Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
  • Contact

Compteur de visite

Rechercher Dans Ce Blog

Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur blogthailande@yahoo.fr

20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:07

 

mariage homo-261x300Nous habitons depuis longtemps en Thaïlande, mais nous restons français et nous intéressons toujours au destin de la France, à ses œuvres, ses joies, ses drames, ses déboires, son actualité, comme par exemple  « Le mariage pour tous » qui est l’objet de vifs débats, en ce mois de janvier 2012. Mais vu de Thaïlande, c’est-à-dire au sein d’une autre histoire, une autre religion, une autre façon d’aimer et d’envisager les relations  humaines. Une « situation » qui permet de relativiser ce que peuvent en penser les autres religions, les autres peuples. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » disait Pascal.


Il est en tous cas, l’occasion pour chacun de s’interroger sur le mariage homosexuel(le), le mariage entre deux personnes du même sexe, leur droit à avoir un enfant ou non,  l’établissement d’une nouvelle norme  en matière de famille, de filiation et de transmission. Il est pour d’autres le signe d’un changement de société profond, une « révolution » qu’ils ne peuvent accepter, tant elle remet en cause leur religion, leurs valeurs fondamentales,  et pour le moins, leur conception de la famille.


Le débat est complexe, mais  peut être l’occasion pour chacun de faire le point sur l’homosexualité, du rôle et du sens du mariage (la survie de l’espèce, la reproduction, la relation de deux familles, la préservation de l ’héritage, l’intérêt,   l’amour, le plaisir, le sexe …), du rôle du père et de la mère dans la famille, de la possibilité ou non pour deux femmes et deux hommes de « réussir » l’épanouissement d’un enfant (le problème de l’équivalence entre les 3 situations), de la naissance et de la place de l’enfant,

 

Homoparentalite m

 

et de la « révolution scientifique » qui permet la contraception, la procréation médicalement assistée, qui dynamitent  tous les repères passés.

 

Le dialogue peut s’avérer difficile, tant les progrès scientifiques permettent de plus en plus  de s’affranchir de ce que l’on considérait auparavant comme « naturel ». « Il deviendra technologiquement de plus en plus facile de dissocier le désir, la sexualité, l’amour, la reproduction, l’éducation des enfants. » (J. Attali*)


Chacune de ces questions a une histoire et est traité différemment selon le pays où l’on se trouve, l’histoire vécue,  le droit en vigueur, la religion pratiquée,  la morale, les valeurs, les mœurs, les coutumes …

 

  1. 1.     Le mariage religieux et le mariage civil n’ont pas toujours existé en France.

A l'origine, il n'y a même pas de rite spécifique du mariage dans l'Église.

 Les chrétiens se marient selon les modalités de leurs différentes cultures et les traditions locales : rôle du père, dot, don d'un anneau, entrée de la femme dans la maison de son mari. En Orient, on tient une couronne de fleurs au-dessus des mariés.

 

aimant mariage orthodoxe russe-p147821614323692080envtl 400

 

En Occident, il s'agit généralement d'un voile. La présence du prêtre n'est pas obligatoire et peu pratiquée


Ce n'est qu'au XIème siècle en Occident que l'Église institue un rite spécifique du mariage religieux.

 

L'échange des consentements pouvait se faire à la porte de l'église avant la bénédiction nuptiale et la messe. Puis au XIIème le tout se fait dans une même cérémonie. Mais le mariage religieux est considéré clairement comme un sacrement au IVème concile du Latran en 1215 et est intégré dans la liste officielle des sept sacrements de l'Église. Le concile de Trente en 1563 a mis  au premier plan la célébration religieuse du mariage et a décrété que  le mariage n'est valide et sacramentel que s'il est fait en présence du curé compétent et de deux témoins.  

  • La finalité du mariage catholique, elle-même, a évolué. 

L'Église a d'abord adopté la conception de l'antiquité grecque et romaine selon laquelle la procréation et l'éducation des enfants était le seul but du mariage. Pour St Paul, l'union sexuelle dans le mariage était un "remède à la concupiscence".  Il faut attendre le concile Vatican II en 1965 pour que l’Eglise catholique admette que la finalité du mariage n’a pas  seulement pour fin  la procréation, mais aussi  l'amour et le bonheur des époux.

