Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur blogthailande@yahoo.fr

25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 00:02

portrait Saneh Sangsuk est l'écrivain thaïlandais le plus célèbre en France. Nous l’avions déjà présenté ainsi que son roman L’Ombre blanche, Portrait de l’artiste en jeune vaurien. (Cf. notre article A52**). Il publie en 2001, le conte Venin traduit par Marcel Barang*,

 

barang-95e2c

 

dont l’action se situe dans un village rural de Thaïlande. Venin se présente dans un style sobre,  une simple intrigue, mais avec une tension, un pathétique, un tragique, une cruauté, où un enfant innocent va mourir, seul, lâché même par ses parents et ceux qu’il aimait, étouffé par un cobra colossal, échouant dans la dénonciation de l’imposture du médium du village, rendue possible par la crédulité du village, du « venin ».

 

venin-saneh-sangsuk-9782020804233


Mais le titre « Venin » peut se lire aussi comme une métaphore critique du fait religieux, de cette croyance aux esprits, qui autorise toutes les superstitions, toutes les manipulations … les paroles des moines abusant de la crédulité des habitants, ou seulement la critique d’un manipulateur qui a su profiter de la superstition et de la peur des gens du village ?

 

village


Un conte donc, qui comme tout conte pose un regard sur la réalité, soit ici : le mode de vie d’un village thaïlandais, l’univers d’un jeune enfant estropié aidant ses parents paysans,  les histoires que l’on raconte aux enfants (celles des serpents ici), les rivalités, les jalousies, la croyance à l’esprit protecteur du village, à « la mère sacrée », aux médiums ; le rapport au sacré.  Le combat entre « l’innocence » d’un jeune enfant « et l’imposture » d’un médium.

 

Le choix du combat de  l’enfant « patte folle » contre un cobra femelle  n’est évidemment pas innocent, tant la symbolique du serpent est présent dans de nombreuses cultures et religions. Il est, c’est selon, maléfique ou bénéfique, honoré et redouté, l’ange du mal ou du savoir, et ici « esprit protecteur » du village,  ou le tueur de « l’innocence », ou plus simplement un serpent qui défend son nid ***:

 

cobra femelle

 

Ces parages étaient son domaine. Son nid et les fougères au-dessus de son nid, elle les gardait jalousement. Sur ce tamarinier pourrissant, à la nuit tombée, elle rampait souvent pour s'étirer et jouir du vent. Que ces petits d'hommes violent son territoire l'emplissait de fureur. Les œufs près d'éclore dans son nid faisaient qu'elle ne craignait rien ni personne et qu'elle était prête à risquer sa vie pour eux. Se montrer de la sorte était un soi une déclaration de guerre et, du tréfonds de son instinct, elle était prête à guerroyer de toutes les façons, sans faire de quartier. Elle était prête à frapper.

 

Un conte est d’abord une histoire, qui ici comporte deux moments très différents.

 

Nous sommes dans un village thaïlandais au milieu des rizières, un  jeune enfant paysan de 10 ans devenu estropié, raconte sa vie au village, avec l’amour de sa famille, son « travail », son affection pour les huit vaches qu’il garde, ses jeux avec ses camarades, son talent naissant d’artiste, ses rêves… Mais.

 

Mais Patte Folle et sa famille dénoncent l’imposture de Songwât, qui s’est, un jour, proclamé avec succès le medium de l’esprit protecteur du village.

 

Le conte raconte alors le combat de Patte folle contre le serpent, métaphore aux nombreuses interprétations possibles : la lutte de l’innocence contre l’imposture, de l’enfance brisée par la lâcheté des adultes, du venin, la parole « religieuse » qui empoisonne, la dénonciation de la crédulité des villageois, des superstitions voire des croyances du village, la critique du clergé « intéressé »et « corrompu », des imposteurs en tout genre … contre l’écriture, contre la mort même, contre lui-même. 

 

Rappelons-nous que Venin est présenté comme le premier volet du récit autobiographique de l’auteur qui,  dans L’ombre Blanche - Portrait de l’artiste en jeune vaurien, (le deuxième volet du récit autobiographique),  par un narrateur, intraitable, agressif, provocant, méchant, sauvage, s’accusait, méprisait ses vilénies …

« Je suis un dictionnaire d’imprécations », contre les « gens biens », contre les femmes rencontrées,  ses amis, contre les bonzes, les révolutionnaires,  l’école, la politique, les tabous …et même contre  l’écriture considérée comme la mort. « Ecrire c’est la mort. Essayer d’écrire, c’est essayer de se donner la mort ».

 

Alors ?

 

On comprend le succès de ce petit chef d’œuvre de Saneh Sangsuk, traduit magnifiquement par Marcel Barang. Certains ne verront peut-être qu’un conte pour enfant. Ils ont tort.

