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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter . alainbernardenthailande@gmail.com

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 03:08

photo guide patrick

6. Notre Isan : le guide touristique 2011 « Isan du Nord »,


« Les provinces d’Udonthani, de Nongkaï, de Bun Kan, de Nong Bua Lamphu et de Loei » de Patrick D. de Udonthani.

 Le guide de Patrick 2011 se limite donc à l’Isan du Nord soit 5 provinces sur 20

 Amnat Charoen (อำนาจเจริญ),Bung Kan, Buri Ram (บุรีรัมChaiyaphum (ชัยภูมิ) Kalasin (กาฬสินธุ์) Khon Kaen (ขอนแก่น) Loei (เลย)Maha Sarakham (มหาสารคาม) Mukdahan (มุกดาหาร) Nakhon Phanom (นครพนม) Nakhon Ratchasima (นครราชสีมา) Nong Bua Lamphu (หนองบัวลำภู) Nong Khai (หนองคาย) Roi Et (ร้อยเอ็ด) Sakon Nakhon (สกลนคร) Si Sa Ket (ศรีสะเกษ) Surin (สุรินทร์) Ubon Ratchathani (อุบลราชธานี) Udon Thani (อุดรธานี)Yasothon (ยโสธร)

 

avatar-user-1201883-tmpphp9kOG8EPourquoi ? oui, pourquoi Patrick ne présente que 5 provinces ?

 

Je ne présente dans ces provinces que des sites que j’ai personnellement visités mais ces provinces en recèlent encore bien d’autres.

Sans titre 

Il faut dire que Patrick est le premier (et à ce jour le seul en français) à avoir édité de sa propre initiative le 1er guide sur Udonthani et sa Province en 2010. Salué et encouragé par tous ceux qui aiment cette région, il a donc poursuivi ses visites  et ajouter 4 autres provinces dans l’édition 2011. Curieux, désirant partager ses « découvertes », on se doute qu’il n’en restera pas là.

 

Il ne pouvait qu’être à l’honneur dans « Notre Isan ». En effet, si vous voulez visiter ces 5 provinces de l’Isan du Nord, le guide de Patrick sera plus qu’un « instrument » utile,  mais une invitation à sillonner les routes de ces provinces.

 

Certes notre « voyageur » étant d’Udon Thani, il lui consacre donc plus  d’ espace, de visites(et donc  de pages). Vous aurez 46 pages pour la province d’Udon Thani et seulement 15 pages pour les 4 autres provinces. Il nous avait prévenu qu’il ne rendait compte que ce qu’il avait visité. Il vous appartient de l’aider à compléter les multiples ballades et visites qu’il nous propose pour la prochaine  édition.

 

guide 4

Ainsi déjà pour la ville d’Udon Thani il y a 18 choix et pour tous les goûts : des visites de temples bien sûr (le temple chinois et le wat Phothisomphorn par ex.), la visite du musée municipal, qui nous donne une idée du développement de la ville depuis  ses origines, mais aussi des ballades autour de 3 lacs et des activités possibles (3 golfs, un hippodrome, 3 fishings parcs)... mais il vous invite aussi à essayer ses « bonnes adresses »,« ses » restaurants ( cuisine thaïe et occidentale), ses magasins , ses centres commerciaux …bref  tout ce qui vous aidera passer un bon moment dans cette ville qu’il aime , sans oublier les quelques bars du soir pour discuter entre amis.

 

guide 6

Il est vrai que les ballades en dehors de la ville sont plus variées : 26 « attractions » sont proposées en 14 pages : les temples qui restent un objectif de voyage dans un pays bouddhiste , mais aussi des sites « naturels » (un  marais salant et le réservoir Huai Luang Dam par ex.), des promenades à effectuer dans 3 grands  parcs (le parc forestier de Nayung et ses chutes d’eau et le parc historique de Phutthabat avec son wat par ex.) , le village artisanal de Ban Na réputé pour sa soie et es cotonnades, et surtout le site archéologique de Ban Chiang (dont nous parlerons plus longuement dans l’article suivant), classé au patrimoine de l’UNESCO et qui rappelle que cette région a  été peuplée depuis 5 millénaires.

Bref, si vous faites une escale à Udon Thani, vous pourrez ainsi « découvrir » une partie de l’ Isan  et comprendre pourquoi certains  de vos compatriotes ont décidé de s’y installer.

guide isan 2

Et si vous voulez poursuivre  votre route, Patrick vous propose 15 pages avec plus d’une trentaine de  visites pour les 4 autres provinces. Prenez par exemple la route 203 entre Loei et Lom Sak, dit-il, vous verrez  « c’est une des plus belles de la province » ou bien sûr Nong Khaï au bord du Mékong et près de la frontière du Laos.  

Qui n’a pas rêvé un jour d’y aller. Eh bien Patrick sera votre pense bête, et vous rappellera ce qu’il ne faut pas manquer. Mieux, il vous fera (p.77) 5 propositions de circuit en fonction de votre emploi du temps.

 

Certes, son guide ne s’arrête pas là et nous donne de nombreuses informations pratiques comme par exemple : la location de voiture, les numéros de téléphones indispensables, les fêtes et festivals, l’immigration, les plans de la ville et des environs et pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie en Isan, les sites et les principaux blogs qu’il recommande…

 

guide 9

Ce guide, ente autres, vous l’aurez compris fait partie de Notre Isan.

  

Nota : Et vous avez de la chance, vous pouvez encore l’obtenir gratuitement. Contacter Patrick sur son blog, si vous ne le trouvez pas. En plus, c’est un homme charmant.

 

Une édition 2012, Patrick  ?

« Je ne sais pas. Je viens de prospecter la province de Sakon Nakhon qui sera rajoutée au guide si une nouvelle édition a lieu mais je suis actuellement sur un autre projet sur Udonthani. Mais là...CHUUTT »

 

 

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 03:07

 Isan nordLes 3 Isan ?


Pour les géographes thaïs, ce terme générique recouvre les 20 provinces du nord-est mais recoupe en réalité trois entités plus ou moins distinctes caractérisées surtout par la langue, et beaucoup moins par l’ethnologie, les coutumes et les traditions.


Les 7 provinces de l’Isan nord, ce sont spécifiquement les nôtres, celle de l’ « Isan lao ». On y parle couramment Isan dans les chaumières.           

 

Les 8 provinces de l’ « Isan centre »

 

Isan centre

 

(6 millions d’habitants environ)  ont leurs propres spécificités linguistiques, on y parle le ภาษาผู้ไท, le phouthaï (qui ressemble à du thaï standard). Ethnologiquement, on trouve une très forte minorité vietnamienne, réfugiés catholiques d’Indochine dans les trois provinces riveraines du Mékong où fleurissent autant de clochers d’églises catholiques que de djedis bouddhistes.

 

Les 5 provinces du sud, environ 8.000.000 millions d’habitants, ce sont celles de la « route des temples khmers » conduisant à Angkor.

A l’ouest, dans la province de Nakhonratchasima, autrefois et toujours appelée Korat, on parle le ภาษาโกราช, le thaï de Korat, il y aurait 2 000 000 de locuteurs, au milieu encore des dialectes tribaux (le ภาษากุย le koui qui ressemble à du thaï, 300.000 locuteurs), à l’est, n’essayez pas de comprendre, c’est du khmer, la population d’origine khmer y est nombreuse. Il y aurait encore 2 000 000 de locuteurs.

Isan sud


Ces distinctions linguistiques sont bien évidemment fragiles, on peut parler koui à Udonthani, phouthaï à Kalasin et cambodgien à Khonkaen.

 Chacun de ces langages (gardons-nous de parler de dialectes) est religieusement sauvegardé et maintenu par l’intermédiaire en particulier de leurs sites Internet, vertu du progrès qui en arrêtera peut-être l’irrémédiable disparition : Il y a plus de 60 langues locales parlées en Thaïlande affirment les spécialistes de la linguistique, certaines ne le sont plus que par quelques centaines voire quelques dizaines de locuteurs. Sans Internet, elles auraient probablement disparu.