  • Et puis la Révolution française crée le mariage civil en 1791.La liberté religieuse, impensable par beaucoup, est instituée en 1789 par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, dans son article 10 : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses »

 

  • 1.2 Le mariage civil. (écrit d’après wikipédia entre autres) 

La Révolution instaure une distinction entre le mariage chrétien, en particulier le mariage catholique et le mariage civil dans la Constitution de 1791  (article 7). Cela permet notamment aux citoyens non catholiques( juifs,protestants…) de bénéficier des mêmes droits  civiques que les citoyens catholiques (Article 1 de la Déclaration des droits del'homme et du citoyen  : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune »). Le mariage devient un contrat entre les époux. La constitution instaure le mariage civil sur des bases similaires à celles du mariage catholique :


Article 7. - « La loi ne considère le mariage que comme contrat civil. - Le Pouvoir législatif établira pour tous les habitants, sans distinction, le mode par lequel les naissances, mariages et décès seront constatés ; et il désignera les officiers publics qui en recevront et conserveront les actes. »

La loi sur le divorce du 30 août 1792 de l’Assemblée législative, va déclarer « que le mariage est dissoluble par le divorce », réhabilitant une  catégorie juridique du droit romain que le droit canonique avait réussi à occulter. Et la loi du 20 septembre 1792 décrétait la laïcisation de l'état-civil et l'autorisation du divorce. Le mariage civil et l'Etat civil sont créés par le Concordat de 1801. En 1804, la promulgation du Code Civil  rend le divorce possible.


Il n’était fait aucune référence à la nécessité d'altérité sexuelle, tant il était évident, à cette époque, que le mariage ne pouvait se contracter qu’entre un homme et une femme.

  • 1.3. La laïcité proclamée  en 1905 en France,  à savoir une organisation de la société fondée sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, va clarifier ce qui est du ressort de l’Eglise, du religieux et de la société civile. La loi sur la laïcité excluait les Eglises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l'organisation de l'enseignement.
  • En 1946,  la laïcité devenait même un principe constitutionnel et apparaissait dans le préambule de la Constitution de la IVème République. En 1958, la Constitution de la Vème République définissait la France dans son article 1 comme une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Les Eglises n’avaient plus désormais aucune légitimité pour définir le mariage civil français.


2. Mais me direz-vous, mais où sont les homosexuels dans cette histoire ? (cf. le combat homosexuel**)

images


Nous avons vu que le code civil ne faisait aucune référence à l’altérité sexuelle tant il était évident que le mariage ne pouvait  se faire  qu’entre un homme et une femme.


Les temps ont donc changé. 

  • Nous ne sommes donc plus au temps de la Bible, le livre saint commun des trois religions monothéistes, qui condamnait  sans appel  l'homosexualité, comme au temps de Sodome et Gomorrhe, qui furent détruites par le feu du fait de leur "dépravation homosexuelle", au temps du  Lévithique qui proclamait :

"quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination. Ils seront punis de mort".

 

sodome


  • Nous ne sommes plus, du moins en Occident, au temps où l’homosexualité était considéré comme un crime contre la dignité humaine, « un crime contre nature », que les différents pays punissaient, c’était selon, par la castration, la lapidation,  le bûcher comme  en France, ou en les enterrant vivant comme en Angleterre.  

 

  • Mais le chemin fut bien long, le combat bien rude puisqu’il «  faudra attendre le siècle des Lumières pour porter un regard nouveau sur l'homosexualité, pour qu’elle fasse l'objet d'un débat et non plus d'une condamnation sévère. »***

On ne va pas refaire ici l’historique du  combat  homosexuel, qui au cours de l’Histoire a été d’abord la lutte « contre le péché », puis le « crime contre-nature, puis « la maladie mentale » et aujourd’hui « la donnée naturelle ».

 

actes impudiques


Le combat fut vraiment visible en France depuis les années 20 et 30, étouffé et réprimé par la seconde guerre mondiale, le combat des homosexuel(le)s a repris en 1968… Il s’est en priorité focalisé sur  la fin de la répression et l’abolition de la pénalisation, pour s’engager ensuite sur l’obtention de  l’égalité juridique et sociale.


