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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
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  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 00:10

 

2. Les relations franco-thaïes :

 Premiers pas des missionnaires français au Siam

 

Partis en Novembre 1660, la première mission de Mgr Lambert de la Motte arrivera au Tennaserim le 16 Mai 1662, soit 19 mois plus tard, et 3 mois après à Ayutthaya.

 

La mission de Mgr Pallu quittera la France le 3 Janvier 1662 avec 7 missionnaires et n’arrivera que le 27 Janvier 1664.


Il fallait donc plus de deux ans pour se rendre au Siam. Les conditions étaient très éprouvantes, et le danger permanent. Grace aux nombreux écrits qu’ils réalisèrent, tels des journalistes scrupuleux, nous en savons un peu  plus sur ce que ces périples furent.


mergui

 

Partis de Marseille, Mgr Lambert de la Motte débarque à Alexandrette, puis par voie terrestre il se rend à Ispahan par Mossoul et Bagdad.

La mission de Mgr Pallu se rendit également à Ispahan mais par Erivan. Des côtes de la Perse, les trois vicaires apostoliques (car ce sera également la route de Mgr Cotolendi, parti séparément) gagnèrent  sur des embarcations locales ou sur des navires anglais, le grand comptoir de Surate en Inde. Ce vaste entrepôt du commerce de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie était une escale obligée pour tous les bateaux qui traversaient la mer des Indes. Puis de Surate et par voie terrestre, ils se rendirent au Sud de l’Inde et s’embarquèrent pour Mergui.

 

Les voyages

 

Ils voyageront en dissimulant leur identité. A partir d’Alep en Syrie, les missionnaires de Mgr Pallu s’habillent à la turque et progressent avec des guides musulmans. Il s’agissait d’éviter certains chrétiens, portugais et espagnols notamment opposés au succès de leur entreprise. Ils s’embarquent en septembre 1663


carte-Masulipatam


 

à Masulipatam pour la presqu’île malaise (Malacca). De grosses tempêtes ralentissent leur traversée et les vivres finiront par manquer. Malgré toutes les difficultés rencontrées et la fatigue, ils persévéreront et arriveront sur la côte malaise le 27 Janvier 1664.

 

Ils rencontreront les pires difficultés pendant ces voyages. Mgr Cotolendi va mourir en Inde, d’épuisement. La mission de Mgr Pallu perdra cinq de ses membres !!! Ces expéditions pourtant éprouvantes ne vont pas altérer la volonté des prêtres venus évangéliser les « infidèles » du Siam. Qu’on en juge plutôt par la première traversée du Siam que fit Mgr Lambert de la Motte.

Arrivé le 16 Mai 1662 à Tennasserim, il nous apprend qu’ils logèrent chez un jésuite portugais, le père Jean Cardoza ; ils y restèrent  un certain temps et se chargèrent de l’entretien de deux églises. Puis ils logèrent dans la maison d’un prêtre décédé. Pendant tout ce temps, ils peinèrent à obtenir leurs passeports. Le 30 Juin ils purent enfin partir en destination d’Ayutthaya (qu’ils appellent Juthia) la capitale du Siam. Ils utilisent des bateaux de fortune et remontent le pays par voie d’eau. En effet il fallait mieux éviter la voie terrestre. De nombreux animaux sauvages auraient très vite mis leur vie en danger.

Mais la navigation se révéla aussi dangereuse. Mgr Lambert de la Motte faillit perdre la vie, son embarcation s’étant brisée sur des rochers. Il ne dut son salut qu’à la présence de gros arbres tombés dans la rivière. Mais beaucoup de bagages furent perdus et notamment leurs passeports. L’un des membres de la mission dut retourner à Mergui pour y  refaire les fameux passeports sans lesquels, ils ne pouvaient aller plus loin. Ils se retrouvèrent tous à Jalinga et louèrent une petite maison pour se remettre  de leur naufrage et se reposer. La pleine saison des pluies compliquait encore davantage les conditions matérielles. Puis des incidents entre les accompagnants éclatèrent, immobilisant la mission. Ils repartirent et après trois jours de marche, ils arrivèrent à Menam le 27 Juillet (ils étaient déjà au Siam depuis plus de deux mois.).

