamants, de rubis et d'émeraudes. Les ambassadeurs sont chargés de présenter les répliques des regalia des rois de Siam (trône, palanquin, parasols, pièces d'orfèvrerie et couronne royale ornée de pierreries, une peinture sur coton représentant le PhraKèo Morokot dit Bouddha d'émeraude, palladium national) à Napoléon III, des bracelets et des bagues de travail siamois à l'impératrice, un kriss indonésien au prince impérial,


kriss

 

des bagues et des bracelets à la princesse Mathilde.


mathilde

 

Les présents du deuxième Roi, d'une valeur moindre, sont à peu près semblables. Le prince KromluangWongsa, troisième frère du roi et ministre des Affaires étrangères offre à son homologue, le comte Thouvenel, un sabre siamois…


3/ Une ambassade inutile ?


« Cette ambassade qui s'est rendue uniquement en France et à Rome n'aura été en fait qu'une simple visite de courtoisie. Les relations franco-siamoises resteront dans un état d'indifférence réciproque et de stagnation jusqu'à l'établissement du protectorat français sur le Cambodge en 1863. Une ambassade siamoise accompagnée de l'abbé Larnaudie se rendra en 1 867 à Paris pour régler ce contentieux. Le traité du 1 5 juillet 1 867 précisera que le roi de Siam renonce "à tout tribut, présent et autre marque de vassalité de la part du Cambodge ».

Mais de cela nous avions déjà parlé.(Cf. dans notre blog :« relations franco-thaïes »)

Il est vrai qu’après la prise de Saïgon le 9 juillet 1859, par l’ amiral de Genouilly,


 

prise saigon 01

 

et l’arrivée des Français en  Cochinchine, le Siam pouvait douter des bonnes relations franco-siamoises. Il tentera néanmoins, mais en vain,de maintenir sa suzeraineté sur le Cambodge et le Laos.

Vous pouvez maintenant, si cela vous est possible, aller visiter le château de Fontainebleau qui présente une exposition du 5 novembre au 27 février 2012,  intitulée « Le Siam à Fontainebleau – l’ambassade du 27 juin 1861

».


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Notes :


*Communiqué de presse - Le Siam à Fontainebleau – l’ambassade du 27 juin 1861 / PDF, 338.8 ko
Dernier souverain ayant résidé au château de Fontainebleau, Napoléon III, empereur de 1852 à 1870, y entreprend d’importants travaux et aménagements : théâtre Impérial (1857), salons et musée Chinois de l’Impératrice (1863), cabinet de Travail (1864), salon des Laques (1868). Ce sont ceux qui subsistent aujourd’hui au sein des grands décors éclectiques qui font la qualité et l’originalité de ce site patrimonial majeur.
Chaque année, au début et à la fin de l’été, Napoléon III et Eugénie séjournent au château de Fontainebleau, en compagnie d’une société choisie –les « invités »– société composée de parents, de membres de la cour, d’amis. Au début de l’été 1861, le château de Fontainebleau est ainsi le cadre choisi par l’empereur pour recevoir une ambassade de Siam (actuelle Thaïlande), consécration de cinq années dédiées à renouer des liens diplomatiques avec le lointain royaume. En effet, depuis 1856, sous l’impulsion du ministre plénipotentiaire Charles de Montigny, un traité d’amitié franco-siamoise a été conclu. L’ambassade du roi de Siam, Rama IV Mongkut, est donc reçue par Napoléon III, le 27 juin 1861, dans la salle de Bal du château de Fontainebleau. Elle fait directement écho à celle de PhraNaraï, reçue par Louis XIV, le 1er septembre 1686, dans la galerie des Glaces à Versailles.
Lors de la conclusion de l’accord diplomatique, Napoléon III avait adressé des présents au roi Rama IV Mongkut qui, en retour, envisagea de faire parvenir en France des animaux rares. Finalement, ce sont quarante-huit caisses de cadeaux qui arrivent à Toulon le 2 juin 1861. Comme deux siècles plus tôt lors de la réception de l’ambassade de PhraNaraï, la magie de l’Orient opère à Fontainebleau, au vu du raffinement des costumes et des manières de la délégation siamoise. La splendeur des cadeaux offerts à l’empereur et l’impératrice marquèrent les esprits. À l’instigation de l’impératrice Eugénie, ces présents furent présentés dans les premières pièces de l’appartement des Reines-Mères (actuel appartement du Pape) avant d’être exposés dans le musée Chinois, inauguré le 14 juin 1863.
L’exposition réunit une centaine d’oeuvres pour replacer l’ambassade de Rama IV Mongkut dans son contexte (sa dimension politique, sa portée scientifique et son importance artistique). Elle s’appuie sur les présents eux-mêmes, toujours exposés dans le musée Chinois de l’impératrice Eugénie, le monumental tableau commandé pour les galeries historiques du château de Versailles au peintre Jean-Léon Gérôme qui mit trois ans à le réaliser, et sur les campagnes photographiques menées à l’époque pour étudier la morphologie des habitants du Siam.


**Le traité de 1856 :


http://www.alainbernardenthailande.com/article-22-les-relations-franco-thaies-le-traite-de-1856-65362144.html


*** Les portraits de Mgr Pallegoix et de Rama IV :

http://www.alainbernardenthailande.com/article-19-les-relations-franco-thaies-mgr-pallegoix-65017462.html


**** la visite du Président Chirac en Thaïlande en 2006 :


http://www.alainbernardenthailande.com/article-32-les-relations-franco-thaies-de-2004-a-2008-68344409.html


*****Dominique Le Bas, Conservateur en chef du CREOPS, Paris-Sorbonne
Citer ce document / Cite this document :
Le Bas Dominique. La venue de l'ambassade siamoise en France en 1861. In: Aséanie 3, 1999. pp. 91-112.doi : 10.3406/asean.1999.1621
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/asean_0859-9009_1999_num_3_1_1621


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