On peut rappeler que  jusqu’en 1942, la France ne connaît pas de législation homophobe. Le gouvernement de Vichy qui criminalise l’avortement, remédie à cette «lacune» par la loi du 6 août 1942. Elle punit de six mois à trois ans d’emprisonnement les relations sexuelles entre une personne de vingt et un ans et plus et une personne de moins de vingt et un ans, ainsi que les relations entre deux personnes de moins de vingt et un ans. Elle condamne les «actes impudiques et contre-nature».

 

60348928revolutionnationale-jpg


 

A la Libération, le nouveau pouvoir renforce le dispositif, les atteintes à la pudeur entre personnes de même sexe deviennent un facteur aggravant. En 1949, le préfet de police de Paris interdit aux hommes de danser entre eux.

Il faudra attendre le 18 juin 1960 pour que  la Chambre des députés autorise le gouvernement à prendre toutes les mesures visant à lutter contre l’homosexualité. (Cf. l’amendement Minguet ***)

  • Toutefois encore en 1968 la France adopte la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé selon laquelle l’homosexualité est un dysfonctionnement psychique. 

 

  • Il faudra attendre le 12 juin 1981  pour que l’homosexualité ne figure plus dans la liste des maladies mentales du ministère de la Santé et que soit abrogé le 27 juin 1982, une loi homophobe. ***

 

 

  • En  1999, le Pacte civil de solidarité (Pacs ou PACS) instaurait une autre forme d’union civile et établissait « entre deux personnes majeures (les « partenaires », communément appelés « pacsé(e)s »), indépendamment de leur sexe, et qui a pour objet d'organiser leur vie commune en établissant entre eux des droits et des devoirs en terme de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d'impôts et de droits sociaux » (wikipédia) (voté sous le gouvernement Jospin).

Le PACS était proposé à tous les couples, et  avait surtout pour but de donner un statut à ceux qui vivaient en concubinage ainsi qu’aux couples de même sexe.


Le Pacs a connu un fort succès en France  essentiellement chez les couples hétérosexuels, le nombre de pacs signés chaque année est en progression et se rapproche désormais de celui du mariage civil.

 

  • Le nouveau combat des homosexel(les) allait être désormais l’accès au mariage civil au même  titre que les hétérosexuels et donc avec les mêmes droits 

Beaucoup d’homosexuels considèrent que  le régime juridique du PACS comporte de nombreuses  lacunes et aspirent au statut du mariage civil au même titre que les hétérosexuels, avec entre autre le droit à l’enfant, avec la possibilité d’adoption, comme cela existe déjà dans plusieurs pays européens. En effet, le mariage civil est ouvert aux couples homosexuels aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne; les régimes de partenariat en vigueur en Allemagne, au Danemark et en Suède sont très proches du mariage. Seuls les Pays-Bas ont accordé pleinement le droit à l’adoption, au Danemark, le conjoint peut adopter l’enfant de son partenaire.

 

3.

C’est le débat actuel sur le « mariage pour tous », où pour être plus précis, c’est le droit à l’enfant qui pose problème à de nombreux Français, avec l’usage par les homosexuel(le)s de la procréation médicalement assistée.

Mais aussi complexe que soit le débat, il comprend bien trois sujets que l’on peut distinguer :

  • Le mariage homosexuel.
  • La possibilité pour les homosexuels, d’adopter, et/ou d’obtenir un enfant par procréation médicalement assisté.
  • Le problème de « l’équivalence ». En quoi un mariage homosexuel est différent d’un mariage hétérosexuel ? en quoi un enfant d’un mariage  homosexuel est différent d’un mariage hétérosexuel ?
  • En quoi, au nom des différences constatées, faut-il ou non accorder ce droit ?

En sachant, que le débat peut être refusé, interdit, condamné, tabou, pour une autre société et/ou par une religion, une coutume, une philosophie, une morale …


Chacun, selon son Eglise, ou sa philosophie », ou son bord politique avançant ses arguments : la famille naturelle ? l’éducation d’un enfant doit être assuré par un père et une mère ? seuls un père et une mère peuvent assurer une éducation « équilibrée », les limites à la procréation médicalement assistée …


Et de l’autre : l’égalité des droits, la liberté individuelle, le refus de toute intrusion religieuse dans le domaine des mœurs, la prise en compte de l’évolution technologique et de la réalité …


Avec ce concept d’équivalence ?Comment mesurer ce que peuvent donner un père homme  et une mère femme, deux hommes, deux femmes, un homme seul, une femme  seule, une famille recomposée, deux hommes et une femme, deux femmes et un homme …etc.


