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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 04:12

 islam 05Essayons de comprendre.

 

1. L’actualité « sanglante » 

Tous les jours ou presque, les agences de presse nous informent sur les attaques à la bombe ou à la grenade avec leurs nombres sinistres  de morts et de blessés dans le Sud de la Thaïlande, dans les provinces de Yala, Narathiwat et Pattani.


AFP
20/02/2011 |
Thaïlande/bombes: 17 blessés :

Dix-sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, dans une attaque à la grenade et l'explosion d'une bombe, dans le sud musulman de la Thaïlande en proie à une rébellion séparatiste, a annoncé aujourd'hui la police.
Deux femmes ont été blessées dans une attaque à la grenade contre un bar de karaoké, situé dans la ville de Narathiwat (sud) hier soir. L'explosion d'une bombe 25 minutes plus tard, devant un salon de massage à 100 mètres de là, a blessé 15 personnes, dont trois enfants de neuf ans. Parmi les blessés, quatre sont dans un état grave, a précisé la police.

 

Avec souvent ce rappel laconique : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/ ... lesses.php :

La population de la région est très majoritairement d'ethnie malaise et de confession musulmane, contrairement au reste de la Thaïlande, essentiellement bouddhiste.
Outre les forces de sécurité et des civils de confession bouddhiste, les rebelles séparatistes visent également des musulmans qu'ils accusent de collaborer avec Bangkok
.

 

2/ Et parfois des récapitulatifs sanglants :

 

islam 04Depuis 2004 et le regain de troubles dans le Sud musulman, les autorités ont dénombré plus de 11 000 actes de violence, dont près de 8 000 imputés aux militants séparatistes, qui ont fait 4 317 morts et 7 135 blessés, selon le Bangkok Post. 

 

3/  Des analyses proposées 

Depuis 2004, journalistes, analystes, historiens, militaires, dirigeants politiques  cherchent à comprendre cette insurrection violente avec ses actes de terrorisme et de terreur et proposent parfois leurs solutions… surtout depuis ce jour du 25 octobre 2004, où à Tak Baï, l'armée thaïlandaise tua 105 insurgés musulmans après des raids contre des postes de police.

Il n’est pas sûr que l’Etat d’urgence, l’action militaire, la création de milices, de forces de sécurité dans chaque village, l’armement des civils et des instituteurs, soient la solution, pour rétablir la paix entre les deux communautés, surtout, comme le confiait le moine bouddhiste Phra Maha : « Dans le passé, il y a eu des tensions, mais les deux communautés ne se voyaient pas en ennemies. A présent, c'est bien ainsi qu'elles se voient » (Cf. article du 13/04/ 2009 de Francis Deron in Journal Le Monde).

Pour certains  militaires, la situation est assez simple :

islam 03"Personne, en Thaïlande, n'a de raison de craindre l'Etat, sauf les terroristes, affirme le colonel Somkuan. N'avons-nous pas changé la Constitution, en 1997, pour faire en sorte que le bouddhisme, jadis religion d'Etat, ne soit plus traité que comme une croyance parmi les autres, toutes égales sous la protection du trône ?" La réponse des villageois de Ka Thong est cinglante : "Nous n'avons pas vu l'ombre d'une différence depuis lors", dit le sage du village. »

Pour d’autres, il suffit d’invoquer le Djihad islamique, les terroristes d’ Al-Quaida, des liens  avec le Front de libération islamique Moro aux Philippines et le Mouvement pour l’Aceh libre en Indonésie…et le « on ne négocie pas avec des terroristes », pour éviter toute tentative de compréhension et de recherche de solutions.

Comment discuter avec des « terroristes » manipulés par «  l’étranger » et donc ennemis de l’Etat thaïlandais. Les atrocités commises par ces islamistes en sont bien  la preuve.

Certes les « autorités» cherchent bien des solutions, mais les méthodes fortes et peu conventionnelles  à la Thaksin par exemple ont non seulement échouées, mais provoquées un regain de violences. A l’inverse, celles proposées, il y a 5 ans, par l’ancien premier ministre le général Chavalit Yongchaiyudh,  de créer une zone administrative spéciale pour le Sud a été  refusée par les « nationalistes thaïlandais » qui considèrent toute décentralisation comme le début du séparatisme.


4/ Vous avez dit séparatisme ? Un peu d’histoire pour comprendre 


4.1. le royaume de Patani ?