     « Le langage de ma mère est le langage des Dieux » à dit Mistral.

L’Isan nord dont les habitants sont incontestablement des Laos (mais traiter un Isan de Lao, c’est un peu comme traiter un corse de génois) est parfaitement « thaïfié », fruit probable (mais non amer) de la politique de « thaïfication » et peut-être aussi (un peu), faute des français ?

 

Thaïfication ? La manière dont les petits thaïs apprennent l’histoire me rappelle irrésistiblement les consignes drastiques données par Jules Ferry aux instituteurs de la république dans les années 1880, eux même formés dans les écoles normales » selon des consignes de « politiquement correct » draconiennes... de bon petits français, bretons, provençaux ou catalans, aimant la république et leur patrie et devant garder leur regard enfantin braqué vers la ligne bleue des Vosges ... En Thaïlande aussi, le législateur dicte la manière dont on doit écrire l’histoire.

Et les Français ? Un peu d’histoire ne messied pas, il nous faut un tant soit peu battre notre coulpe.

Il fut un temps, jusqu’en 1778, où le grand Laos réunissait le Nord-est siamois au Laos actuel. Les missionnaires – bien avant les colonisateurs – ont pendant trois siècles, rodé autour du Laos. A cette époque, quand on parlait de "Laos", on y englobait le Nord et le Nord-est du Siam qui, à l’origine, faisaient partie du Laos et étaient peuplés de Laotiens ayant la même langue, la même religion les mêmes traditions et les mêmes coutumes. Ce fut par le nord-est que le christianisme pénétra dans le Laos actuel. La mission de Bangkok créa trois centres d’évangélisation : Ubon dans le sud, Nakhonphanom et Sakonnakhon dans le nord. Mais les missionnaires traversèrent le Mékong qui, avant l’arrivée des Français au Laos, n’était pas une frontière, la zone d’influence siamoise s’étendait jusqu’à la chaîne annamitique... Des deux côtés du fleuve, même population, même langue, mêmes coutumes, même religion. Dans les villages sur les deux rives du fleuve on avait et on a toujours des parents de part et d’autre. Le centre d’évangélisation se trouvait sur la rive siamoise. Bien avant la colonisation française, le christianisme avait pris pied au Laos à partir du Siam. Puis vint alors le grand désenchantement.

De 1884 à 1887, la France entreprend d’étendre sa domination sur les principautés laotiennes au détriment du Siam. Pavie, s’employa à ramener la frontière à ouest du Laos au Mékong, malgré l’opposition du Siam. Il s’ensuivit une série d’incidents frontaliers qui furent réglés par le traité franco-siamois du 3 octobre 1893, par lequel les Siamois renonçaient à leurs prétentions sur le Laos. Le Mékong était devint une frontière politique.

La population du Nord-est, autrefois méprisée par les chefs de district, grugée, assujettie aux corvées, voyait la fin de ses misères dans l’arrivée des Français. Les pauvres gens (les rouges d’alors ?) espéraient être enfin respectés, traités avec plus de justice, devenir un peu plus libres. Les autorités siamoises s’en rendirent compte. Aussi changèrent-elles de tactique, se firent plus douces par crainte de voir la population fuir au Laos. Les Français déçurent profondément les Laos. L’anticléricalisme devint objet d’exportation à partir de 1903. « Liberté – égalité – fraternité » mais  pour qui ? Les corvées ne diminuèrent pas. Il n’y avait pas de dimanche pour les corvéables. Le serment de fidélité au roi fut prêté à la République dans une pagode avec eau lustrale, y compris pour les chrétiens. On mobilisait des porteurs en toute saison, même en période des champs. Comme le Laos ne rapportait rien pour remplir les caisses de la colonie, on vendit de l’opium aux populations villageoises. Chaque village devait obligatoirement en acheter une quantité déterminée tous les mois alors que les missionnaires avaient toujours lutté contre les opiomanes. Les Français détruisaient la famille et la société laotienne. Aussi, des chrétiens passèrent le fleuve et allèrent se cacher au Siam, à la plus grande joie des Siamois. La population laotienne n’avait rien gagné à changer de maître. Les chrétiens Laos n’avaient pas obtenu les privilèges auxquels ils rêvaient un peu trop haut. Tout cela s’est tambouriné et plus encore sur les deux rives du Mékong. Pavie ne s’est pas réveillé mais a du se retourner dans sa tombe. Si le Laos avait été colonisé «  à la Pavie », le Laos siamois aurait-il pu suivre un mouvement centrifuge en direction de la France ? Il est vain de faire à posteriori de la politique fiction.

Aujourd’hui, l’Isan spécifiquement lao, ce sont 7 provinces dont voici les sceaux (ตรา – tra) officiels, ils sont lourds de symbole, même si l’héraldique siamoise n’a rien à voir avec l’ésotérisme de la nôtre (celui de Bungkan « le lac noir » est en cours de conception, la province ayant été détachée de celle de Nongkhai en 2010)

 

blasons


La province de Nongbualamphu a été détachée de celle d’Udonthani en 1993. Son sceau rappelle le passage du roi Naretsuan en 1574, en campagne contre le Laos, sa statue trône face à l’administration provinciale.


Celui de Kalasin (littéralement « noir - lac »), province depuis 1932 détachée de celle de Mahasarakham,  représente justement ce lac aux eaux noires.


Celui de Khonkaen honore un djedi contenant des reliques de Bouddha, comme celui de Loei.

Celui de Nongkhaï représente un étang bordé de bambous.


L’incertitude plane encore sur celui à venir de Bungkan, des récriminations ayant surgi sur le choix même du nom (un ancien amphoe) qui serait maléfique ?


Voilà la région la plus aride, la plus pauvre et la moins visitée de Thaïlande. Le sol est composé de grès et de latérite, il est ingrat, en dépit de la constructions de barrages et lacs artificiels gigantesques, Ubonrat à Khonkaen, Lampaodam à Kalasin. Le climat est marqué, comme aurait dit Monsieur de La Palice, en saison froide, il fait froid, en saison chaude, il fait très chaud et en saison des pluies, il pleut et plus encore. Les barrages n’empêchent pas des inondations souvent meurtrières (en 2010 notamment) mais admirons alors la solidarité villageoise ! Par exemple, distribution gratuite de couvertures en saison froide : les miennes viennent du ผู้ใหญ่บ้าน phouyaïban ce que l’on traduit par « chef de village » mais qui signifie tout simplement – on a le sens de la hiérarchie – « personne importante du village ». Si la région a bénéficié de plans pharaoniques pour l’amélioration de l’agriculture, des transports et des réseaux routiers, si elle possède des villes importantes, ne disputons pas du point de savoir si Khonkaen l’emporte sur Udonthani ou vice-versa, les quelques 6,5 millions d’habitants de nos 7 provinces (statistiques officielles de 2008, comme tous les chiffres donnés ci-desus, elles valent ce qu’elles valent) y vivent dans les 5.591 villages dont elles sont émaillées. Et si sa population industrieuse se répand dans tout le pays pour y gagner de quoi nourrir la famille, caisse de retraite des parents, elle rejoint fidèlement le « village » à l’occasion des grandes fêtes bouddhistes, nouvel an civil, nouvel an bouddhiste ou Loïkratong. Partout maintenant, réseau électrique, eau publique, réseau téléphonique sans faille, boutiques Internet mais voilà un spectacle que vous rencontrerez encore tous les jours tout comme il y a quelques dizaines d’années :

vaches

Si de plus en plus le riz se moissonne à la moissonneuse-batteuse, le « plat  pays » ressemble alors singulièrement à la Camargue, vous verrez au hasard de vos promenades, à l’époque où la région est en pleine effervescence, toujours la moisson à la faucille ou la coupe des cannes à sucre à la machette à grands renforts de musique, de chansons et de rigolades, et pourtant, ils ne sont le plus souvent payés qu’en sacs de riz !

