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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 00:02

portrait.jpgPaul Ganier : Un voyou de Montmartre est commandant en chef des armées du Roi du Siam en 1869 ?


Le titre déjà annonce l’aventurier, mais vous ne pourrez pas deviner que ce Paul Ganier fut aussi cordonnier, soldat du pape, colonel en Pologne, commandant en chef des armées du Roi du Siam en 1869, colonel de la Commune de Paris, président de la République de St Domingue… et retraité à Bangkok .

 

Incroyable, non ? Vous voulez connaitre son histoire ?


De Montmartre à l’Italie, de l’Italie à la Pologne, de la Pologne à Bangkok, de Bangkok à l’Espagne, de l’Espagne à Saint-Domingue et de Saint Domingue à Bangkok, nous allons vous conter l’étrange parcours de ce gamin de Montmartre devenu général en chef des armées siamoises. Une existence fantastique et une odyssée, que celles de Paul Ganier d’ «Abin ».

Paul Ganier est de la trempe de ces aventuriers qui, selon  les hasards de la guerre finissent adulés ou fusillés. De quelque côté que ce soit, partout où il y a de la mitraille, on les rencontre, républicains ou royalistes, papistes ou garibaldiens, du côté des faibles ou de celui des forts, généraux ou adjudants.


Fils d’un modeste cordonnier, il est né aux environs de 1830, très certainement à Montmartre,  dans le 18ème arrondissement, quartier de la Chapelle. D’où vient le nom d’ « Albin » qu’il s’est attribué ? Certains l’ont fait naître au hameau d’Abin, dans la Vienne, dépendant de la commune de Saint Genest ? Ce qui expliquerait pourquoi il se fait appeler « Garnier d’Abin ». L’une de nos sources lui attribue même fort généreusement un bien fantaisiste titre de Vicomte. C’est assurément un enfant de Montmartre.


Soldat du Pape 

Après une enfance de vilain garnement, les sources convergent, il est d’abord ouvrier charpentier, après un bref passage à l’armée comme tambour-major, il jeta un jour ses outils pour prendre part à la guerre en Italie, sans que l’on sache trop – les sources sont contradictoires - s’il est chez les garibaldiens ou, beaucoup plus probablement dans les rangs des zouaves pontificaux où il aurait été décoré de l’ordre de Saint Grégoire le grand ? 


Zouave

 

Il était probablement en 1860 à Castelfidardo dans la petite armée du Pape aux côtés des volontaires nobles de l’ouest, probablement dans le bataillon franco-belge. Bataille héroïque où les piémontais surarmés et surentraînés se sont mis à 1 contre 6 pour défaire sans gloire l’armée pontificale. Il échappe à la tuerie et aurait ensuite visité – coq sur un paquebot - les Etats-unis, les Antilles et l’Amérique espagnole. Il y apprend toutes sortes de langues.


On le retrouve ensuite avec certitude en Pologne, le 11 février 1863. Il commande avec rang de colonel un corps d’armée insurgé et fait la campagne de 1863-1864 aux côtés de Dombrowski qu’il retrouvera plus tard à Paris. A la tête d’un groupe de « faucheurs », il se couvre de gloire. Les insurgés de 1863 avaient repris le nom de ceux de 1793 qui n’étaient armés que de faux contre les russes.


faucheurs

 

En 1864, la Butte est en deuil : Sa mort est annoncée. Non, il est prisonnier des russes. Ceux-ci lui donnent généreusement le choix, être fusillé ou être pendu. La veille de son exécution, il choisit une troisième mort et s’évade en sautant du haut d’une falaise de 40 mètres .... Il en réchappe miraculeusement après avoir échappé aux cosaques.

Mais il plane sur cette « mort » un mystère ! Le garnement de Montmartre a probablement joué aux Russes un tour à sa façon (c'est la seule version plausible), il se fait passer pour mort, tant et si bien que sa tombe, à Varsovie, a été fleurie par l'Ambassadeur de France lors des cérémonies célébrant le centenaire de l'insurection de 1863, fleurs qui ont tout simplement honoré un « soldat inconnu » !  Aucun doute possible sur cette fausse mort, les révolutionnaires polonais Christian  Ostrowski et Dombrowski

qui l'ont bien connu en Pologne, l’ont retrouvé en France lorsqu'ils s'y réfugièrent comme beaucoup de leurs compatriotes. Une fausse sortie digne de celle de Jack Beauregard dans « Mon nom est personne » :


Le Siam 

Après la déroute des polonais, il revient en France, s’attribue alors le nom de d’ « Abin », obtient une place d’employé des chemins de fer à Lyon et se marie.