 

A vous de juger.

 

 

****Si vous êtes curieux. Cf. en note la structure du conte et les principaux éléments de l’histoire. 

 

 

------------------------------------------------------------------------

*Venin, traduit par Marcel Barang, Seuil, 2001, et réédition 2005, coll. Points. Paru en 2000 pour les langues thaïes, anglaises et américaines.


**A 52. Un grand écrivain thaïlandais : Saneh Sangsuk, L’Ombre blanche, Portrait de l’artiste en jeune vaurien. 

 

ombre blanche

 

http://www.alainbernardenthailande.com/article-a-52-saneh-sangsuk-un-grand-ecrivain-thailandais-96922945.html 

Saneh Sangsuk est l'écrivain thaïlandais le plus célèbre en France. Il a été fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2008.

 

Chevalier arts et lettres1


Il fut révélé au public français avec le roman L'ombre blanche, Portrait de l'artiste en jeune vaurien (Seuil, 2000), reconnu par les critiques européens comme un chef-d'œuvre. Ce roman autobiographique est la confession d'un jeune Thaïlandais, qui déballe ses faits d'armes peu reluisants et passe aux aveux. Il raconte sa poursuite du bonheur dans un Bangkok violent et hostile qui l'a amené à se réfugier, tel un ermite, dans un village du nord de la Thaïlande.


Venin (Seuil, 2001) une de ses nouvelles, s'est vendue à plus de 25 000 exemplaires en France.
Son dernier roman, Une histoire vieille comme la pluie, (Seuil, 2003) relate les récits envoûtants du père Tiane au cours d'une veillée dans un petit village thaïlandais à la fin des années 60. Contes, légendes et récits : ce livre ouvre une fenêtre sur l'histoire de la Thaïlande en soulignant l'importance de la tradition orale.

 

une histoire vieille


RAPPEL.

23. Notre Isan : Introduction à la littérature thaïlandaise ?

http://www.alainbernardenthailande.com/article-23-notre-isan-la-litterature-thailandaise-1-79537350.html


24.NotreIsan : Que faut-il lire de la littérature de Thaïlande ?

http://www.alainbernardenthailande.com/article-24-notre-isan-la-litterature-dethailande-2-79537520.html


La liste recommandée par Marcel Barang :WinLiaowarin, (SEAWrite «Démocratie sur Voies parallèles, roman (ประชาธิปไตยบนเส้นขนาน)),ChartKorbjitti, La Chute de Fak, Seuil, 2003. SanehSangsuk, Venin, Poche - Seuil, 2002, SanehSangsuk, L’Ombre blanche, Seuil, 2000, NikomRayawa,L’Empailleur de Rêves, Editions de l’Aube,1998. SeksanPrasertkul,Vivre debout, Editions Kergour,1998. PiraSudham,Terre de Mousson, Picquier, 1998. Lek Nakarat, J. Nakarat et C. Juliet, La Goutte de miel, Picquier, 1998.,ChartKorbjitti, Une histoire ordinaire, Picquier, 1992. Mais, dit-il,  il faudrait aussi mentionner AtsiriTammachote, SilaKomchai, WanitJarounkit-anan, KanokpongSongsompan, d’autres encore.

***Un animal à la symbolique puissante Le serpent dans les mythes http://suite101.fr/article/it-bites-a452

Quelques exemples :

Le Lucifer pré-chrétien était généralement représenté sous la forme d'un serpent ailé, à l'image du Léviathan de la Bible, que l'on retrouve aussi dans les mythes phéniciens retrouvés à Ras Shamra (Syrie). Cette représentation prend une symbolique très forte dans les Saintes Ecritures : Satan y est parfois nommé le Dragon Rouge. Cet ange déchu prend en effet, privé de ses ailes, la forme d'un serpent (un dragon sans ailes...) pour corrompre l'Homme au jardin d'Eden.

 

Lucifer


Dans l'Egypte antique, le serpent est "uræus", une créature crainte autant que vénérée, contre lesquels les dieux eux-mêmes ne sont pas immunisés : ainsi, Rê, mordu par un serpent, ne doit son salut qu'à l'intervention d'Isis. Chthonien par essence, c'est-à-dire lié aux profondeurs de la terre, le serpent est un animal que l'on assimile très tôt à la nuit, aux morts et au monde souterrain. Dès lors, l'homme prend peur de cette bête jugée malfaisante, et ce n'est pas un hasard si Apophis, l'ennemi de Rê, prend les traits du serpent Néhebkaou pour s'attaquer à la barque solaire chaque nuit.

 

uraeus

Dans la tradition hindouiste, l'arc de Shiva doit sa puissance au serpent arc-en-ciel enroulé autour de sa corde. L'arc-en-ciel était alors considéré comme le pont entre le royaume des hommes et celui des dieux.