 

C’est cette région que nous nous proposons de vous faire découvrir non pas comme un guide touristique, il en est de fort bien fait (notamment celui de notre ami Patrick, d’Udonthani (Cf. article suivant)) mais au hasard de nos coups de cœurs. Il y a encore des temples ou l’on prie en des lieux dont Maurice Barrés aurait dit qu'ils « inspirent l'âme », des sources miraculeuses en des lieux « où souffle l’esprit ». C’est aussi peut-être ici qu’il y a des milliers d’année est née sinon la civilisation, du moins une des plus anciennes, à Ban Chiang dans le bassin du Mékong.

Les thaïs « de la ville » considèrent souvent les habitants de l’Isan comme des « paysans » oubliant, comme tout citadin qui utilise ce mot dans un sens négatif, que sans paysans, le riz ne leur tomberait pas du ciel .....

 rizière

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 03:05

Organisation administrative de la Thaïlande, un miroir brisé ?


200px-Myth garuda 01« Le Royaume de Thaïlande comprend 4 zones géographiques selon l'Institut Royal Thaïlandais (le Nord, le Nord Est, le Centre et le Sud).

Ces zones sont divisées en 77 Provincesen Thai จังหวัด changwat  - la dernière en date étant celle de Bung Kan au Nord Est de Nong Khai créée au mois d'août  2010 - qui correspondent en gros à nos départements.

En effet chaque Région est dirigée par un Gouverneur nommé par le Ministre de l'Intérieur (comme le sont les Préfets en France) 


La capitale Bangkok compte tenu de son importance est à elle seule tout comme Paris assimilée à une Province particulière  กรุงเทพมหานคร - Krung Thep Maha Nakhon.

Son Gouverneur n'est pas  nommé par le Ministre mais élu par la population pour un mandat de 4 ans. Elle est subdivisée en 50 districts appelés non Amphoe mais khet qui sont subdivisés en 169 kwaeng  แขวง  équivalent aux Tambons dans les autres provinces. Les chefs de district sont nommés par le Gouverneur. Le Conseil métropolitain de Bangkok aussi appelé Administration Métropolitaine de Bangkok ou BMA a pouvoir sur les arrêtés municipaux et le budget de la ville.


Le Nord Est comporte 20 provinces sur 77 pour la Thaïlande :Sans titre-1

1. Amnat Charoen (อำนาจเจริญ) 2. Bung Kan (บึงกาฬ) 3. Buri Ram (บุรีรัมย์) 4. Chaiyaphum (ชัยภูมิ) 5. Kalasin (กาฬสินธุ์) 6. Khon Kaen (ขอนแก่น) 7. Loei (เลย) 8. Maha Sarakham (มหาสารคาม) 9. Mukdahan (มุกดาหาร) 10. Nakhon Phanom (นครพนม) 11. Nakhon Ratchasima (นครราชสีมา) 12. Nong Bua Lamphu (หนองบัวลำภู) 13. Nong Khai (หนองคาย) 14. Roi Et (ร้อยเอ็ด) 15. Sakon Nakhon (สกลนคร) 16. Si Sa Ket (ศรีสะเกษ) 17. Surin (สุรินทร์) 18. Ubon Ratchathani (อุบลราชธานี) 19. Udon Thani (อุดรธานี) 20. Yasothon (ยโสธร)

Chacune de ces Régions est divisée en districts en thaï อำเภ Amphoe correspondant à nos Arrondissements.

Les districts sont dirigés par un Chef de district  นายอำเภอ nommé par le Ministre de l'Intérieur et adjoint du Gouverneur.   Ces Chefs de district  correspondent à nos Sous Préfets.

Ainsi par exemple, la Province d'Udon Thani est divisée en 18 districts Amphoe et 2 districts mineurs King Amphoe.   Ces districts sont subdivisés en 155 communes tambon et 1682 villages. »

                                ------------------------------------

Le régime thaï actuel de 1892 a donc manifestement été calqué sur le modèle français, à plusieurs étages, ne parlons pas du statut de la capitale qui est comme celui de Paris, spécifique :

Les quatre « régions », ภาก (transcription officielle Phak) nord, nord-est, centre et sud ne correspondent pas à une réalité historique bien assise, un Isan-lao de chez nous n’a rien à voir avec un Isan-khmer du sud,  pas plus qu’un ilien de Samui n’a la moindre affinité avec un musulman des trois provinces du sud, source de perpétuelle et sanglante agitation. Elles sont plutôt des zones géographiques.


Il est difficile de les comparer aux 22 régions métropolitaines françaises qui correspondent peu ou prou à nos anciennes « provinces » plus ou moins bien reconstituées (par exemple inclusion des Hautes-Alpes - dauphinoises depuis toujours - ou du pays niçois – français depuis peu - dans la région provençale)

Les จังหวัด (transcription officielle Changwat, prononciation djangwat), le mot est généralement traduit par « province » présentement 77, correspondent plus volontiers aux 83 départements français d’origine.

A la veille de la révolution, l’organisation administrative du royaume était d’une épouvantable complexité. Un projet imbécile de l’Abbé Sieyès de division géométrique au cordeau fut pertinemment rejeté (voir ce que ça donne en Afrique).  

 

sieyes


L’heureuse intervention de Mirabeau, il savait quand il le fallait pousser un « coup de gueule », aboutit au décret du 22 décembre 1789 découpant la France en 83 départements.

220px-Mirabeau par Injabert 2

Cette division n’est pas fantaisiste, elle repose avec plus ou moins de bonheur et d’erreurs sur l’implantation des tribus gauloises qui nous sont fort bien connues par la description qu’en firent les historiens romains ou grecs. Jules César est resté 10 ans chez nous et sa description de la Gaule est méticuleuse.


La division de la Thaïlande en « provinces » n’est pas non plus innocente.

La structure actuelle date de la réforme administrative de 1892 essentiellement sur la base des anciens เมือง (transcription officielle mueang, prononciation müang), petites chefferies locales datant du royaume d’Ayutthaya et alors dirigées par des roitelets plus ou moins soumis à la juridiction de Bangkok.

Les subdivisions, inutile de donner une traduction de ce qui est intraduisible :

อำเภอ l’amphoe serait l’équivalent très vague de ce que sont nos arrondissements. La comparaison doit immédiatement en rester là. Ils sont actuellement (environ) 350 chez nous et (environ) 800 en Thaïlande.

ตำบล le tambon serait l’équivalent très vague de ce que sont nos cantons. Même observation, ils sont environ 7.500 pour environ 4.000 cantons chez nous. Le miroir continue à se briser !

หมู่บ้าน le mouban (transcription officielle muban), nous revoilà dans nos petits villages !

Et une origine que l’on peut comparer à celles de nos communes même si le miroir est encore mieux brisé que le miroir français.

A la veille de la révolution, il y avait 27 ou 28 millions d’habitants en France (« quelques » millions au Siam) et la subdivision administrative de base était la paroisse, il y en avait 60.000, le Roi de France se flattait de régner sur un pays aux « cent mille clochers ». Cette subdivision s’est insensiblement créée lors de la désagrégation de l’empire romain à une époque où la seule structure cohérente était celle de l’Eglise catholique. Les 41.000 communes de 1789 ont été constituées sur la base de ces paroisses, les villes en regroupant plusieurs ont constitué une seule commune. Il y en a actuellement environ 37.000 pour 65.000.000 millions d’habitants. La moyenne donne donc une population de 1750 habitants par « clocher », mais la comparaison ne vaut pas grand chose dans la mesure où la population peut varier d’un peu plus de 2 millions (Paris) a, en réalité, zéro, toutes petites communes rurales dont la population est fictivement constituée par les inscriptions sur les listes électorales et qui ne sont peuplées qu’épisodiquement tout en parvenant à constituer un Conseil municipal de 9 membres ! Cette structure est – parait-il – incohérente sur le plan de la gestion administrative. Y touchera-t-on un jour ? Les français sont et restent attachés à leurs origines et il y a plus d’un demi-million de personnes qui peuvent se targuer de leur qualités de « conseiller municipal » ou de « Maire » et ont leur rôle à jouer dans les élections sénatoriales.