Un beau jour, il abandonne son épouse et disparaît. Il est retourné sur la Butte ! Sur ces entrefaits, une ambassade du Roi de Siam vient à Paris, Ganier parvient à force d’instances et de démarches à se faire embaucher comme valet de chambre de l’un des ambassadeurs et débarque en cette qualité sur les rives de la Djaophraya


Comment, on n’en sait rien, mais il devint, avec le grade de général, commandant en chef de la garde royale. La presse française annonce en 1869 avec orgueil qu’un « colonel français » est devenu général en chef des armées royales siamoises.

Enorme bouffonnerie ? Que non pas ! Il avait été présenté au monarque par le Consul de France et aurait organisé l’armée siamoise à l’européenne et surtout son armement jusqu’à parvenir de grade en grade au rang de généralissime. Le Roi choisissait ses collaborateurs « farangs » avec soin. Ganier est chef de la garde qui veille sur sa royale personne. Mais, l’armée siamoise, à cette époque, ce sont essentiellement les quelques centaines de cavaliers de la garde royale, petite armée entrainé par Ganier ! Commandant en chef mais d’une armée d’operette.


operette

 

Seul, le « Figaro » qui déteste les anciens communards, affirmera qu’il n’était pas chez de la garde mais chef de cuisine et d’une armée de marmitons ? Toutefois, dans une lettre envoyée le 3 août 1871, « de l’ étranger » au « Figaro » qui a l’ élégance d’en taire la provenance (Il est alors « en cavale ») il conteste avoir été cuisinier mais « chasseur de tigre et d’éléphants ».

Il ne manque point de se marier, et épouse non pas une mais deux siamoises.

La Commune de Paris 

A la nouvelle du conflit franco prussien, il se souvient qu’il est français et vient mettre son épée au service de l’empire. A son arrivée, il n’y a plus d’empire mais la république. Qu’à cela ne tienne, il débarque à Bordeaux et offre son épée à la république. Gambetta lui donne un commandement avec grade de colonel par décret du 11 janvier 1871, compte tenu de ses qualités d’ « ancien commandant en chef des armées du roi du Siam ».


decret


Gambetta n’y voyait que d’un oeil ! La presse est enthousiaste face à ce grand patriote, généralissime des armées royales qui vient du fonds de l’Asie secourir sa patrie. Mais pouvait-on savoir que le siamois retournerait à Montmartre sans commander quelque régiment que ce soit face aux Prussiens ! Au bout de quatre mois de repos, fatigué, il envisage de retourner au Siam lorsqu’éclatent les premiers symptômes du mouvement qui devait avoir lieu le 18 mars. Notre aventurier flaire-t-il une bonne affaire ? Il va mettre son épée au service du Comité central qui l’accepte avec reconnaissance comme l’avaient fait successivement le Pape, les polonais, le Roi du Siam et Gambetta !


Il est alors nommé général commandant la place de Montmartre, au coeur de la Commune. Le comité central n’était point avare de titre et tout aussi borgne que Gambetta dans ses choix, il était le quatrième commandant la place. L’insurrection incube du 1er février jusqu’au 18 mars. Il ne semble toutefois pas qu’il ait pris une part bien active au soulèvement du 18 mars, mais il reste tout de même commandant de la place. Ses seules activités signalées sont des rapports envoyés au comité central d’un style très siamois : « Rien de nouveau, la nuit a été calme. A 10 h 05, deux sergents de ville déguisés en bourgeois sont amenés par des francs-tireurs et fusillés immédiatement. A midi 20, un gardien de la paix soupçonné d’avoir tiré un coup de revolver  est fusillé. A 7 heures, un gendarme amené par les gardes du 28ème a été fusillé » (rapport des 20-21 mars). Soupçonné, non sans raisons - les sources sont toujours convergentes - de complicité avec les versaillais, il est condamné à mort par le comité central le 27 mars mais « comme agent bonapartiste ». Le Comité avait décrété au mois de mai la saisie des biens meubles et collections de Thiers – qui n’était pas désintéressé – et il est probable que de concert avec deux autres généraux, du Buisson et Lullier, deux autres aventuriers sulfureux, il soit intervenu de façon non désintéressée pour éviter la perte des précieuses collections que Thiers avait accumulé dans sa demeure parisienne ? Jean Jaurès a des mots très durs pour ce « douteux condottiere ». Condamné à mort, oui, mais il a disparu. Louise Michel, pourtant égérie anarchiste du XVIIIème n’en parle pas dans ses « mémoires » mais en réalité elle n’y parle que d’elle et de son amour pour les Canaques. Est-il tombé sur une barricade les armes à la main comme Dombrowski,