Tennaserim


C’est finalement la marche qui se révéla la meilleure façon d’avancer. Les charrettes étaient inopérantes dans des chemins défoncés par les pluies. Le jour ils subissaient les attaques des sangsues nombreuses et la nuit ils devaient se protéger des bêtes sauvages qui en voulaient à leurs bœufs.

 Finalement, ils purent atteindre Ayutthaya le 22 Août 1662. Ils s’installèrent provisoirement et Mgr Lambert de la Motte décida d’une retraite de 40 jours. Ils avaient bien besoin de se reposer et de méditer.

 

Attitude hostile des Portugais

 

Mais à l’issue de cette retraite, les difficultés reprennent mais cette fois elles sont « politiques ». Les Portugais qui n’avaient pas apprécié cette intrusion des missionnaires français, firent courir toutes sortes de rumeurs et calomnies sur Mgr Lambert. Ils mettaient en doute son titre d’évêque et ses pouvoirs. Il fut traité de « prétendu envoyé du Saint siège », d’aventurier, voire d’hérétique ! Le principal reproche était qu’il n’avait pas reçu de Lisbonne « l’exequatur royale ».

L’évêque apprit que sa vie était menacée et il se réfugia chez les Hollandais. Puis le 16 Juillet, il s’embarqua pour la Chine. Mais son bateau fit naufrage et il dut revenir par voie terrestre au Siam. Il s’installa alors dans un village près d’Ayutthaya. A peine était-il installé que les Portugais envoyèrent une escouade pour le faire prisonnier. La farouche résistance des locaux  à le défendre lui épargna sans doute la vie.

 

Le père De Bourges part pour Rome

 

La situation était bien tendue, et pour y mettre fin, Mgr Lambert décida d’envoyer le fidèle De Bourges qui l’avait accompagné depuis la France à Rome. De Bourges partit pour Madras, fit le tour de l’Afrique et arriva à Londres d’où il se rendit à Rome. Sa mission fut en partie couronnée de succès. L’autorisation fut donnée par le pape de nommer un nouvel évêque en remplacement de Mgr Cotolendi décédé (Ce sera Mgr Lanneau). Le pape promis d’intervenir pour confirmer leur mission de vicaires apostoliques. Mais la question de la juridiction sur le Siam ne fut pas accordée.

 

Arrivée de Mgr Pallu

 

Mgr Pallu avait atteint le Siam (nous sommes en Janvier 1664) d’où il voulait rejoindre le Tonkin, sa destination finale. Mais là -bas on chassait les catholiques et les circonstances pour son voyage étaient des plus défavorables. Il décida donc de rester à Ayutthaya et de faire du Siam la base arrière de leurs missions vers le Tonkin et la Cochinchine.

 

Mgr Pallu justifie son choix ainsi : « De Siam, la France peut toucher au Sud les îles de Sumatra, Bornéo et Java. A l’Ouest elle rayonnerait jusqu’à ses stations des Indes et de Madagascar. Elle serait à portée de fonder et de soutenir les établissements de l’Est en Cochinchine au Tonkin, en Chine, et au Japon.

Beau manifeste colonialiste.

Mais la stratégie des missions venait de changer et c’était désormais de ce Siam un peu oublié que tout devait passer. Cela allait  induire des changements et le premier fut le départ de Mgr Pallu pour la France pour redimensionner les relations avec le Siam. Il partit le 19 Janvier 1665. Il était resté à Ayutthaya à peine un an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by grande-et-petites-histoires-de-la-thailande.over-b - dans Les relations franco-thaies
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commentaires

alainest 01/01/2011 05:23



Que ne fait on pas au nom de la religion. Plusieurs siècles après cela continue.


En tout cas bon article pour commencer ce blog


Alain