Patani avait une position stratégique dans les réseaux commerciaux qui reliait le Moyen-Orient, la Perse, l’Inde, l’Indonésie, la Chine et le Japon et permis son essor

La route du Funan, et au VIIème siècle les routes commerciales passaient par l’isthme de Kra, puis les navigateurs malais ont ouvert la route du détroit de Malacca orientant le commerce plus vers le sud et Srivijaya à Sumatra. Cette thalassocratie avait une aire d’influence au Xème siècle qui couvrait cette région de la Thaïlande. Après sa destruction par les javanais  à la fin du XIVème siècle, les survivants se sont installés à Malacca

 

Au XIIIe siècle, ce commerce international était essentiellement tenu par des marchands musulmans et les princes de Patani s’étaient convertis à l’Islam.

L’islam s’est propagé peu à peu à partir de Malacca dans toute la péninsule malaise puis vers Java. Ces caractéristiques initiales sont originales car il créait une solidarité au sein de la communauté marchande gravitant autour de Malacca, était lié au fruit des échanges d’où l’intérêt des princes, et venant de l’Inde cet islam a su s’accommoder des cultures et croyances traditionnelles.

Entre temps, l'expansion thaïe vers le sud, d'abord sous Sukhôtai puis sous Ayutthaya, devait immanquablement se heurter à la résistance des principautés du nord de la péninsule, dont celui de Patani qui finira néanmoins par accepter leur suzeraineté.

Après la conquête de Malacca par les Portugais en 1511, le comportement de ces derniers amène les marins et marchands qui y faisaient escale, à s'en détourner et à aborder d'autres ports comme  Patani

 Le Portugal y établit un comptoir en 1516, le Japon en 1605, les Pays-Bas en 1609 et l'Empire britannique en 1612

islam 02

On vit


 

    l'essor des sultanats (XVIe-XVIIIe s.)

En 1572, le sultan Manzur Shah meurt. Suivent 12 années de guerres de succession entre ses fils et leurs cousins. Lorsqu'il ne reste plus un seul héritier mâle, c'est une des filles de Manzur, la princesse Ijau, qui monte sur le trône en 1584, devenant ainsi la première "reine" de Patani.

La sultane Ijau règnera 31 ans. Elle renforcera les liens de Patani avec Johor et Pahang, deux autres royaumes malais de la péninsule. Cette politique de relative indépendance vis-à-vis d'Ayutthaya est rendue possible par le fait que de 1564 jusque dans les années 1590, le royaume siamois doit faire face aux menaces des Birmans et des Khmers. Toutefois, à la fin du XVIe siècle, Ayutthaya retrouve sa puissance sous le règne du roi Naresuan.

Ijau meurt en 1615. Sa sœur Biru lui succède et règnera jusqu'en 1622. Elle marie sa sœur Ungu au sultan Abdul Ghafur Mohaidin Syah de Pahang. Ce mariage donnera une fille, Kuning. A la mort de Ghafur, Ungu rentrera à Patani avec sa fille. Lorsque Kuning a 12 ans, sa tante Biru la marie à un prince siamois, Okya Decho, fils du prince de Nakhon Si Thammarat (que les Européens appellent "Ligor"), vassal d'Ayutthaya.

A la mort de sa sœur en 1622, Ungu monte à son tour sur le trône. Elle s'arrange pour remarier sa fille au sultan de Johor. Okya Decho, furieux, obtient du roi d'Ayutthaya la permission de mener des troupes siamoises pour attaquer Patani. Ungu obtient le soutien de Pahang et Johor. L'attaque siamoise échoue.

Ungu mènera une politique anti-siamoise et refuse par exemple de se faire appeler par son titre siamois de phra chao ("princesse"). Lorsque le prince Prasat Thong prend le pouvoir à Ayutthaya et se fait couronner roi en 1630, Ungu refuse de lui payer tribut. Patani saisit même deux bateaux d'Ayutthaya qui se rendaient à Batavia, siège de la VOC (Verenigde Oost-Indische Campagnie ou "compagnie néerlandaise des Indes orientales"). Par ailleurs, Patani envoie des troupes pour attaquer les principautés de Phatthalung et Nakhon Si Thammarat.