dombrovski

 

est-il parti à Tombouctou ? Il a simplement pris la fille de l’air. Le troisième conseil de guerre de Versailles, chargé de juger les membres de la Commune et du comité (tout au moins ceux qui avaient eu la chance de ne pas être fusillés au coin d’une rue, « tirez dans le tas » avait ordonné Galliffet) est moins brutal, qui ne le condamne (par contumace évidemment) qu’à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée en septembre 1871. Il avait tout de même fait fusiller quelques gendarmes ! Ses complicités avec les versaillais ne lui ont pas été bien utiles.


Que penser de l’épisode communarde ? Figure originale parmi les grimaciers de la Commune qui est morte de ces trop nombreux grimaciers, il représente le type exact de l’aventurier qui se bat pour se battre sans se soucier aucunement de la couleur du drapeau qu’il défend ou qu’il attaque. Sa qualité de probable agent versaillais ne rajoute rien à sa gloire passée. Tout autant « nationaliste » que social ou socialiste, ce qui a complètement échappée à Marx mais pas à Jaurès, le mouvement communard n’était pas fait pour accueillir ce « soldat perdu ». Ce n’est pas grand titre de gloire d’avoir fait fusiller quelques gendarmes. Cet homme qui se battait pour se battre, qui n’avait pas de conviction mais une épée à vendre n’avait rien à faire chez les fédérés. Comme fugitif, il est exclu de l’amnistie votée par les chambres en 1880.


L’Espagne et la troisième guerre carliste

C’est ensuite que se situe le passage en Espagne, lors de la troisième guerre carliste, sans que l’on sache exactement s’il est trabucaire avec les républicains

trabucaire

 

ou dans les rangs royalistes ? Le 10 octobre 1873 toutefois, la presse française annonce sa mort à Carthagène à la tête d’un groupe de partisans. Pleurs à Montmartre.


Saint-Domingue

Et bien non, son histoire se corse. Il n’est pas mort ! Saint-Domingue, déjà détachée d’Haïti, puis retournée dans le giron espagnol, a obtenu son indépendance définitive en 1865.

Que s’est-il passé à Saint-Domingue ? La presse quotidienne française en liaison télégraphique avec l’Amérique, l’a décrit au jour le jour : Le 17 octobre 1873, un régiment se soulève contre le président en exercice, Baez. Le lendemain, celui-ci déclare la ville en état de siège. Les troupes gouvernementales sont consignées, la ville est divisée en deux camps. Ce même jour, le sang coule dans les rues, les trois mille insurgés sont dirigés par un « français nouvellement arrivé d’Espagne ». Les trois généraux vice-présidents sont assassinés. A 17 heures, un télégramme apprend à la France que le chef des insurgés est Ganier d’Abin. Le 20 octobre, ses troupes prennent le dessus, il a lui même  fait des prodiges de valeur et a été blessé. Le gouvernement et les ministres sont ses prisonniers. Les soldats gouvernementaux ont fait leur soumission.


Le lendemain, il réunit un « conseil des ministres ». Il est élu à l’unanimité moins une voix président à vie.


Son premier acte d’autorité – il est à son honneur -  est de décréter une amnistie générale sauf pour les anciens chefs de gouvernement, on ne les fusille pas mais on les embarque le jour même dans un navire à destination des Etats-unis. Un « te deum » est chanté à la cathédrale au milieu d’une foule immense. Le cri de « Vive Ganier d’Abin » retentit partout. Le nouveau président reçoit le jour même les représentants des puissances étrangères. Celui des Etats-unis fut le premier à lui apporter ses compliments. « Si notre compatriote est président de la république dominicaine, nous souhaitons que ce révolutionnaire, devenu chef d’état, s’instruise enfin dans le gouvernement de son peuple » écrit un journaliste malveillant. Il est en tous cas, en tant que chef d’Etat depuis le mois d’octobre 1873, inscrit en tant que tel dans le très sérieux « almanach de Gotha » pour l’année 1874 et a eu le temps de recevoir les lettres de créances des ambassadeurs des Etats-unis, de l’empire d’Allemagne et de l’Empire austro-hongrois.