Il y a environ 75 ou 80.000 villages en Thaïlande.

Pour notre seule région Isan, environ 22 millions d’habitants, 20 provinces, 327 amphoe, 2.602 tambon et 27.440 villages.

Si je tente de comparer ce qui est comparable,

Bouches du Rhône, 2 millions d’habitants, 4 arrondissements,  57 cantons et 119 communes.

Ubonratchathani, 1.800.000 habitants, 25 amphoe, 219 tambon et 2.469 villages.

Pourquoi cet effarant morcellement ? Les subdivisions administratives (arrondissement et cantons en France) ont été constituées tout simplement pour permettre à la population de se rendre sans difficultés majeures au chef lieu de canton ou au chef lieu d’arrondissement. Il en est de même ici ou les difficultés de déplacements étaient (sont) plus difficiles.

La création de nos communes a tout simplement une origine historique, l’accaparement par l’église catholique du pouvoir de base administratif (et religieux, bien sûr) à une époque où le pouvoir politique était en déshérence.


Je ne suis pas certain que les villages siamois se soient créés autour de leurs temples, ce sont plutôt les temples qui se sont installés dans les villages au fur et à mesure de l’implantation plus ou moins tardives du bouddhisme. Les statistiques sur le nombre de « wats » en Thaïlande varient selon les sources de 30 à 45.000 !

Il est une constante dans l’histoire de l’humanité que les hommes se regroupent par phratries ou tribus autour de ce qui est vital pour la vie, l’eau. L’isan plus que les autres régions, vit au rythme des saisons, nous savons tous ce qu’est la saison sèche, plus encore dans les campagnes où selon les périodes la น้ำประปา namprapa, l’eau de la ville, n’est distribuée qu’au compte goutte..... importance essentielle à tel point que celle-ci n’est pas facturée en dessous d’un certain seuil de consommation.

C’est manifestement autour des points d’eau que se sont édifiés nos villages, l’onomastique est là pour nous le montrer. Si le nom de nos villages français tourne souvent autour de leur clocher, celui de leur saint patron, celui des villages thaïs tourne autour de l’eau !

Combien de หนอง nong – étang, de บึง bung  – marais, น้ำ nam – eau,  แม่น้ำ mènam – fleuve, บ่อ bo – puits, สินธ์ sin – rivière, หวั้ย ouaï – ruisseau ?

Combien de sources miraculeuses ? L’humanité les vénère depuis toujours, des sources de la Seine à celle de la Mecque, de Lourdes à la Grèce et à l’ancienne Egypte, elles donnent la vie et elles guérissent. Il y en a une fort fréquentée près de chez moi, je vous conduirai un jour la visiter.

Les chiffres que je donne proviennent du bulletin des lois thaï dont la lecture est aussi absconde que celle du journal officiel de la république française. Si je me suis trompé dans mes additions ou divisions, vous aurez la gentillesse de le pardonner.

 

Ou de consulter, le fort intéressant article publié sur le blog ami de

http://gerard.pissamai.over-blog.com/article-organisation-administrative-de-la-thailande-la-province-d-udon-thani-56893817.html, dont nous nous sommes inspirés.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 03:06

TITI DANS LA RIZIERE 006Notre ISAN 3 : L’Isan en Thaïlande (démographie et rapport entre les Régions )

A partir de la lecture de l’article : Construction ethnique et ethnorégionalisme en Thaïlande de Jacques Ivanoff, Carnet de l’IRASEC n° 13, rapppelons quelques vérités sur notre Isan :

Chaque pays a bien sûr sa façon de présenter, d’écrire son Histoire (Cf. notre article 13, Le Nationalisme et l’école). Les Thaïs siamois aiment tant  montrer l’ancienneté de la race thaïe,  reconstruire leur passé,  l’unité du royaume depuis le XI ème siècle, oublier leur passé esclavagiste et colonisateur , justifier leur domination sur les autres peuples qui habitent ce pays. Mais voilà les Siamois sont minoritaires au Siam, oh pardon en Thaïlande.

 thailande-groupes-ethniques

Le tableau ci-dessous est  très explicite et a l’avantage de ne pas être contesté :

 

 

GROUPE                                               REGION PRINCIPALE

 

Groupes de langues thaï                                                           83%                           

Siamois                                                  Centre                                                      40 %

                                    

Isans (ou Lao-Thaïs)                              Nord-Est                                                  31 %

 

Muangs (ou Yuans)                                Nord                                                        10%                                              

Thaïs du Sud (ou Pak Tai)                     Sud                                                           4 %                     

Thaïs musulmans                                  Centre et Sud                                             1 %

muslim

Autres groupes thaïs (Shan, etc.)          Centre et Ouest montagneux                     2 %

  

Sino-Thaïs et Chinois                           Régions urbaines (surtout Bangkok)  10 %

Groupes austro-asiatiques                                                                                  2,2 %

Khmers                                                 Est frontalier                                            1,5 %                                               

Sans titre-5

Môns                                                     Centre                                                      0,2 %

Kuis                                                       Nord-Est                                                 0,4 %

Autres (Lahus, Lawas, etc.)                   Nord montagneux                                  0,1 %

 

Austronésiens (Malais)                          Sud frontalier                                       3 %

Groupes montagnards                                                                                          1 %

Karens (tibéto-birman)                           Nord et Ouest montagneux                    0,6 %

ethnique-mini

Hmongs et Yaos                                     Nord montagneux                                  0,2 %

Autres (Akhas, etc.)                                Nord montagneux                                  0,2 %

 

Groupes immigrants                                                                                          0,3 %

Vietnamiens                                             Régions urbaines et Nord-Est             0,2 %

Indiens et autres                                       Régions urbaines                                 0,1 %

 

On peut donc observer que la Thaïlande comprend de nombreux peuples, que les Siamois ne sont pas majoritaires en Thaïlande (env. 40 % de la population) et que les Isan constituent presque le tiers de la population de Thaïlande sur 68 millions d’habitants. Mais :

 

« Ce sont les Thaïs siamois qui dirigent le pays, qui ont défini la norme

linguistique et imposé leur variété linguistique à l’ensemble du pays, notamment au gouvernement, dans l’éducation et dans les médias écrits. Le thaï officiel correspond en effet au thaï siamois. Les Thaïs siamois se considèrent comme les « vrais Thaïs » ».

 

Nous avons déjà raconté cette histoire, comment le Pouvoir siamois depuis Rama V et surtout depuis Phibun  avant et après  guerre, avait mis en oeuvre une idéologie efficace, une « propagande », la Thaïness,  qui a tenté et souvent réussi à faire croire à l’exclusivité de la « race »  siamoise.

 

Mais avec l’arrivée de Thaksin et les mouvements « Rouge » et Jaune, les tabous volent en éclat,  la Parole s’ émancipe, des forces  se libèrent dont personne ne peut prédire les effets, surtout avec les incertitudes  de la succession royale future. Ce qui semblait aller  de soi est de nouveau « discuté » et « La conscience des limites des Thaïlandais s’est développée et les frontières ethniques et géographiques sont une nouvelle réalité. Hier la Birmanie, aujourd’hui le Cambodge, on se rend compte que des frontières « à risque » existent (implicitement non thaïes ou non thaïsées)»

 

D’où le recours au nationalisme et à l’unité du territoire pour souder les populations d’un pays. L’incident de Phreah Vihear en est l’exemple actuel. Et les  shows télévisuels des « Jaunes » rencontrent un certain succès.

 

Revenons à nos Isan.

 

En effet, l’ Isan comporte en fait 3 Isan, 3 groupes ethniques très différents : les  Thaï Isan, les Khmer Isan et les Souay (les Kui) (Cf. ce sujet traité en  notre article 5 : les 3 Isan , sans compter les Siamois, les Laotiens, les Vietnamiens…ce qui ne veut pas dire que tous se reconnaissent comme Isan, surtout si on leur demande. L’ambiguïté provenant du terme qui recouvre à la fois une entité géographique et une entité ethnique

 

On peut dire de même, pour le terme Thaï qui désigne à la fois  la langue des Siamois et le nom de l’ethnie siamoise, qu’il faut distinguer des Isan, des Muangs, des Pak Tai, des Kmer, des Chinois, des Khaek, des groupes montagnards (Karens, Hmongs, Akhas …) bien qu’ils soient tous Thaïlandais, mais pas tous des vrais Thaïlandais .