Jaramias van Vliet, un représentant de la VOC détaché à Ayutthaya en 1633, mentionne bien cette "rébellion" de Patani sous le règne du roi Prasat Thong. Il écrit que Patani payait jusque là tribut à Ayutthaya.

En 1633, Ayutthaya recrute des troupes pour soumettre Patani. Le roi de Kedah, un autre royaume malais, intervient comme médiateur. Ayutthaya décide finalement d'envoyer plutôt une ambassade à Patani.

La sultane Ungu meurt en 1635. Sa fille Kuning lui succède. Son mari rentre à Johor. Sous le règne de Kuning, Patani retrouve les heures glorieuses du commerce international. La reine fait draguer l'embouchure de la rivière Patani pour qu'elle puisse accueillir plus de bateaux.

Contrairement à sa mère, hostile à Ayutthaya, la sultane Kuning les liens avec le roi Prasat Thong. En 1636, un ambassadeur est envoyé à Ayutthaya. Un tribut sous forme de fleurs d'or est envoyé au roi siamois. Kuning se rend elle-même à la capitale siamoise.

De 1646 à 1649, Patani s'allie aux royaumes malais de Kedah et Singgora (Songkhla) pour résister à Ayutthaya. Les alliés attaquent et occupent Nakhon Si Thammarat en 1649. Ayutthaya envoie des troupes. En 1650, deux bateaux de Songkhla apportent un message de paix et des fleurs d'or (Bunga Mas) pour rendre hommage à Prasat Thong.

En 1651, un prince de Kelantan, Raja Sakti, provoque un coup d'Etat. La sultane s'enfuit à Johor mais meurt en chemin près du rivage de Kelantan. Son corps est enterré dans le village de Kampung Pancor. Son règne aura été un des plus longs et prospères de la région

Le Jésuite français Nicolas Gervaise écrira dans les années 1680 que la sultane Ijau n'avait pas accès à tous les secrets du sultanat. Pourtant, c'est sous Ijau, ses sœurs et sa nièce Kuning, que Patani atteint le sommet de sa prospérité par son commerce avec l'Asie du Sud-Est, le Japon et l'Europe.

 

 Les rivalités, économiques ou dynastiques, étaient fréquentes entre ces multiples États. La lutte s'engagea d'une part entre Atjeh et Johor, d'autre part entre Atjeh et les Portugais. Il y eut de nombreuses expéditions atjihaises, toutes sans succès, contre Malaka, la dernière datant de 1629. Vers le milieu du XVIIe siècle, les conditions changent : Atjeh perd de son agressivité, Malaka passe aux mains des Hollandais (1641). Pourtant, les Européens ne contrôlent guère mieux le commerce du détroit qui, tout au long du XVIIIe siècle, sera l'enjeu d'une âpre lutte entre plusieurs princes indonésiens, soit d'origine minangkabau, tel Raja Kechil de Siak, soit d'origine Bugis, comme le fameux Daeng Parani. Les Bugis, excellents marins, arrivaient des Célèbes et se fixaient notamment dans la région de Selangor et de Johor. Dès 1717, dans l'archipel de Riau, ils sont à la tête d'une puissance maritime qui, sauf une légère éclipse en 1785, après l'attaque de la flotte hollandaise, restera pour ainsi dire incontestée jusqu'à la fondation de Singapour. (wikipédia)


Les Siamois (XVIe-XIXe s.) 


Au Nord, les royaumes de Sukhotai et ensuite d’Ayutthaya parvinrent à établir des rapports de vassalité avec le royaume de Patani. Certes les alliances fluctuèrent et les révoltes n'étaient pas rares, comme, nous l avons dit, celle de  la reine Ungu au 17 ième siècle   qui mènera une politique anti-siamoise et refusera  par exemple de se faire appeler par son titre siamois de phra chao ("princesse"). De 1646 à 1649, Patani s'allie aux royaumes malais de Kedah et Singgora (Songkla) pour résister à Ayutthaya…Après la chute d'Ayutthaya en 1767, Patani redevient indépendant. Puis sous le roi siamois Rama 1er, Patani tombe de nouveau sous la suzeraineté du Siam.


Anglais, Chinois, Indiens (XVIIIe-XXe s.) 