Il est aisé de montrer comme le fait par exemple le philosophe Bertrand Vergely, in  Le mariage gay ou la dictature de la confusion, «  qu’évidemment un enfant adopté par un couple hétérosexuel n’a pas et n’aura jamais le même sens qu’un enfant adopté par un couple homosexuel. » ou bien  pour l’éducation « Une chose est d’avoir un père et une mère, une autre d’avoir deux pères et deux mères. Obliger un enfant à naître et à grandir dans un couple homosexuel va se confondre avec le fait d’interdire à un enfant de savoir ce qu’est le fait d’avoir un père et une mère. » On crée, dit-il,  une autre catégorie d’enfants. Ce n’est pas rien.

 

Il est vrai.

 

Mais il oublie de rappeler qu’à à l’intérieur de CETTE catégorie « idéale » soit-disante « normale », « naturelle », il y a les enfants orphelins, les enfants battus, les enfants subissant l’inceste, les enfants de divorcés, les enfants violés par des proches, des prêtres, des enfants peu aimés, autistes, handicapés,   ………… (à compléter).

 

La notion de famille « naturelle », n’existe pas; comme semble le croire cette « mission parlementaire de l'Assemblée nationale dominée par les élus de droite, qui en 2006,  sur «la famille et les droits de l’enfant», a rejeté dans son rapport le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels «au nom du principe de précaution et dans l’intérêt supérieur de l’enfant» car ce serait «mettre en cause les principes fondamentaux du droit de la filiation fondés sur le triptyque un père, une mère, un enfant» .(art. cit. ****)


Ce « triptyque » comme disent ces députés n’a d’évidence que leur manque de culture, n’a de fondamental que leur refus de voir la réalité française où les familles mono-parentales, recomposées, homosexuelles, à trois, polygamiques sont légions et majoritaires.


Ils leur suffiraient de lire un livre comme par exemple celui de Jacques Attali en collaboration avec Stéphanie Bonvicin-mais il y en de nombreux-, pour constater que les « Histoires des relations entre les hommes et les femmes » sont multiples et diverses dans le monde, que « l’utopie chrétienne et la norme bourgeoise [s’effacent] » ; « alors que de nombreuses femmes se battent encore dans le monde pour que cessent la poternel, ni exclusif » […] et que  « S’annoncent (…) « le mariage contractuellement provisoire, où la durée de la relation entre deux êtres serait fixée entre eux à l’avance ; le poly-amour, où chacun pourrait avoir, en toute transparence, plusieurs partenaires sentimentaux simultanés, la poly-famille, où chacun appartiendrait ouvertement à plusieurs foyers à la fois ; la polyfidélité, où chacun serait fidèle aux divers membres d’un groupe aux sexualités diverses.  Les enfants, eux vivraient dans des lieux stables où les parents viendraient tour à tour en prendre soin ».

 

Attali


Certes, ces mutations peuvent paraître effrayantes à certains, et les Eglises tenteront de sauvegarder leur influence, d’imposer leur conception de leur ordre moral, leur conception du mariage anachronique à vie, dans l’imposture de la fidélité, de l’éducation des enfants élevés par UN père et UNE mère.  Mais « l’augmentation de l’espérance de vie et la revendication d’une extension des libertés individuelles, pousseront dans ce domaine comme en d’autres au changement permanent, à la tyrannie du neuf, à la précarité des contrats. » […]

« Bien des forces s’opposeront à de telles évolutions aujourd’hui encore impensables, comme l’étaient en France il y a deux siècles encore le divorce, et il y a 10 ans le mariage homosexuel. » (Attali op. cit.)


La famille n’est donc pas une institution immuable ou naturelle, elle est le produit d’une société, des combats qui y sont menés, des nouvelles valeurs, croyances, (hier l’idéologie chrétienne, aujourd’hui les droits de l’homme, hier la soumission forcée à l’Eglise, aujourd’hui le respect de la liberté individuelle, hier une norme familiale, aujourd’hui plusieurs formes, hier un enfant obtenu dans la douleur avec un homme et une femme dans un temps biologique,  aujourd’hui avec la possibilité de la contraception, la péridurale et par la procréation médicale assistée); il en est de même des idées sur la sexualité. « L'évolution socio-culturelle a suivi de très loin l’évolution des lois. La mise à égalité des homosexuels a fait partie de la libération générale de la sexualité des traditions culturelles, qui perdent au XXe siècle de plus en plus d'importance, et s'effacent devant le concept d' autonomie sexuelle ».(wikipédia)*****

 

Hier on voulait tuer les homosexuel(le)s car ils étaient contre-nature, aujourd’hui (dans une partie du monde) ils sont reconnus comme des personnes à part entière, on les diagnostiquait comme des malades mentaux (OMS), on les déclare guéri. Ils se cachaient, ils vont aller désormais se marier.