 

gotha


On fit très tard la fête à Montmartre pour célébrer le plus célèbre de ses gamins.

L’aventure ne dura que quelques semaines, mais Ganier eut le temps d’être immortalisé dans le Gotha et de se faire gratifier du titre de « Sa Majesté Ganier d’Abin Ier » par la presse satirique française.

Buenaventura Baez reprit le pouvoir quelques semaines plus tard (elle est annoncée par la presse française le 4 décembre) avec probablement l’aide des Etats-unis auxquels il avait – au sens propre – honteusement proposé de vendre son pays. L’histoire convulsive d’Haïti et de Saint Domingue est riche en coups d’état, mais la folle parenthèse de Ganier est totalement effacée de l’histoire officielle de la république Dominicaine pas plus qu’il n’existe dans l’histoire de l’armée siamoise ! John V. Da Graca, un universitaire texan, auteur d’une remarquable « encyclopédie » de tous les chefs d’état du monde, ne l’a pas oublié, pour lui, il a été « déposé » sans autres précisions de date.

BAEZ était paraît-il, dit la presse de l’époque « quoique de teinte un peu foncée, parfaitement civilisé ». En un mot, c’était un « bon nègre » ! Il n’en voulut apparemment pas à Ganier qui pu probablement quitter Saint-Domingue sans difficultés et finir probablement ses jours à  Bangkok dont il a gardé la nostalgie ?


 Buenaventura Baez

 

Une fin sans gloire à Bangkok 

 

La dernière trace que nous retrouvons de lui est en effet un petite article (en anglais) dans le très précieux « Directory for Bangkok and Siam » de 1914 « An elephant hunt in Siam », il est âgé de plus de 80 ans et nous raconte avec beaucoup de verve une chasse à l’éléphant organisée par le Roi pour tout ce que la colonie « farang » connaissait de notablités.

 chasse

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Les sources :

 

A. Gréhan « nouvelles annales de voyage – notices sur le royaume de Siam » 1869

Benoît Malon «  la troisième défaite du prolétariat français » Neufchâtel 1871

Paul Delion, « les membres de la Commune et du comité central, Paris 1871

Maxime Du Camp « les convulsions de Paris », tome 4, Paris 1883

« Almanach de Gotha », 1874

De la Brugère « Histoire de la commune de Paris »

Conseils de guerre de Versailles, procès des chefs de la commune et du comité central, Paris, 1871

Louis Fiaux « histoire de la guerre civile de 1871 »

« Journal des commissaires de police » 1871 – 1872

« Histoire du corps des gardiens de la paix de Paris » 1896

Jean Jaurès « la guerre franco-allemande – la commune » 1901

John V. Da Graca « Head of state and government » Macmillan 1985.

Henri Augu « les zouaves de la mort – un épisode de l’insurrection polonaise de 1863 »

Louise Michel « mémoires de Louise Michel écrites par elle-même » Paris 1886

La Brugère « Histoire de la commune de 1871 » Paris 1871

Lissagaray « Histoire de la commune de 1871 » Paris 1929

Edouard Moriac « Paris sous la commune » Paris 1871

Comte de Montferrier « Histoire de la révolution du 18 mars 1871 dans Paris » Bruxelles 1871

Anonyme « La terreur en 1871 » Paris 1871

Edouard Rodrigues « Le carnaval rouge » Paris 1872

Pierre Vésinier « Comment a péri la Commune » Paris 1892

« Le Petit Journal » du 11 juillet 1864 - 15 mai 1869 - du 23 mars 1871 – du  30 mars 1871

« La presse » du 8 août 1871 – du 13 août 1873 – du 6 novembre 1873

« Le Gaulois » du 21 mai 1869 – 6 octobre 1873 - 10  octobre 1873 – du 6 novembre 1873 – du 8 novembre 1873 – du 16 mars 1877 - du 18 mars 1895

« Le Temps » du 8 août 1871 – du 6 novembre 1873 –

« Bulletin de l’association des anciens élèves de l’école polonaise » du 15 avril 1899 - du 15 août 1907 – du 15 septembre 1907 - du 15 mai 1912 – du 15 juillet 1914 -

« Journal militaire officiel », année 1871

« La feuille de Madame Angot », 30 novembre 1873

« Revue des deux mondes » 11.1904

« Le Figaro » des 29 juillet et 3 août 1871 et du 6 novembre 1873

Tous ouvrages numérisés par le Bibliothéque nationale "ou Googlebooks".


Sans titre-2

 

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