 Les Anglais, en quête de relais sur la route maritime d'Extrême-Orient, s'installèrent d'abord dans l'îlot de Penang, cédé par le sultan de Kedah à Francis Light en 1786, puis en 1795 à Malaka, qu'ils prirent aux Hollandais, et enfin, après l'intermède des guerres napoléoniennes, dans l'île de Singapura, la « cité du lion » à l'extrême sud de la péninsule, où Stamford Raffles fonde, en 1819, une ville destinée à un étonnant avenir. Ces trois settlements furent longtemps considérés comme des postes avancés de l'empire des Indes et les Anglais ne se risquèrent pas à « intervenir » davantage en péninsule avant 1874.

    Non moins significative est l'arrivée massive des Chinois. Ceux-ci s'établissent à Singapour, mais aussi dans l'État de Johor où ils créent des plantations de gambiers et de poivriers à la faveur de contrats spéciaux, dits « de kang-chu », qui, moyennant le versement aux sultans de quelques taxes fixes, laissent aux chefs de l'entreprise une liberté d'action quasi totale. Parallèlement, ils se groupent pour ouvrir des mines d'étain, dans le Selangor, sur le site de l'actuelle capitale Kuala Lumpur, l'« embouchure envasée », et surtout dans le Perak, notamment à Larut. C'est à la suite de dissensions, opposant entre elles et aux princes malais deux de ces sociétés chinoises, que les anglais se décidèrent à agir dans le Perak. Ils conclurent le traité de Pangkor en 1874, mais les maladresses du premier résident, J. W. W. Birch, entraînèrent son assassinat et l'intervention armée de l'Angleterre (1875). Progressivement, l'administration britannique parvint à placer un résident auprès des sultans des États du Sud, puis de ceux du Nord, qui restèrent en principe vassaux du Siam, jusqu'en 1909. Finalement, grâce aux efforts d'un résident général, sir Frank Swettenham, une « Fédération de Malaisie » fut créée en 1891 (Wikipédia).

4.2 Le Traité anglo-siamois de 1909

Dans le cadre de leur rivalité coloniale, les Britanniques et les Français avaient décidé tacitement de faire du Siam un Etat tampon et devaient donc « négocier ». Nos « relations franco-thaïes » rendent compte des accords et traités entre la France et Le  Siam, à propos du Laos et du Cambodge.

Le traité anglo-siamois de 1909 ou traité de Bangkok de 1909 fut signé le 10 mars 1909 à Bangkok entre le Royaume-Uni et le royaume de Siam. Par lui, les Etats malais, non représentés lors des négociations, se trouvaient partagées entre le Siam et les Etats malais non-fédérés, sous influence britannique.

Par ce traité, le Siam renonçait à ses prétentions sur les États de Kedah, Kelantan, Perlis, et Terngganu, transférant aux Britanniques sa souveraineté sur ces derniers. Perlis avait été séparé de Kedah et érigé en sultanat par les Siamois En revanche, le Siam gardait la souveraineté sur une région qui consiste dans les provinces actuelles de Narathiwat (Manara en malais), Pattani (Patani), Satun (Setul), Songkla (Singgora), et Yala (Jala).La région de Setul, de population à majorité thaïe avait été séparée de l’Etat malais de Kedah.

Auparavant en 1826 par le traité Burney, le Royaume Uni avait reconnu la souveraineté du Siam sur les quatre états transférés, tandis que le Siam reconnaissait la souveraineté britannique sur l'île de Penang et la province Wellesley. Toutefois, les Siamois s'engageaient à laisser les Anglais libres de commercer dans le Kelantan et le Terengganu.

Les Anglais regrouperont plus tard ces quatre États malais avec celui de Johor dans le sud de la péninsule pour formé les " Etats malais non-fédérés", par opposition aux "États malais fédérés" de Negeri Sembilan Pahang, Perak, et Selangor

On dit que ce traité a scellé la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande modernes.

4.3. Sauf que l’on oublie la deuxième guerre mondiale,  la genèse de la Malaisie, comment cette fédération s’est « construite » et devient indépendante dans le cadre du Commonwealth en 1957. En 1963, la fédération s'associe aux colonies britanniques de Singapour, Bornéo du Nord (renommé Sabah) et Sarawak pour former une nouvelle fédération appelée Malaysia (en français toutefois, le nom de "Malaisie" a été conservé pour désigner la nouvelle fédération). Singapour se sépare de la Malaysia en 1965 pour devenir une république indépendante.