 

Car nous dit M. Ivanoff, « les Thaïlandais sont tous des phi nong prachachon, des « aînés cadets citoyens ». Car la nation est une famille, le choix du terme lui-même de chat le montre.

« Le terme utilisé pour nation, chat, se réfère aussi à une famille étendue. Chat était un concept riche et varié, une des raisons pour laquelle il a été utilisé pour traduire nation […]       L’histoire du chat s’est affirmée au cours du temps : son substrat bouddhiste est emprunt d’un sens familial et plus politique ensuite…Ce concept de famille, de phi nong, a pour résultat implicite que les habitants qui sont membres de la famille ne sortent pas du cercle et que les adoptés sont rares… On renaît dans le cercle de la nation, on n’en sort pas, les cycles sont infinis comme ceux des renaissances. D’ailleurs le but ultime du chat, c’est la délivrance des individus.»

 

Mais, dit-il, certains membres de cette famille thaïe sont pourtant plus nong [cadets] que d’autres, c’est ainsi le cas des Isan. Une hiérarchie existe avec des sous-catégories de Thai Isan, de Thai-islam, de Thai Mai

 

Cette hiérarchie a longtemps été acceptée, et cela jusqu’à l’apparition des Rouges qui englobent désormais plus que les simples paysans mécontents. Remarquons que certaines dénominations sont officielles, comme le Thai-islam qui reconnaît la religion comme une variable de l’ethnicité thaïe. Les Thai Isan sont, quant à eux, une catégorie acceptée qui se définie d’abord géographiquement (le Nord-Est), puis linguistiquement (le phasa isan bien qu’il en existe beaucoup de variantes) et enfin ethniquement (les Isan sont des Thaïlandais d’origine laotienne mais aux caractéristiques différentes depuis leur inclusion dans les frontières thaïlandaises.

 

Mais les marqueurs identitaires sont souvent basés sur des clichés dépréciateurs à propos de la nourriture,  la musique, la couleur de la peau… Les Isan sont arriérés, paysans incultes, leurs filles sont foncées de peau et donc jugées peu séduisantes (sauf pour les Blancs, et cela selon les Thaïlandais Siamois). La couleur de la peau, bien qu’étant foncée dans les deux cas, est un marqueur dans une région mais pas dans l’autre. On voit comment fonctionne le régionalisme : il s’approprie toutes les caractéristiques externes qu’on lui reconnaît. Riche, démocrate, violent, c’est le Sud ; pauvre, inculte, aux filles juste assez belles pour les Blancs, c’est le Nord-Est.

 

 Aucune catégorie n’est vue selon sa culture. Les leadeurs « jaunes » doutent même  de son existence. On ne veut pas reconnaître les liens traditionnels et culturels communs avec le Pays voisins.


Pour les Isan et les Malais, la situation est identique ; voilà deux groupes

« nationalisés » aux dépens du pays voisin mais qui partagent avec lui les mêmes traditions musicales, théâtrales, les mêmes langues (même si on peut discuter sur les différences entre isan et lao et malais de Patani et malais de Kelantan)…

Couper ces liens, c’est couper la fluidité de la frontière réinventée depuis

l’intégration forcée en Thaïlande.

                                              -------------------------------

 Nous avons appris que les Isan composent 31 % de la population thaïlandaise. Que sous ce terme se  regroupaient des groupes ethniques très différents aux origines,  traditions, coutumes, langues différentes aussi,  dont les 3 principaux sont les Thaïs Isan, les Thaïs Kmer, et les Thaïs  Kouis.

 

Nous avons  appris qu’ils se reconnaissaient comme Thaïlandais bien qu’ils fussent conscients qu’’ils étaient vus avec mépris voire parfois avec racisme  par les Thaïs Siamois de Bangkok et du Centre.

 

Le grand écrivain Isan Pira Suddham ne disait-il pas :

 

 « Certains Thaïlandais de Bangkok... ont dit que je n'étais pas Thaïlandais, mais... un buffle ou un paysan ».

 

Mais depuis l’arrivée de Thaksin au pouvoir et l’avènement des « Rouges » beaucoup d’Isan se sont « réveillés » politiquement et veulent désormais participer au Pouvoir et ne plus être considérés comme des citoyens de  seconde zone.

 

La Thaïness n’est plus désormais le seul discours possible.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 03:05

2.4 Le Blog  «  le Farang-Isan », de Jeff de Pangkhan

http://www.jeffdepangkhan.com/le-farang-isan-a2924654

 Laissons-le se présenter :

jeffJe suis un farang i-san (bok sida en lao) [ En Isan ], depuis plus de dix ans et comme je ne me suis pas spécialisé dans la culture du riz, et que je me suis ouvert aux nouvelles technologies ,j'ai décidé de vous présenter une région de Thaïlande très méconnue où des gens extraordinaires y habitent, des paysages étonnants, des anecdotes croustillantes, des coutumes hors du commun, pour le faire simple, un endroit déroutant.
Ici on m'appelle JEFF ou Pougny Jeff lorsque l'on me connait, je suis Français et habite avec ma famille dans une province de Thaïlande que l'on nomme ROI-ET…dans le village de Pangkhan

Ce blog est né le 1 février 2010 et comprend 120 articles environ sur des sujets très divers, qui rendent bien compte d e ce que peut être la vie dans un petit village de l’Isan, avec des photos qui donnent couleurs et pittoresque aux moments  de vie racontés.

 

Il recommande le blog de Michèle, les blogs de Patrick et d’Alain, et le mensuel francophone « Le Gavroche ». Nouveau parmi les blogueurs, j’aime assez cette « fraternité» partagée parmi des personnes qui n’ont pas forcément la même culture, mais qui partage la même passion, ici celle de l’Isan.

 

40198 1175623366763 1713450588 318740 7549383 nJeff raconte son quotidien.

 Ainsi si on prend 2 pages par exemple de son blog, on aura la visite d’amis au village de Pangkhan, l’ambiance, le menu et le plaisir de bien manger (la cuisine et le plaisir de partager des bons plats entre amis  sont  souvent relatés ) et puis il nous racontera les déboires d’un expat qu’il connait et qui a  perdu tout son avoir en croyant faire des « affaires «  en voulant monter une petit boite de transports en Isan dans un style un peu moqueur, avoue-t-il, mon style « nature ».( On  a tant d’histoires à raconter sur les « malheurs » de nos compatriotes qui ont souvent négliger d’ apprendre les us et coutumes de leur nouveau Pays )  Et puis, sans transition , il va nous rendre compte de la 2 ème récolte de riz et les problèmes de l’irrigation :

 

En effet après une année de blog si on se réfère aux articles d'avril mai de l’année dernière ,je parlais de la deuxième récolte du riz de deuxième catégorie"le Khao Na Phang"et les problèmes liés à l'irrigation, les pesticides et engrais en tous genres, le manque d'eau etc..Alors cette année, les inondations de septembre octobre au sein de régions grandes productrices de riz (voir article de septembre octobre) ont fait que le gouvernement a décidé pour rattraper les pertes(environ 15%)de la production annuelle du pays, d'autoriser encore plus d'agriculteurs à faire une deuxième récolte dans des régions comme autour de Pangkhan au détriment surement des réserves d'eaux de l'I-SAN. Le représentant du ministère de l'agriculture a donc annoncé via les énormes hauts parleurs du village les noms des propriétaires des rizières autorisés à faire une deuxième récolte, en fait tout le monde cette année(l’année dernière certains seulement furent autorisés, mais connaissant la discipline thaï tout le monde en avait déjà fait(chut!! faut pas le dire)

 

Et puis on va faire un tour à la kermesse de l’école de sa fille, pour évoquer dans la page suivante, l’organisation des villages et les services rendus par les marchands ambulants.