 Leurs enfants seront étonnés des idées du passé du débat actuel.

 

 

        --------------------------------------------------------

 

 

 

PS. Et la Thaïlande ?


Avec une histoire différente, des peuples différents, le bouddhisme commun pour 90% des habitants, le mariage religieux préside à toutes les unions, mais il n’a  aucune valeur légale et aucune signification juridique. La loi thaïlandaise ne reconnait un mariage légalement que s’il a été enregistré au District Office local (en thaï, Khet ou Amphur). Il est effectué, sans solennité, très rapidement (15mn),  à un bureau dans une salle commune. Le divorce est aussi rapide.

Mais la conception de l’amour ? des couples (les Mia Noïs, les karaokés ?...), la situation des homosexuels ? des transsexuel(le)s (des katoys) ? des couples mixtes ? l’usage de l’internet pour les relations furtives tarifées ?

 Bref une autre façon de vivre les relations entre les hommes et les femmes qui méritent un autre article, qui suivra. (Il est à noter que l’IVG est interdit en Thaïlande).

 

 

______________________________________________________

 

 

*Jacques Attali, Amours, Histoires des relations entre les hommes et les femmes, Fayard, 2007.

 

**Cf. le site http://therealscandy.free.fr/humeur/history3.htm

La loi thaïlandaise ne reconnait un mariage légalement que s’il a été enregistré au District Office local (en thaï, Khet ou Amphur). Les mariages religieux en Thaïlande n’ont aucune valeur légale et aucune signification juridique; de fait ils sont facultatifs au regard de la loi.

***Le député Paul Mirguet, membre du parti gaulliste, propose de classer l’homosexualité comme un des «fléaux sociaux» au même titre que la tuberculose, l’alcoolisme et la prostitution. L’Assemblée vote l’amendement «Mirguet» et dans la foulée une ordonnance ajoute la circonstance aggravante d’homosexualité en matière d’outrage à la pudeur.

****Le 11 juin 1981, Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur,

 

deferre

 

envoie une circulaire à la hiérarchie policière interdisant le «fichage des homosexuels, les discriminations et à plus forte raison les suspicions antihomosexuelles». Dans le même temps est mis un terme au «de contrôle homosexuel» dont le travail consistait dans le fichage des personnes homosexuelles. Le 12 juin, l’homosexualité ne figure plus dans la liste des maladies mentales du ministère de la Santé. Durant l’été 1981, le gouvernement amnistie et libère les détenus homosexuels condamnés au titre de l’article 331, ils sont environ cent cinquante. Le 27 juin 1982, l’alinéa 2 de l’article 331 est abrogé par l’Assemblée nationale, et le journal Le Monde peut titrer «La fin de la loi homophobe»

http://revuesocialisme.pagesperso-orange.fr/s15stephane.html

 

Dans le monde mulsuman.

Toute relation sexuelle hors du cadre " sacré et divin " du mariage hétérosexuel est donc interdite dans tous les ouvrages de jurisprudence islamiques Si aucune allusion de la bouche de Mahomet faisant l'unanimité des savants du monde musulman ne condamne clairement l'homosexualité (par une peine légale), il y a en tout cas un consensus général sans divergence entre les Sahabas et l'ensemble des savants de l'islam pour condamner l'homosexualité, d'une façon ou d'une autre, par une poursuite judicaire, pouvant techniquement aller du bûcher à l'abandon de poursuite dans le cadre du fonctionnement juridique de la charia et du fiqh (wikipédia)

 

pas-dhomos-en-iran


*****Wikipédia. L'histoire de l’homosexualité aux États-Unis a été jusqu'au XXe siècle l'histoire de personnes qui ne pouvaient souvent suivre leur orientation sexuelle qu'en cachette, en raison de menaces de poursuites judiciaires, de mépris social et de discrimination. En raison de ce caractère caché, pour lequel s'est fixée en anglais l'expression « in the closet » (« dans le placard »), la recherche historique est confrontée à un manque de sources très important. Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, la vie des femmes homosexuelles est tout particulièrement mal documentée. À côté de cela, il a existé des niches sous-culturelles, dans lesquelles les homosexuels pouvaient tout à fait mener leur propre style de vie, et ceci, avec des témoignages, dès le début du XXe siècle.