 

Carte Shiva 2


Haï, craint, révéré, le serpent est probablement l'un des animaux les plus récurrents dans la symbolique mythologique à travers les âges, de l'Antiquité à nos jours 

L'allié

Paradoxalement, le serpent est aussi un symbole de savoir, de sagesse et même de guérison. Les caducées des dieux grecs Hermès et Esculape (le dieu des médecins) ne sont-ils pas d'ailleurs ornés de serpents ? Toujours en Grèce, l'oracle du temple d'Apollon, à Delphes, était appelé la Pythie, d'après le serpent Python qui vivait là. Ce serpent était un symbole du pouvoir de la connaissance, et de sagesse. Socrate tirera de sa visite l'un de ses plus célèbres aphorismes : "connais-toi toi-même".

 

****Eléments pour une lecture : 

 

1ère partie. Patte Folle.(pp. 9-32)

 

1/ Présentation du personnage principal (pp. 9-12) 

 

Une histoire qui commence sur un enfant en train de garder huit vaches, à la nuit tombée et qui, comme « en transe »  imagine différentes formes aux nuages. C’est son secret, son « opéra fabuleux » son pouvoir. Il prend conscience du pouvoir des mots et avaient baptisé ses vaches » la Plaine et la Rivière, la Jungle et la Montagne, L'opale et l'Émeraude, l'Argent et l'Or ». Il aime ses a vaches et ai payé en retour. Elles passent la herse « à la saison des semailles ».

 

2/pp.12-19. 

 

L’histoire commence à ses 10 ans en février. On apprend que tout le village l’appelle  « Patte folle » (bras droit paralysé, mais bras droit musclé). (On apprendra p.16-haut p. 19les circonstances deux plus tôt de cette infirmité. Il avait glissé en montant sur un palmier à sucre), mais que son infirmité ne l’empêche pas de se battre.

 

Arrive un autre personnage Songwât (p.13) qui lui par contre l’appelle avec « haine et mépris Patte folle, Foutue patte folle ou cet enculé de Patte folle ». On apprend  que c’est un homme de 50 ans, qui a déclaré, il y a cinq ans, que « l’esprit de la mère sacrée, la puissance protectrice du village » l’avait désigné comme le seul intermédiaire, le médium.


Le problème est que « nombreux furent ceux qui le crurent. Et c’est ainsi que le Wât devint Songwât, Wât le Devin,et qu’il s ‘enrichit peu à peu sans plus avoir à s’échiner dans la rizière ou à élever vaches et cochons. » Il était craint, redouté.

 

Sauf du père de Patte folle qui le critiquait ouvertement et « disait toujours que le Wât l’était bon qu’à gruger les imbéciles ».


On peut imaginer le conflit et la haine réciproque, sauf que Songwat répétait que l’insulter était insulter la mère sacrée et que Patte folle s’était retrouvé estropié par la main invisible de la mère sacrée. Et là encore le problème fut que « plus d’un estimait que Songwât avait raison ».

 

3/ Patte Folle aimé et croyant. (pp.19 –23)

Patte folle aimé de ses parents, de l’abbé du monastère du village (qui lui a appris à monter sur un vélo). Patte folle est consulté,  malgré son âge, sur le lopin à labourer, sur les vaches à  prendre. Ils font tout pour lui redonner confiance, lui apprennent à écrire, jusqu’à la grand-mère qui lui montre qu’il a un zizi normal. Chacun sa méthode. Patte folle est conscient de cet amour et regrette sa haine contre Songwat.


Il est aussi croyant et fera, lors du Loï kratong, des  prières à la Mère des eaux (pour le riz de ses parents, sa grand’mère, la santé du révérend père Tiane, et même contre sa haine de Songwât).

 

4/Le talent de Patte folle. (pp.24-32)

 

 On apprend (p.24) que Songwat avait « annexé » une pièce d’eau qui servait à l’arrosage des rizières, en prétendant répondre à une demande exprimée par la Mère sacrée qui exigeait un second lieu de culte.


Bien que les gens ne s’aventuraient plus à cet endroit, Patte folle aimait y jouer, pour composer des marionnettes, (p. 27- 29 ) improviser des compositions ou répéter des bouts de chansons, des bouts rimés, des répliques de dialogue, qu’il avait entendus. « Il rêvait de devenir montreur de marionnettes » ; il était encouragé par « l’admiration mêlée de jalousie » de ses amis. Il aimait aussi improviser des vers qui fascinaient ses amis. Il se voyait dans l’avenir, avec son nom sur la partie supérieure de l’écran carré, célèbre, « le sublime montreur de marionnettes » (p.32) 

 

2ème partie. La lutte avec le serpent (mythique) et la mort de Patte Folle. (pp. 33-74) 

 

Mais cet endroit était aussi le territoire d’un cobra femelle de quatre mètres qui voulait défendre ses œufs prêt d’éclore. Le serpent était furieux de voir ainsi violer son territoire par des petits d’hommes. Il exprimait « le mal absolu », nous dit le narrateur, son sifflement « un chant de mort ».

