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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:04

 

Copy of preahvihear proposed for inscription on unesco Que vient faire Google Earth au temple de Preah Vihear ? 

 Le gouvernement cambodgien a envoyé le 4 février dernier une lettre peu amène au géant américain de l’Internet Google, pour dénoncer l’application Google Earth qui fait figurer « une bonne partie » du Temple Khmer de Preah Vihear en Thaïlande.

 

Cette lettre précédait la visite le dimanche suivant du Premier ministre cambodgien Hun Sen. Tout cela n’a pu que raviver la « tension » entre les deux voisins qui clament tous deux l’appartenance de ce temple du 11ème siècle à leur territoire national, tension à laquelle la France n’est pas totalement étrangère.


Le porte parole du gouvernement cambodgien, Phay Siphan, a déclaré à l’agence de presse allemande DPA qu’il avait envoyé une première lettre à Google il y a trois ans, pour lui demander de remédier à cette difficulté mais qu’il n’avait pas été honoré de la courtoisie d’une réponse.


Le 4 février, il s’est rappelé au bon souvenir du géant de Mountain View en des termes vigoureux : il appelle ainsi Google à modifier la démarcation de la frontière, jugeant « radicalement trompeur et totalement aberrant » le tracé retenu par Google Earth, qui place près de la moitié du temple en Thaïlande. Surtout que son Territoire avait déjà été « grignoté » – dit-il- par le royaume de Siam et le Viêt-Nam, au 19ème siècle sous le protectorat de la France, puissance coloniale contrôlant l’Indochine à cette époque.


En 1904, la France et le Siam se réunissaient ainsi pour trouver une frontière. Les Français ont alors déterminé un plan précis suivant la crête du massif montagneux de Dângrêk que les autorités siamoises de l’époque signèrent sans objection.


Le coeur du litige est justement que la France a intégré le temple de Preah Vihear dans le territoire cambodgien alors que celui-ci se situe pour partie sur le versant Thaï du massif.

 

Durant la période de la présence française en Indochine, les questions frontalières connurent une certaine stabilité. Chaque pays, se basait alors sur les cartes et les tracés établis par la puissance protectrice. Il n’en fut plus de même lors de la décolonisation. La Thaïlande prit possession du temple jusqu’à ce que la Cour internationale de Justice l’attribue au Cambodge en 1962, en s’appuyant sur les plans français, et au motif que la règle de la crête du massif « n’était que verbale et destinée à aider au tracé ».  N’épilogons pas sur le caractère extravagant de cette motivation. Bonne ou mauvaise, légitime ou pas, ce n’est certes pas à Google d’en juger !

 

Prémonitoires furent les paroles du Général De Gaulle à Phnom-Penh le 1er  septembre 1966 : « Cambodge… une terre féconde, aux frontières vulnérables, entourée d’ambitions étrangères et au-dessus de laquelle le péril est sans cesse suspendu » ?

 

Les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge auraient pu s’apaiser lorsque les deux pays trouvèrent un compromis, la première reconnaissant l’appartenance du temple au Cambodge pendant que ce-dernier conférait un accès libre aux Thaïs depuis leur versant du massif.


Mais la querelle ressurgit en 2008, lorsque le Cambodge souhaita faire entrer Preah Vihear au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une décision soutenue par le gouvernement Thaï d’alors, encore dévoué à l’ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, en exil depuis le coup d’état militaire de 2006 et sa"condamnation" pour corruption.

 

Il n’en fallait pas plus aux opposants du Parti Démocrate pour faire peser sur le gouvernement des accusations de corruption et de vente du territoire national.

Coïncidence ou pas, Thaksin Shinawat, richissime homme d’affaire et politicien mégalomane, a un projet de construction d’une ville nouvelle au Cambodge. C’est ce qui a fait naître dans l’esprit de nombreux Thaïs des soupçons de trahison à l’encontre de l’ex-premier ministre. Des doutes renforcés en octobre 2009 lorsque Thaksin revint aux affaires… quand le Cambodge lui confia un rôle de conseiller économique.


Et Google dans tout ça me direz-vous ? La carte de Google Earth, qui montre la ligne de frontière en jaune passant au milieu du temple, est « contraire à la réalité, fausse, professionnellement irresponsable, voire prétentieuse » affirme le porte-parole du gouvernement cambodgien.


Dans tous les cas, et après son esclandre chinoise, Google n’en finit plus de faire dans la politique. Faut-il tempérer en estimant que cette « erreur » de délimitation pourrait n’avoir rien de volontaire ?

 

Rien n’est moins sûr...

 

Google n’en est pas à sa première facétie géographique ou géo-politique !

 

Un autre exemple ? Le Qatar a été désigné comme médiateur dans un conflit frontalier concernant l’Erythrée et Djibouti il y a trois ans, consécutif (encore) à la délimitation frontalière coloniale. Les qualités diplomatiques de l’émissaire quatari ont heureusement réglé cette question..... hors toute référence à Internet !

 

Google, ce n’est ni la Loi ni les prophètes ni les saintes-écritures. Ne citons que pour mémoire les nouvelles poursuites engagées par la Commission européenne en février dernier, qui a ordonné une enquête pour déterminer si le moteur de recherche ne trafiquait pas un « tantinet » ses résultats et ses algorithmes. Va-t-on parler de bonne foi ?

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Réactions à l'actualité
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commentaires

Romain 25/03/2011 03:42



Quant on est pas capable de suivre la ligne de partage des eaux ont devrait faire comme les Etats Unis et le Canada: une belle ligne droite!





Tiens une question pour nos fiers reporters: pourquoi classer Preah Vihear et non pas la voie royale dans sa globalité?


Voila une décision étrange de la part de l'UNESCO et qui, me semble t'il, n'est pas absente d'une certaine vison politique...