Comme dans beaucoup d'autres pays, l'appréhension culturelle de l'homosexualité a changé au cours de l'histoire de « péché », puis « crime », « maladie » jusqu'à « donnée naturelle ». À cause de la structure fédérale des États-Unis, chaque État possèdant ses propres lois pénales, la décriminalisation des conduites homosexuelles s'est accomplie en un grand nombre d'étapes indépendantes. L'Illinois est, en 1962, le premier État qui abolit sa loi contre les perversions sexuelles (angl. « sodomy »), parmi lesquelles était comptée l'homosexualité. Jusqu'en 2003, le nombre d'États où l'homosexualité est condamné décroit.

L'évolution socio-culturelle a suivi de très loin l’évolution des lois. La mise à égalité des homosexuels a fait partie de la libération générale de la sexualité des traditions culturelles, qui perdent au XXe siècle de plus en plus d'importance, et s'effacent devant le concept d'autonomie sexuelle. Aux États-Unis, l'émancipation des homosexuels commence à l’époque de la Seconde Guerre mondiale

 

 

L'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels en France s'inscrit dans un combat, né aux USA à la fin des années 1960, pour la reconnaissance des droits des gays dans le monde.


1969 : naissance du mouvement de défense des droits homosexuels
Le 27 juin, les policiers new-yorkais font une descente au bar du Stonewall Inn, alors fréquenté essentiellement par des jeunes des rues et des travestis, dans le quartier de Greenwich village. La loi interdisait alors à un barman de servir les homosexuels. A la surprise générale, les interpellés ripostent. Trois jours d'émeutes suivent donnant naissance au mouvement pour l'égalité des droits des homosexuels. Les Gay Pride célèbrent chaque année cette protestation.
 
1989 : premières unions civiles
Le 1er octobre, le Danemark est le premier pays à autoriser des unions civiles entre personnes de même sexe. En 2001, les Pays-Bas accordent aux couples homosexuels les mêmes droits et devoirs que les couples hétérosexuels, leur ouvrant ainsi le mariage civil et la possibilité d'adopter des enfants.
 
1990 : l'homosexualité retirée des maladies mentales
Le 17 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) retire l'homosexualité de la liste des maladies mentales. La journée internationale contre l'homophobie, instaurée en 2005, se réfère à cette date.
 
2008 : appel d'un tiers des pays du monde à la dépénalisation
Le 18 décembre, 66 des 192 Etats membres de l'ONU lancent devant l'Assemblée générale des Nations unies, un appel historique à la dépénalisation universelle de l'homosexualité. En juin 2011, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adopte une résolution pour promouvoir l'égalité des individus sans distinction de leur orientation sexuelle, alors que l'homosexualité reste interdite, et souvent fortement réprimée, dans 76 pays (Amnesty International).

011 : abolition du tabou gay dans l'armée américaine

 

loi homophobe

 


Le 20 septembre, la loi de 1993, dite "Don't ask, don't tell" ("ne rien demander, ne rien dire"), qui obligeait les militaires gays et lesbiennes à dissimuler leur homosexualité sous peine de renvoi, est abrogée après des années d'activisme des associations, de procès pour discrimination et une promesse de campagne de Barack Obama. En 18 ans, cette loi aura conduit au renvoi de 14.000 soldats en raison de leur homosexualité, selon des sources associatives

Source sur TF1 News : Les cinq grandes dates du combat homosexuel 

L'ONU adopte une résolution "historique" sur les droits des homosexuels

Le Monde.fr avec AFP | 17.06.2011 à

UN TEXTE PRÉSENTÉ PAR L'AFRIQUE DU SUD

Ce texte présenté par l'Afrique du Sud "affirme que tous les êtres humains sont nés libres et égaux en ce qui concerne leur dignité et leurs droits et que chacun doit pouvoir bénéficier de l'ensemble des droits et des libertés (...) sans aucune distinction" selon un document préliminaire.