SANY0492111 Il vit dans un village, mais bien sûr est touché (comme nous tous) par des faits de société et l’actualité « brûlante » comme le sida et la  censure, les graves « événements » politiques  d’avril/mai 2010, qui ont vu les « rouges » écrasés par l’ Armée : « Une fois n'est pas coutume, on va parler de ce qui se passe à Bangkok depuis ces dernières heures mais aussi depuis de nombreuses années.....
un peu de politique quoi!!!!!. »

 

 Et puis on va passer aux repas de noël et du nouvel an et la soirée au karaoké du coin, pour retourner à la pratique des brulis des rizières et partir avec Jeff sur Khon Kean (et le buffet du Pulman) et Udon Thani rencontrer ses copains (avec une invitation à goûter les bons produits d’Alain (le torréfacteur) d’ Udon délices)…

 

C est cela le blog de Jeff, son style, avec ses « chroniques » comme il dit comme par exemple : il part sur le coq du voisin qui le réveille quelque peu, et il raconte l’épisode douloureux  de la grippe aviaire  (« le gouvernement thaïlandais donnait 60 baths(1,25euros) pour l'abattage des poulets et autres alors les i-san allaient les planquer dans les fin-fonds des rizières tellement ils aiment leurs bêtes à plume »s) pour nous informer ensuite  sur leur passion  des combats de coqs et des paris (« il est vrai qu'un coq qui gagne rapporte des milliers de baths pour les paris et aussi pour la reproduction et la revente alors il est normal de les protéger non »).

 

Et il y a 28 autres  pages de la même  veine  avec « quelques coups de gueules de temps en temps lorsque j'en ai le temps, franchement ne craignez rien Messieurs les censeurs parce qu'entre nous, au fin fond de l'I-SAN, j'aurais plutôt tendance à m'en contre fout.
Les villageois de Pangkhan et d'autres philosophes notoires ou de comptoir m'ont appris une chose entre-autre:
"Balayons bien devant chez soi avant de vouloir nettoyer devant la porte de son voisin »  »

Mais non Jeff, tu ne t’en fous pas.

Tu es attentif à tout : aux 16 000 morts sur les routes, à la grand’mère de 112ans ! à l’ émotion ressenti lors de son décès …au mariage de la cousine, aux marchands ambulants , aux problèmes des paysans , aux différentes fêtes de Thaïlande (songkram, Lok Kratong…), au rituel  du Tamboun (« on peut traduire par la donation)a lieu tous les matins et partout en Thaïlande dans n'importe quelle village petite ville et tous les quartiers des grandes villes,c'est un rituel important ici ,d'abord pour les gens,en faisant une offrande ,les moines alors expriment une litanie(?)en Sanskrit,ce qui fait du bien à la conscience collective des gens ou tout simplement lorsque qu'ils veulent que quelques choses leur arrivent alors en donnant aux moines le Bouddha s'exprime par leur intermédiaire et si ce désir s'accomplit alors la boucle est bouclée et c'est grâce au Bouddha que c'est arrivé,je n'ai peut-être pas été très clair mais s'il ne font pas le "TAMBOUN" alors peut-être de mauvaises choses leurs arriveront » ),à la saison des courses inter-villages longeant la nam Chi (« ils vont s'affronter dans des courses folles,espérant tous être les finalistes pour se rendre alors à Nongkai sur le Mekhong pour la grande finale inter-provinces,il y aura alors plus de un million de spectateurs sur les berges(j' vous dis pas le bordel »).

 

Tu essayes de comprendre leur culture, leur mentalité, ce qu’ils aiment ou pas :

« Les isannais sont tellement superstitieux que les esprits et les vivants doivent être chacun à leurs places et "les vaches ser....."  », eh oui les "PI"(les esprits) étaient arrivés et il fallait les rassasier.....Alors on m'a dit que c'était une fête bouddhique mais je pense tout de même emprunter à de vieilles croyances animistes..tous ceux qui ont un défunt dans la famille (entre nous ça concerne tout le monde)vont au temple donner à manger, boire, fumer aux morts pour qu'ils soient contents et retournent d'où ils viennent, rassasiés, repus, car si on oubliait de les contenter alors ils resteraient tout le temps à coté du monde des vivants. On va voir aussi les  chamans qui prédisent l'avenir, les gens de l'i-san en sont très friands.

temple ban lamp pu juillet 09 013La place qu’occupe le bouddhisme dans leur vie. Tu vas  ainsi décrire par exemple  le OK PHENSA (prononce oque pan sa) est donc le terme de la retraite des moines au temple. Littéralement le Ok Phensa veut dire la sortie du Phensa et s’ il y a sortie il y a eu une entrée du Phensa. Il y a trois mois je décrivais ce Khao Phensa dans mon article du 29 juillet : «  le khao phansa est le moment où les moines se retirent,restent au temple pour méditer pour une période de trois mois, on pourrait assimiler cela au carême chrétien,c'est d'ailleurs le moment où nombreux hommes décident de faire retraite au temple durant cette même période, retraite qu'ils doivent faire au moins une fois dans leur vie s'ils veulent suivre les préceptes du Bouddha!!! »

 

Tu vas être attentif au travail des femmes : Le tissage ici, c'est uniquement une affaire de femmes.
Certains brins seront teintés de toutes les couleurs...pour usage personnel mais surtout pour la vente, acheminées jusqu'à Bangkok pour les finitions et ensuite être exporter !!!On en retrouvera l’été sur les marchés et les supermarchés de France par exemple. Toutes ces périodes creuses sont exploitées pour améliorer les revenus de l'agriculture, en janvier le riz récolté, ce sera le tissage de la soie, d'autres avec une vieille SINGER piqueront jeans , tee-shirt, et autres produits de confection pour un assemblage final dans la capitale...
et pendant ce temps là ,les hommes, qu'est-ce qu'ils peuvent bien fabriquer?
Eh bien comme le titre l'indique, ça picole sec au village,
on n'a pas de frics mais les épiciers font facilement crédits en ce moments ,les futures récoltes de riz laissent présager qu'ils auront les moyens de rembourser leur dettes.

 

Et les farangs isan  du coin, que font-ils ?

Outre , d’essayer de s’intégrer ou pour le moins de respecter les us et coutumes des Isans ; et bien ils n’oublient pas qu’ils sont Farangs et qu’ils ont  aussi besoin d’aller «  au marché et à la boutique supermarché, bar, resto et lieureux de rencontrr des farangs isan italiens, allemands, suisses, français , anglais, on y refait le monde, se raconte les anecdotes des villages de chacun ; Enfin c'est le bistrot, c'est d'ailleurs souvent le départ des soirées torrides de Selaphum… »

 Ou bien,  ils font de temps  en temps  l'excursion à la ville!!! A ROI-ET city ou au Molan sing  (vous connaissez ?)  « Ah le molam sing, nous en avions dit quelques mots lors d'articles précédents...) ou bien, comme Jeff,  on se ballade en vélo : «  je continuais vers Ban Pochan et juste avant je tournais à gauche pour longer la petite rivière vers le temple des morts de ce même village et tombait sur une petite ferme où on cultivait le fruit du dragon, de son vrai nom Le PITAYA »   Et on va  avoir droit à une  explication.

C est cela le style Jeff : ces coqs à l’âne bien sympathiques, ces récits, ces anecdotes qui sans prétention nous font découvrir ce que peut être la vie dans un village Isan : ses fêtes, ses coutumes, ses joies et ses peines, ses difficultés aussi …sa VIE .

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 03:06

 2.2 Le Blog d’Alain à Udon Thani

DSCF3571Le blog d’Alain (alainudon.over-blog.com) est né en mai 2008. Il n’avait comme prétention, dit-il, que de partager des photos avec sa famille et ses connaissances, et puis ……….3 ans plus tard , il se retrouve avec presque 500 articles , ou plutôt reportages .

