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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 23:03

drapeau-thaiLe nationalisme thaï ?

Comment ce concept – essentiellement occidental – a- il pu être semé en terre siamoise ?

La meilleure définition de la « Nation » reste – source inattendue – celle de Staline en 1913 (« Le marxisme et la question nationale »), elle est toujours d’actualité : « La Nation est une communauté stable, historiquement constituée, de langue et de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit dans la communauté de culture »

Nationalisme-V03-cestmondrapeauLa meilleure définition du « nationalisme » reste encore celle du grand Larousse du XIXème, « préférence aveugle et excessive pour tout ce qui est propre à la nation à laquelle on appartient ».

 

L’idée d’Etat est née en France à l’époque de Philippe le bel, forgée par ses  légistes, présente chez les élites. Celle de Nation s’ancra dans la population pendant la guerre de cent ans, soudant les Français dans l’adversité et contribuant de manière décisive à l’émergence du sentiment national. « La Nation en arme » se battra contre l’Europe entière au cri de « Vive la Nation ». Ses fils partiront le 1er août 1914 au cri de « à Berlin ! » pour venger Sedan et finir dans l’épouvantable boucherie des tranchées.

 

Il n’en a pas été de même au long de l’histoire plus ou moins chaotique du Siam

 

Une population composée d’un peuple soumis 6 mois de l’année à la corvée et d’un tiers d’esclaves, dominée par quelques seigneurs locaux soumis à un monarque d’essence divine. Regardez-donc le billet de 100 bahts, d’un côté le portrait de notre Roi bien aimé, de l’autre le grand Rama V en uniforme d’amiral de la flotte siamoise et en arrière plan, l’image symbolique de l’abolition de l’esclavage, probablement encore présent dans la mémoire collective, consciente ou inconsciente. Il était à l’inverse chez nous un très vieil adage du droit coutumier (il date du moyen-âge) « quiconque pose le pied sur le sol de France (mais pas de ses colonies !) devient « franc » c'est-à-dire libre. A lire les mémoires des français de l’expédition de 1685, à lire les mémoires des explorateurs du Siam au XIXème, on en retire peut-être l’impression qu’il existe un Etat, mais certainement pas une nation.

 

Les années 1880-1900 furent les plus sombres de l’histoire du Siam. Le pays  doit faire face aux ambitions coloniales de la France et de l’Angleterre. Les historiens thaïs considèrent que si le pays n’a pas été colonisé c’est en raison du processus de modernisation de l'Etat et de la société jusqu'à ce qu'il obtienne la reconnaissance du monde « civilisé », et parce que  des pans entiers de son territoire ont été sacrifiés pour préserver l'indépendance du pays. C’est encore l‘histoire du loup et de l’agneau qu’apprennent les petits thaïs. « 1893 est une triste date dans l’histoire de la Thaïlande. Les canonnières françaises sont ancrées face au grand palais. Il fallut céder ». Les territoires « sacrifiés » étaient considérés comme des vassaux traditionnels et historiques du Siam, certes. Quand cependant la France a établi son protectorat sur le Cambodge et sur le Laos, ces états « vassaux » étaient guettés par les boas qui voulaient les avaler... Le temps a suspendu son vol, le boa français a avalé le Cambodge qui allait l’être par le vietnamien et le Laos a  échappé au boa siamois. Leur sort aurait-il été meilleur ?


C’est à cette époque et dans ce contexte qu’apparait un « nationalisme » siamois. Il est l’œuvre du palais royal qui souhaite - tout comme en Europe - créer une nation une nation fondée sur une langue commune, des valeurs et une culture.

Mais il y a aussi l’exemple japonais, un modèle pour l’Asie. Le Japon, puissance émergente de l’Extrême-Orient, a engagé en 1868 la politique « Meiji » qui a conduit le pays à la hauteur des puissances occidentales en établissant un pouvoir central fort, en éliminant férocement les féodaux, samouraïs ou rônins. Révolution politique, sociale, industrielle, et militaire, qui permit au pays d'obtenir une victoire éclatante contre la Russie en 1905. C'est la première fois depuis le siège de Vienne par les Turcs en 1683, dans un conflit où la partie non-occidentale engage les hostilités, que la guerre conduit à une écrasante défaite militaire de la puissance blanche. Le Japon est la première nation de « race jaune », la première nation « non blanche » à entrer dans le concert des grandes puissances.

Rama V (1868-1910) a engagé le processus d’unification de la nation thaïlandaise et, en parallèle, la modernisation du royaume sur le modèle occidental. Ce nationalisme thaï s’articule d’une part autour de la notion sinon de « race » du moins d’appartenance ethnique et, d’autre part, sur la fidélité et la soumission au Roi.