Tous détalèrent lorsqu’il se dressa, seul restait, terrorisé, Patte folle, « la proie choisie par elle depuis le début ». Il vit sa mort arrivée et il pensa à ceux qu’il aimait, à son père, sa mère, au révérend père Tiane et même à ses vaches. Mais par instinct, il réussit à saisir le cou fermement. Et une lutte s’engagea, un corps à corps. (p. 38).

 

Le corps à corps. La marche vers la mort. (pp. 38 – 74) (soit 25 pages) 

 

Le tiers du conte pour raconter le combat, les étapes de la marche vers la mort.

Il se savait seul, s’inquiétant des vaches, de la « maison », voulaient voir ses parents, le révérend père Tiane, espérant un soutien, une aide.

 

Mais :

  • Après avoir revu les vaches, les avoir comptées, été rassuré de les savoir saines et sauves, elles  s’enfuirent paniquées.
  • Après avoir rejoint les parents qui travaillaient ce jour au monastère, au milieu des hurlements à la mort des chiens et des cris des pigeons, ses parents décampèrent terrorisés, à sa vue. Patte folle avait auparavant évité de déranger le révérend en prières avec quatre vieux bonzes, conscient de l’offense, la faute grave au sacré, que cela aurait constitué.

 

Et dans sa marche du monastère au village distant de 3 km, toujours en lutte avec le cobra, Patte folle a le temps :

 

  • d’évoquer ses activités journalières (rentrer les vaches, leur donner à manger, nettoyer la litière, préparer le repas de riz, écouter la radio ensuite ou aller jouer aux échecs avec ses amis …
  • s’interroger sur le serpent, son âge, ce qu’il mange, son venin, la souffrance subie, le temps pour mourir …
  • d’exprimer sa volonté de ne pas mourir, de ne pas tomber, de ne pas jurer, de continuer sa marche.
  • de s’interroger avec crainte sur le fait de savoir s’il s’agissait d’un simple serpent ou le serpent de la Mère Sacrée.
  • de se remémorer des histoires de serpentque lui racontait son père « pas pour lui faire peur mais pour qu’il fasse attention », et surtout celles où son père avait failli mourir, et où son père l’avait sauvé, alors qu’il avait 3 mois. (pp. 57-65)

 

Proche du village, Patte folle :

 

  • s’interroge et trouve les raisons de ce retour au village (revoir ses vaches, trouver de l’aide)

Au village :

  • trouve à la salle commune, presque tous les villageois  avec « des yeux apeurés ou inquiets ou impudents ou incrédules ou curieux » discutant sur ce qu’ils pouvaient faire. Le voyant, il les voit  « reculer avec des exclamations vibrantes de stupeur et de crainte ».

 

  • Pour la scène finale, il subit l’anathème et la condamnation à mort  proférés par Songwât.

 

La scène finale (pp. 70- 75). Songwât et la mort de Patte folle par le serpent (mythique).

 

Songwât, seul, face aux villageois apeurés, présente le serpent comme « le serpent  de la Mère sacrée » et justifie son action de « punir ceux qui l’insultent », à savoir ici Patte Folle.

 

Mais là encore, le problème est que Patte Folle, dit le narrateur, « vit que les gens acceptaient cette explication et y croyait ».

 

Devant cette attitude, Patte Folle ne parvient pas à dire qu’il était venu chercher de l’aide. Ensuite devant une dernière tentative d’un homme d’âge mûr amenant d’autres hommes à envisager comment le sauver,  Songwât, sûr de lui, conscient de son pouvoir,  d’être désormais « le chef spirituel du village », d’être écouté quand il parle, lança sa terrible diatribe contre ce « gamin qui a toujours tout fait pour insulter la mère sacrée », et qui méritait de mourir.

 

Patte Folle,  sut que désormais que « sa requête à la mère des Eaux lors du dernier LoïKratong  » concernant Songwât avait échoué.

Il   constatait une fois de plus que les villageois  croyaient Songwât  et qu’il était le seul à voir l’imposteur. « Il savait qu’il n’obtiendrait l’aide de personne désormais », même ses parents l’avaient abandonné.

 

Dès lors, Patte Folle avait accepté sa défaite. Patte Folle pouvait mourir vaincu par la crédulité et la lâcheté des habitants de son village.

 fin

Partager cet article

Repost 0
Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Culture : film - livres - article...
commenter cet article

commentaires