 En effet, Alain s’exprime surtout à l’aide de photos qu’il commente, qu’il « légende ». Il n’aime pas trop écrire. Veut-il rendre un hommage à Jean Ferrat, qu’il ajoute « Pas de blabla, tout est dit sur le net  ». Veut-il rendre compte d’un livre lu, il préférera prendre un commentaire sur le net. Se trouve-t-il obligé d’expliquer Songkran, il avoue « Après ce magnifique exposé trouvé sur le net », « voici ma façon de voir cet événement ». Le verbe VOIR est ici caractéristique de son appréhension du monde …avec le partage.

 Ainsi par exemple, il propose « Les meilleures photos journalistiques » et précise (comme pris en « faute ») : « Rien à voir avec notre vie en Thaïlande. Mais j’ai trouvé ces photos superbes et je voulais vous  en faire profiter », ou bien à propos d’une vidéo : « ce matin, j’ai trouvé cela sur facebook  »…

 

En fait, Alain raconte son vécu, ce qu’il a vu (et lu parfois), à la télévision , sur les sites, dans la rue…  Son quotidien est sa source « d’inspiration ».

 

Prenons par exemple les  10 articles d e janvier 2011 (Cet article est écrit début février). Il reprend un article de Jeff pour signaler son blog, annonce la naissance de notre blog (Grande et petites histoires de Thaïlande) : « je laisse la parole à un de ses créateurs  », un article de Gavroche sur la retraite en Thaïlande, l’édition du guide de Patrick sur « l’Isan du Nord ». Il ne manquera pas  de relater, à juste titre  l’invitation de M. l’Ambassadeur de France à Udon Thani, et la visite de sa femme hospitalisée et de rendre compte de l’inauguration d’un micro projet auquel il a participé en faveur d’une école. Son regard est souvent « humoristique », comme ses photos introduites avec : « Ces photos ont été prises à Bangkok. Mais où ? ». Ils’ agit en fait d’un quatuor à cordes dans le hall d’entrée du Bangkok Hospital .

 

Certes, tous les mois ne sont pas analogues, car la vie à Udon et sa vie sont  différentes, même si on peut retrouver des caractéristiques communes dont les 21 catégories qu’il a retenues nous donnent un aperçu et nous frappe par leur éclectisme.

Ils sont pour lui les centres d’intérêt retenus : 

 

Général (13) Udon Thani (63) Sorties et visites (5) Humour et humeur (77) Les fêtes et autres.. (53) La famille de Gift (6) La vie en Thailande (59) Gift et Alain (25) Tourisme (29) Les amis et les copains (4) Restaurants (16) formalités (36) France (13) Politique Administration (11) Traditions (11) bangkok (17) les livres (23) Ailleurs (2)hôtels (2) Commerces (2) parler Thai (1)

 

 

Ce n’est pas un hasard si l’humour et humeur ont le plus « d’articles » (77). Même si Alain partage ses « étonnements » du spectacle de la rue ( sur un Seven Eleven, une pompe à essence, un carrefour, une voiture…..), il réagit le plus souvent sur ce qu’il a vu dans les sites, blogs  ou les forums , tout en reconnaissant l’intérêt dudit site. Ainsi par exemple « ce matin, j’ai trouvé sur facebook », « j’ai trouvé cette publicité sur l’excellent site franco-thaï », ou encore à propos d’un article humoristique sur « S’intégrer en Thaïlande « j’ai trouvé sur l’excellent  forum « Voyage forum »un post écrit par « Bob cat »un Français qui habite du côté de Sahkon Nakon »…

 

Mais bien entendu, rassurez-vous sa vie en Thaïlande et à Udon Thani  sont le principal sujet, comme vous pouvez le constater avec 63 articles sur Udon, 59 sur la vie en Thaïlande, 53 pour les fêtes …les traditions, sans oublier les formalités à remplir qu’il faut connaître.

 

Il faut bien l’avouer : si vous voulez vous installer à Udon Thani, le blog d’ Alain vous apportera beaucoup, comme, le dit-il : « ces petits riens  qui  me font aimer vivre en Thaïlande ». Vous aurez toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser avant de faire « le grand saut » ou même tout simplement pour découvrir l’Isan. Mieux, Alain vous répondra même personnellement.

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2.3 LE BLOG de Thierry en pays ISAN

 

titi

 

 

 

Thierry dit Titi se présente ainsi dans son profil : Epicurien. Après 3 ans à Phuket, j’ai décidé de m’ installer en Isan . Gros changement mais que du bonheur. Enfin la vraie Thaïlande.

 Il entre ainsi, comme beaucoup, qui après une expérience à Phuket, Ko Samui ou Pattaya (comme vos serviteurs) décident de s’installer dans la région voire le  village de leur femme. Il nous annonce donc  un « grand changement » et déclare que c’est « la vraie Thaïlande ».

 

Il appartient donc à chacun, en « entrant » dans son blog,  de juger si le pacte est tenu.

 

TITI DANS LA RIZIERE 006Le blog a été créé en janvier 2009.et comprend à ce jour (fin janvier 2011) env. 430 articles que l’auteur divise en 6 catégories : la vie en pays isan (289 articles.), Bangkok (70), Chieng Maï, Chieng Raï (17), coups de gueule (16), gastronomie thaïlandaise (6), billet d’humeur (1).

 

On peut être étonné de ne pas voir apparaître Phuket, où l’auteur nous dit avoir vécu 3 ans. Toutefois, en ouvrant « La vie en pays Isan », on s’aperçoit que Phuket n’est pas  absente, et même que l’on peut y voir beaucoup d’autres articles divers.

Ainsi par exemple si l’on prend la page 27 (la catégorie isan  en comprend 28 et contient 13 articles par page), on verra apparaître Phuket à 3 reprises et la baie de Phang Na et même 2 sur Bangkok.

Autant dire que le blog ne se présente pas comme un guide, bien que la catégorie ChiengMaï/Chieng Raï  propose un itinéraire possible et ce qu’il faut visiter.

 

Non, Titi a choisi un autre moyen d’expression, même si on peut voir un changement entre le début et maintenant, les  visites, les découvertes de l’Isan sont peu présents au profit  aujourd’hui d’une réaction aux dépêches qui l’ont marqué, choqué, ému…

 

Outre, de temps en temps, une petite nouvelle des enfants et du chien pour la famille, la principale méthode choisie est de donner une information, tirée de sa lecture des  sites concernant la Thaïlande précédée d’un commentaire et illusté de photos.

L’intérêt dépendra donc des sujets choisis, du style, de la tonalité voire pour certains de l’idéologie qu’elle sous-tend.

 

1/Ainsi pour janvier 2011, sur 20 articles, si un est consacré aux 7 ans du fils Aam, les autres sujets  retenus sont :

 

Protection  de l’environnement : Non aux plates-formes pétrolières à Samui, au secours d’une demeure en péril à Phuket.

 

Accidents de la route : Carnage routier pour le nouvel an en Thaïlande, 2 canadiens meurent dans un accident de la route à Phuket, une  adolescente de 16 ans cause la mort de 9 personnes à Bangkok.

 

Informations : création d’un nouveau blog sur l’histoire de la Thaïlande et de l’Isan  (le nôtre), invitation à lire un article du magazine  Gavroche consacré aux retraités en Thaïlande.

 

Nouveau / infos pratiques : Airportlink : enregistrement possible des bagages à Makkasan (Bangkok), Attention futur TGV.

 

Faits de société /Scandale : le temple du tigre controversé, drogue et « 21 000 arrestations », chiffre de la semaine : 54 000 Thaïlandais au Qatar, le ministre de l’éducation thaïlandais contre les coups de canne.

 

Humour : Des sacs plastiques en guise de préservatif à éviter SVP.

 

Cuisine thaïlandaise : 3 articles  sur le végétarisme (et son coup de chapeau à son marché de légumes), la cuisine en Isan, et des spécialités de Phuket, et un excellent site signalé sur la gastronomie thaïlandaise.