Il lance la « thaïfication » de la géographie. Nous vivons dans ce que les Français appelaient le « Laos siamois », 16 provinces à l’époque. Le nord-est, c’était le « Laos phouthaï » (ลาวภูไท ou ลาวผู้ไท ou encore ลาวผู้ไทย) et le « Laos yo » (ลาวย้อ), Phouthaï et Thaïyo éteint le nom des « minorités tribales » dominantes. On ne parle plus du Laos mais d’Isan, nom d’origine sanscrit, tout simplement celui du Dieu Shiva.

Cette politique fut intensifiée par son successeur le roi Rama VI (1910-1925) lui-même éduqué en Angleterre et conscient sinon imprégné des mouvances nationalistes européennes ou japonaise.

Il donna au nationalisme thaïlandais une dimension culturelle et mis en avant le principe de « Thaï-ness » : modèle culturel issu des caractéristiques communes aux ethnies thaïes censées constituer le nationalisme. Les éléments clés en sont le bouddhisme et la loyauté au roi…. Les trois piliers du nationalisme thaï : le roi, la nation et la religion.

Son successeur Rama VII (1925 à 1935) s’écarte de la camarilla nationaliste  basée autour de lui et parle plus volontiers d’harmonie et d’amitié entre les minorités ethniques et les Thaïs. Il s’occupait d’ailleurs moins des affaires de l’état que de jouer au golf et de traduire Shakespeare en thaï.

Le régime d’absolutisme monarchique ne plait pas à une grande partie de la population défavorisée. Le seul « parti » est celui de l’élite qui retire seule les avantages politiques, économiques et sociaux.

En 1932, éclate le coup d’état de jeunes militaires et civils, pour la plupart formés en Europe qui remet l’absolutisme monarchique en question. Elle est aussi la conséquence partielle de la crise de 1929, infernal cadeau des Etats-Unis au monde entier, ayant conduit le gouvernement à pratiquer des économies drastiques sur le traitement des militaires et des fonctionnaires. C’est la transition sans effusion de sang de la monarchie absolue à la monarchie constitutionnelle

fieldmarshallEn 1938, le premier ministre et commandant des forces armées,  Phibun va donner une nouvelle couleur au nationalisme thaï. Son nom est tout un programme. Il s’appelait à la naissance Plèk Khittasangkha, แปลกขีตตะสังคะ : Plèk, son prénom signifie « étrange » car il avait, paraît-il, un aspect « étrange ». Il obtint du Roi l’autorisation de le changer son nom de famille en พิบูลสงคราม qui se prononce Phibounsongkhram. En toute modestie.... Phibounsongkhram signifie tout simplement « grande guerre » ! En français, on aurait dit « le grand guerrier » ! Il s’est rendu populaire en écrasant une révolte monarchiste menée par le prince Borowadet.

Le roi se trouve en porte-à-faux et abdique en 1935. Son successeur a 10 ans et poursuit sa scolarité en Suisse. Pibun n’a pas l’obligation de Mussolini qui doit, même en maugréant, continue à traîner derrière lui le Roi Victor-Emmanuel et son plumet d’un demi-mètre de haut. Il a accentué son allure mussolinienne, le Duce est  venu à Bangkok le 3 décembre 1937 signé un traité d’amitié et de commerce avec le Siam, l’ordre des mots a son importance. Né en 1897, il est dans la force de l’âge. Il fait remplacer partout les portraits du roi par le sien. Comme Mussolini, il frappe à droite et à gauche, fait arrêter 40 opposants politiques en 1939, monarchistes et démocrates qui seront exécutés après un procès sommaire.

 

Il change le nom du pays, le Siam en Prathétthaï. Ce changement de nom est lourd de symbole : le mot Siam (สยาม, Sayam, est d’origine inconnue, probablement khmer). Le mot Thaï (ไทย) ne serait pas, comme il est généralement écrit, dérivé du mot Thaï (ไท) qui signifie «libre», il est le nom d'un groupe ethnique de la plaine centrale (C’est la définition qu’en donne le Dictionnaire de l’académie royale, équivalent de notre académie française en moins poussiéreuse). Thaï (ไท) signifie tout simplement «peuple» ou «être humain» et est utilisé dans certaines zones rurales au lieu du mot « khon » (คน « une personne»).Restons-en pudiquement à la version « terre de la liberté ». A ce jour, les efforts faits par certains universitaires pour revenir au nom de Siam sont restés vains.

Il instaure le nouvel hymne national, celui que nous entendons tous  les jours à 8 heures et 18 heures dont je ne traduis que le premier vers, il se suffit à lui même : « Le pays thaï, c’est l’union du sang et de la chair des hommes de race thaïe ».