Alors que l'homosexualité demeure interdite dans 76 pays selon Amnesty International, le Conseil a également demandé une étude sur les lois discriminatoires et les violences contre les personnes en raison de leur orientation et leur appartenance sexuelle.

Pour Peter Splinter, le représentant de l'ONG Amnesty International auprès des Nations unies :"l'adoption de cette résolution sera historique, car elle sera la première résolution de l'ONU répondant aux problèmes de violation des droits de l'homme en raison de l'orientation et appartenance sexuelle". Le texte sera "très important pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres dans leur lutte pour une pleine reconnaissance de leurs droits", a-t-il dit à l'Agence France Presse.

 


homophobie IDAHO Valere-20ab6

 

Partager cet article

Repost 0
Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Réactions à l'actualité
commenter cet article

commentaires

jeffdepangkhan 22/01/2013 02:42


Bravo messieurs,


Article précis et éducatif avec une phrase en guise de conclusion  qui me plaît énormément.


Puisque je suis français, je peux donc participer au débat, en disant que si le mariage pour les couples homosexuels, il n'enlève en rien le droit aux couples hétérosexuels de se marier comme
avant, je ne comprend donc pas ce refus (je pense savoir pourquoi mais je ne veux pas polémiquer sur le fait du "bien pensant" et de la "morale" de l'église qui devrait d'ailleurs balayer devant
chez elle avant de se mêler de ce qui ne la regarde pas). La société évolue et il est du rôle des politique de mettre en oeuvre des lois qui suivent l'évolution des sociétés voire de  les
devancer...Si le mariage pour tous doit être légal, le reste PMA et mères-porteuses doivent aussi être pour tous, sinon ce serait de la discrimination et cela empêcherait que de nombreux couples
se rendent en Belgique et aux États Unis à des tarifs défiant toute concurrence, régulariser devrait permettre à tous hétéros comme homos de faire toutes ces démarches dans la légalité et si
certains qui sont contre le mariage pour tous et l'adoption et mettent en avant que un enfant se fait avec un homme et une femme (et non un papa et une maman) les enfants de couples homosexuels
doivent bien le savoir et il serait bon de demander aux enfants de couples homosexuels qui sont aujourd'hui largement adultes, parce que ce n'est pas nouveau, savoir donc ce qu'ils en pensent
s'ils sont des inadaptés de la vie désormais etc...
Jeff des rizières !

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 24/01/2013 00:31



Merci pour votre commentaire.


Je ne comprends ce refus , dites-vous.


La principale raison de ce refus est la référence au  biologique, à la "Nature".


Les couples hétéros sont pour eux "naturels", les autres, les homos sont donc anti-naturels, hors-normes.


Beaucoup n'ont pas encore compris que nous ne sommes plus dans une société "naturelle". A développer......



francis rolot 20/01/2013 10:34


Bonjour


 


Très bon article bien fouillé.


 


Par contre je pense que les pays qui sous le couvert de la famille ou d'autres excuses font preuve de rétrogrades, la Belgique a le même tissus familiale,religieux,historique que la France et le
mariage Gay n'y a rencontré que très peu d'objection, même des partis extrèmes ont soit votés pour ou se son abstenus sans plus.


Il s'agit avant tout d'ouveture d'esprit pour ne pas dire d'intelligence, quand on voit comment évolue certains villages en France ils sont vraiment très en retard sur leur temps.

Petite remarque sur l'Iran par exemple, il n'y a pas de prostitution, mais le mariage temporaire est accepté même pour une heure pour autant qu'une dote soie payée à la dame ( = prostitution) de
plus c'est le pays ou le changement de sexe est tout a fait autorisé, donc si un homme est pris avec un autre l'un des deux doit changer de sexe et dans ce cas pas de soucis, il change
complètement d'identité passe d'un homme à une femme.


 


A vous lire, et vous lire est un plaisir


 


Francis

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 21/01/2013 03:16



Merci pour ce complément d'informations, surtout pour l'Iran. Va donc pour le "mariage provisoire" et le "changement de sexe". Que d'idées pour contourner l'hypocrisie
religieuse.



pierre 20/01/2013 00:56


Très bon article comme d'habitude

grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b 21/01/2013 03:17



Merci.