 

4.4 Sauf que l’on oublie de chercher pourquoi la Thaïness (Cf. nos articles sur la thaïness et le nationalisme) a réussi à transformer les Laos d’Isan en Thaïlandais et que cela n’a pas réussi dans l’ancien royaume malais  de Patani.


.Conclusion provisoire.

On peut donc se rendre compte que cela n ‘est pas  si simple, que ce royaume malais   a été annexé par la Thaïlande avec la complicité du colonisateur  britannique, que dans les années 60 d’autres Etats malais ont « conquis »leurs indépendances pour devenir qui la Malaisie, qui Singapour.

Même si la Malaisie n’aurait jamais rien encouragé, il  semble que  l’état du Kelantan au Sud de la frontière est entre les mains des islamistes. Société rurale et traditionnelle, peu touchée par le développement urbain et technologique de l'Ouest de la Malaisie, le Kelantan fait figure de bastion des valeurs traditionnelles. Ces caractéristiques s'expriment sur la scène politique avec la domination du PAS (Parti islamique de Malaisie) depuis 1990 – la montée nationaliste et islamique en Malaisie est -elle un facteur à considérer ?

 

 La « résistance » a commencé en fait voilà plus de 70 ans  avec le refus de la thaïness, la thaïfication forcée. Certes depuis 2004, celle-ci a pris une forme violente, condamnable dans les moyens  employés.

Mais la solution ne sera ni policière  ni militaire et pourquoi on ne consulterait pas les intéressés ?   un référendum par exemple ?

Impossible ?

Cela semblait impossible pour le sud Soudan et pourtant  les autorités soudanaises à Khartoum ont accepté les résultats du référendum d'autodétermination au Sud-Soudan, où les électeurs ont voté à plus de 99% en faveur de l'indépendance. (Reuters), après plusieurs décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud. L'indépendance du Sud-Soudan devrait être officiellement proclamée le 9 juillet 2011.

Même le gouvernement américain est prêt à « entamer la procédure de radiation du Soudan de la liste des États qui parrainent le terrorisme », a déclaré M. Lyman (ambassadeur des Etats-Unis) si le processus de paix se poursuit. (programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/).

 

Le monde est en évolution constante. L’ONU avait 154 membres en 1980 et en a 192 aujourd’hui. Demain le Sud Soudan en sera sûrement le 193 ème.

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Une autre  source possible

 -“Rebellion in southern Thailand” , Aphornsuwan Thanet 

.(professeur agrégé au département d'histoire et directeur des études d'Asie du Sud, Faculté des arts libéraux, l'Université Thammasat, Bangkok, Thaïlande.)

 

 Cette étude traite de l'histoire de la Thaïlande et de ses relations avec Patani depuis  le quatorzième siècle jusqu'à la moitié du XXe siècle. . Il fournit une explication des causes du conflit politique en cours entre les musulmans malais dans les trois provinces les plus méridionales de la Thaïlande et le gouvernement thaïlandais, contre lequel les mouvements séparatistes se sont battus dans les années 1960.

  Même si Janvier 2004 a marqué le début de la violence actuelle qui sévit maintenant au sud de la Thaïlande, beaucoup continuent de croire que la nature d'un tel conflit est interne et pourrait être résolu pacifiquement.


 Mais  l'histoire des relations du Siam et de Patani  est surtout marquée  par les  politiques nationales menées qui ont abouti à la discrimination et la destruction de l'identité culturelle des musulmans et de leurs droits.


  Dans le début du XXe siècle sous le règne du roi Chulalongkorn, qui a été caractérisée par la centralisation et à la répression culturelle, Patani a été réduite à une simple province. De plus, l'assimilation forcée s'est produit sous le gouvernement Phibun dans les années 1940 date à laquelle les pratiques islamiques et l'utilisation de la langue yawi ont été réprimées.   Les sources de ces  conflits politiques - y compris le statut politique de Patani, l'identité ethnique, au-delà  de la politique de Bangkok dans le sud - ont des racines historiques.  Seule une compréhension  des deux cultures et le respect des identités ethno-religieuses peuvent conduire à une volonté politique positive pour la résolution pacifique du conflit.

 

  Cette publication est la trente-cinquième Policy Studies, une revue scientifique East-West Center de Washington série qui présente une analyse scientifique des principaux enjeux contemporains nationaux et internationaux politiques, économiques et stratégiques concernant l'Asie d'une manière politique pertinente.



 

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