 

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Il met sur pied un régime inspiré du fascisme italien, propagande ultranationaliste, culte de la personnalité, propagande visant à « élever l'esprit national et la moralité de la nation ». Il impose comme langue nationale celle parlée à Bangkok au détriment des dialectes locaux et incite même la population à adopter le vêtement occidental ! En 1941, le 1er janvier fut adopté comme jour officiel de la nouvelle année, en lieu du 1er avril traditionnel. Il crée encore (après la guerre) la première chaine de télévision thaïe.

 

Le régime adopta surtout une politique nationaliste en matière économique, en menant une politique de quotas visant à réduire la place des produits chinois en Thaïlande et à favoriser les produits locaux. Dans un discours de 1938, Luang Wichitwathakan (ministre de la propagande) compara même les Chinois du Siam aux Juifs d'Allemagne. L’accès des étrangers à la propriété immobilière est verrouillé (il l’est redevenu encore plus lourdement en 1970) et le régime des visas durci (il l’est toujours). Il change encore le nom de divers districts portant ostensiblement des vocables laos, khmers, birmans ou mons (les habitants originaires de la Thaïlande), cette thaïfication des noms de districts a continué jusqu’en 1957. Tout ce qui porte le nom de ลาว (lao) มอญ (mon) จีน (djin i.e. chine), 26 tambons, disparait de la géographie.

 

Si Pibun a été incontestablement séduit par le modèle italien, il est difficile de parler d’un tournant vers le « fascisme ». Pas de parti unique, et surtout pas de politique guerrière expansionniste, il n’y a pas d’Abyssinie ou d’Albanie à envahir. Il porte le titre, plus ou moins bien traduit, de « maréchal » mais ce n’est pas un guerrier dans l’âme. Les hostilités déclenchées en 1941 contre la France sont surtout une question d’opportunité et le désir de venger l’humiliation de 1893 contre la France que l’on croyait à genoux. Le Japon aussi n’est pas loin qui poursuit sa politique expansionniste et rien ne pouvait laisser envisager une seconde à cette date l’écroulement apocalyptique des puissances de l’axe quatre ans plus tard. La défaite de Kochang fut une leçon suffisante. Il ne faut pas donner à cette guerre franco-thaïe plus d’importance qu’elle ne le mérite. J’ai compté sur le « monument de la victoire » à Bangkok 568 noms de thaïs morts pour la patrie... un peu plus que les 19 de la première guerre mondiale.

Regardez-donc sur le remarquable site de l’Institut national de l’audio visuel le reportage « la nouvelle armée thaïe défile dans les rues de Bangkok » du 20 février 1942,

(hhttp://www.ina.fr/histoire-et-conflits/seconde-guerre-mondiale/video/AFE85000711/la-nouvelle-armee-thai-defile-dans-les-rues-de-bangkok.fr.html

pour comprendre la légère ironie de Pierre Boulle (1) quand il parle de l’armée ennemie. On est loin des manifestations de masse allemandes, japonaises ou italiennes.

 

Pibun est contraint de démissionner en juillet 1944 et est détenu au Japon par les alliés. Il est autorisé à rentrer au Pays en 1947. Pridi est contraint de s’exiler et Pibun refait un coup d’Etat en 1948 et rétablit un régime autoritaire. Phibun renoue avec sa politique anti-chinoise des années 1930. Son gouvernement arrête l'immigration chinoise et prend diverses mesures pour restreindre la domination économique des Chinois en Thaïlande. Les écoles et associations chinoises sont de nouveau interdites. La Thaïlande devient un allié officiel des États-Unis avec la signature de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (SEATO dans son sigle anglais) en 1954. Pendant la guerre d'Indochine, elle reste néanmoins à l'écart.

En 1957, le maréchal Sarit Dhanaraj(=Thanarat) prend le pouvoir et force Phibun à s'exiler au Japon où il meurt en 1963.

Si j’en juge par le nombre d’écoles ou de rues qui portent son nom, il n’a pas laissé aux thaïs le souvenir négatif (et plus encore) des dictateurs européens du siècle dernier !

  

Sa politique de thaïfication était un sous-produit du nationalisme politique constamment suivi par l'Etat pour augmenter la puissance centrale. En France, on appelle cela du « jacobinisme ». Le « nationalisme centralisateur » continue. Le centre de la Thaïlande est devenu économiquement et politiquement dominant, son langage est devenu la langue des médias, des affaires et l'éducation. Ses valeurs sont devenues les valeurs nationales. 

Les principales cibles de thaïfication ont été les minorités ethniques, les laos de l'Isan, les tribus montagnardes du nord et l'ouest, et les musulmans du sud. 

L'utilisation prescrite de la langue thaï dans les écoles a eu peu d'effet sur les Thaïs du centre qui l’utilisent dans la vie quotidienne, mais fait des bilingues des locuteurs de l'Isan dans le nord-est, du nord ou du sud très majoritairement musulman.

Cet encouragement au nationalisme thaï a eu pour effet secondaire et évident de décourager les autres éventuelles allégeances, Laos en Isan ou Malaisie dans le sud, mais là sans grand succès.

Rouge ou jaune, vous blessez un Isan si vous le traitez de Lao.

Un exemple amusant, j’ai sous les yeux, un manuel scolaire sous forme de questions réponse :

Question :

« le devoir d’un thaï est d’aimer :

1 la nation, la religion et le roi

2 la démocratie

3 l’école

4 lui-même »

 

La bonne réponse ? Le 1, voyons !

Ce nationalisme omni présent va parfois de pair avec une conception génétique, une  obsession pour une « race pure de vieux thaïs» qui n'est ni  nouvelle, ni isolée. On trouve trace de ce débat relancé à la fin des années 2006 dans le docte « Bangkok post », il rappelle, toutes proportions gardées, les théories évolutionnistes européenne à la fin du dix-neuvième siècle.

Autre exemple tout aussi omni présent, devant les difficultés rencontrées, certains esprits paresseux prônent le repli sur soi et font porter la responsabilité des problèmes à certaines catégories de population. Ce développement de la haine de l'autre cultive l'irresponsabilité, renforce les tensions et ne mène à rien. L'Histoire est riche de ces nations qui ont basculé dans ce cul de sac : Allemagne nazie, ex-Yougoslavie, ou, plus près de nous, Rwanda. 

 

La presse thaïe, ce n’est ni le « Bangkok post » ni « the Nation », mais essentiellement ไทยรัฐ (la « nation thaïe », plutôt rouge) et le เดลินิวส์ (« daily news », plutôt jaune) qui tirent à près d’un million chacun, 20 fois plus que les deux journaux anglophones. Les attentats dans les provinces musulmanes, ce sont les โจรใต้, djontaï, les bandits du sud (une espèce nouvelle de fellaghas ?).

 

Les travailleurs migrants birmans sont aussi la cible des informations : ils violent, tuent et transmettent le sida par prostituées interposées. Il y aurait 500.000 travailleurs birmans déclarés et tout autant de clandestins, il n'est pas surprenant que certains d'entre eux commettent des crimes mais on parle peu des conditions dans lesquelles ils travaillent.

La querelle relative au temple de Preah Vihear que les Thaïs disputent aux cambodgiens a donné lieu à de belles envolées nationalistes, notamment sur ASTV, la chaine de télévision des jaunes, les géographes français responsables de la délimitation frontalière ont eu (qu’ils reposent en paix) les oreilles qui sifflaient.

 photo nationalisme

 

Les paramètres de ce nationalisme, « le roi, la religion, le peuple », ont-ils encore une réalité en 2011 ?

Les thaïs ont la chance inouïe de vivre sous le règne d’un monarque qui ne jouit d’aucun pouvoir constitutionnel mais d’un charisme incontestable. Comme on disait du temps de Charles X, « que Dieu l’ait en sa sainte garde ». C’est un homme de talent. Saxophoniste distingué, une compilation de ses œuvres musicales a été récemment enregistrée sur disque compact et distribuée dans les établissements scolaires dans un but caritatif. Au dire d’un ami qui a une meilleure oreille que la mienne, il est du niveau des plus grands. Il est l’auteur (sans s’être approprié le travail de « sans grade » de plusieurs brevets (système de purification d’eau, génératrice d’énergie cinétique, aérateur de faible vitesse utilisation d’huile de palme dans les moteurs diesels etc...). S’il n’a jamais quitté son pays depuis son accession au trône (sauf un voyage au Laos), il a visité pour bien les connaître et bien en connaître les habitants, toutes les provinces de son pays. Pensez à nos monarques français qui n’avaient jamais fait de voyages qu’entre Versailles et Paris. Les articles du magasine américain Forbes en 2008 sur la fortune du monarque ont été unanimement fort mal appréciées, d’autant  qu’avec une intense mauvaise foi, il incluait tout le patrimoine (immobilier, sociétés ou groupements) affecté à des œuvres purement caritatives.

Le bouddhisme est toujours omni présent, mais, sujet délicat sinon tabou, la religion connait une incontestable « déboudification » et la minorité musulmane comporte probablement une dizaine de millions de personnes que la thaïfication ne touche pas. Le peuple est actuellement partagé entre les rouges et les jaunes et Bouddha seul sait ce que l’avenir réserve au nationalisme thaï.

 

Je ne suis pas ici pour faire de la politique-fiction, de l’avis général thaï : (Bangkok post du 31 août dernier) certains farangs savent peut-être beaucoup de choses sur la vie politique, la culture, le mode de vie mais ils ne seront jamais en mesure d'atteindre le cœur de la Thaïe-ness. (« Ce qui fait que les thaïs sont thaïs »)

 

 

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