 

Nous pourrions prendre un autre mois au hasard, comme octobre 2010 , on trouverait son écoeurement face à un pédophile, l’industrie du sexe, ses  mises en garde contre  des inspecteurs de police peu scrupuleux ou une immigration trop « rigide », un coup de chapeau à son copain qui ouvre une bonne boutique de « délices »  et son anniversaire….  Ou encore en février 2010 , la dénonciation d’une corruption qui  a détourné des fonds destinés à une catastrophe naturelle pour les paysans du  Nord Est, ou une catastrophe écologique des tigres du delta du Mékong, ou la dénonciation du comportement inadmissible des banlieusards « français » à Pattaya et à Phukhet

On a quand même une visite de « sa » pépinière d’Udon.

 

Oui, Titi est sensible, et ne peut vivre « pleinement  heureux » au milieu des turpitudes qu’elles soient françaises ou thaïlandaises. Il aimerait bien s’arrêter davantage sur  les charmes d’Udon Thani et  de l’Isan  (et vous trouverez beaucoup d’articles  sur ces sujets.) Mais dit-il : « je ne vais pas raconter tous les ans le même Songhkran ».Et je sais aussi  pourquoi.

Il voit les centaines de morts et les milliers de blessés qui vont endeuiller cette fête, ou la crise, l’argent qui manque avec  le  spectre du chômage (février 2009). Peut-on lui reprocher ?

 

Maintenant si on peut voir une évolution de son blog, où certainement sa nouvelle situation familiale a joué un rôle, vers plus de sujets généraux  thaïlandais, le style reste le même. 

 

Le style des commentaires ?

 

Thierry n’a aucune prétention d’écriture. Il le dit lui-même le 20 janvier 2010 : « Il y a un an je me suis lancé dans cette aventure du blog sans aucun objectif (…) C’est un formidable outil pour se remettre à écrire et à réfléchir. Je n’avais pas ouvert un livre de conjugaison depuis des lustres et il en était de même pour les dictionnaires ». 

 

Aussi ses commentaires sont souvent peu « littéraires » et manque parfois de nuances. Elles sont un bloc, comme le bonhomme : des idées souvent justes, pour le moins franches, loin du politiquement « correct », avec des mots parfois crus ( Le Routard et ces guides sont souvent un tissu de conneries »). Mais ici un con est un con et on n’a pas besoin de périphrases ou d’euphémismes.

Il procède souvent en 3 temps.

Une accroche « au bal des cons, ils auront l’entrée gratuite », « ouf, les écoliers ont eu chaud ! » … où l’humour n’est pas loin  (« des sacs plastiques en guise de préservatifs, à éviter SVP »).

 

Le fait « dénoncé » ou signalé, et/ou parfois une généralisation. Par exemple après avoir dénoncé les moines de Kanchanaburi qui se sont fait de l’argent avec des tigres drogués »un « Tout est bon pour faire du fric » et un « les moines  adorent l’argent comme TOUS les religieux  » contestable et inutile et surtout sujet à polémique.

 

Et souvent  suivi d’une injonction : ainsi à propos des 21 000 arrestations pour la drogue en Thaïlande, on va faire un parallèle avec la situation française et  après avoir dénoncé le  laxisme de la justice conseiller : « la police connaît les noms et les endroits où sont ces criminels, à quand un coup de filet ? » ou encore par exemple pour les moines  de Kanchanaburi : « Boycottons ce monastère ». 

 

Evidemment, si nul ne contestera les problèmes retenus  qui sont souvent  les « plaies » de la société thaïlandaise comme de toutes les sociétés, les solutions ne sont pas évidentes et les conseils donnés peuvent être sujet à discussion. Mais les blogs sont là pour cela, non ?

 

 

 Et l’Isan ?

 

Thierry nous avais promis la « vraie Thaïlande ». Il a tenu parole. Il n’a pas dit l’Isan traditionnel, la visite des temples (même s’il en évoque certains), l’initiation au bouddhisme, ou ces fameux « liens qui uniraient les Thaïs »…

Non. Il réagit sur ce qu’il voit, sur l’événement , sur ce qui touche aussi les gens de l’Isan :la sécheresse du Mékong, le prix du riz, les trafics, la corruption, la drogue, la prostitution, le couvre- feu, les rouges, les gouverneurs limogés…mais aussi sur ce qui bouge : la création de la nouvelle province de Bung kan, les nouvelles constructions à Udon, les nouveaux magasins, les grands projets comme le grand barrage d’Ubonratana, ou le futur TGV…les peines et les joies.

 

Il dit « vrai » avec ces mots. Certains, au nom d’un Isan idéal lui reproche de ne voir que le négatif. Cela est faux.

Ce sont aussi souvent ceux qui ne voient pas  les dizaines de bordels d’Udon et ceux de leur village voire qui en nient même l’existence. N’en déplaisent aux idéalistes, son blog nous raconte aussi notre Isan.

 

Certes, il n’est pas le seul (il n’a pas cette prétention), et il y a d’autres Isan. …et il y a aussi d’autres histoires, d’autres blogs …

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 03:08

 Découvrir l’Isan via les blogs

avatar-user-1201883-tmpphp9kOG8E Si on veut connaître la Thaïlande et l’Isan en particulier , on peut comme partout se contenter de ses voyages , de  ses impressions , de  ses rencontres , on peut aussi faire appel aux autres, à travers des discussions avec des gens  de rencontre, des échanges entre amis , internet, des lectures de livres… et si l’on veut profiter d’une autre expérience , d’un autre regard : faire un tour dans les blogs.

Nous connaissons tous l’utilité d’internet pour accéder à des informations et des connaissances multiples correspondant à nos centres d’intérêt. Nous avons raconté précédemment l’importance qu’ont pu avoir «  les 3 blogueurs d’Udon Thani », Alain, Patrick et Thiery pour notre installation à Udon Thani. Depuis, nous en avons rencontré d’autres, comme Jeff de Pangkhan , Michèle Jullian , Gérard … Ils racontent tous leur Isan, avec leur culture, leur sensibilité, leur « curiosité » particulière…

Quand on quitte la maison, il faut bien choisir une  route, nous vous invitons à les rencontrer.

 

 

photos-isan 0007-copie-22.1 Présentation du blog de Patrick

 

En fait, Patrick, installé depuis plus de cinq années à Udon Thani est aussi l’auteur d’un guide touristique en français « Isan du Nord », dont la seconde édition est parue en janvier 2011) et d’un forum http://udonthani.les-forums.com C est vous dire à la fois sa volonté de partager ses « connaissances », sa curiosité inlassable, et pour ceux qui le connaissent sa « gentillesse » serviable. Mais avant de présenter son guide et son forum, revenons au blog intitulé « Le blog de Patrick en Thaïlande. La province d’Udon Thani ».

 

patrick 1

 

Son projet et son style sont inscrits dans la présentation :

 

« Visite de la région  où je découvre tout le temps de nouveaux endroits plein de charmes. Je vais essayer, à travers mes reportages, de vous faire découvrir cette région ».

 

Patrick est un homme réservé, qui n’aime pas montrer ses  émotions et sa sensibilité. Mais c’est un homme « organisé » qui poursuit inlassablement son projet de partage de ce qu’il apprend sur la Thaïlande, sa Province qu’il visite de façon méthodique, et de sa vie à Udon Thani.

Mais il a une particularité : il va au-delà et vit au rythme du calendrier thaï et de l’agenda du mois de sa ville.  Il sait où il va  aller visiter tel site, participer à telle manifestation religieuse ou  populaire. C’est certainement le farang say le mieux informé d’Udon. Mieux, vous pouvez le constater dans son forum, c’est aussi celui qui tiendra à vous donner le conseil pratique que vous cherchez (et s’il n’a pas la réponse, il se démènera pour vous la trouver ; je l’ai même vu remplir des « papiers » pour des compatriotes perdus dans leurs démarches. Bref, vous aurez compris que je suis  admiratif.

 

Certes il n’est pas possible de rendre compte de ses 480 articles (fin janvier 2011), (soit env.14/15 articles par mois) écrits depuis le début 2008, en 3 ans.

 

La structure du blog en 21 catégories indique malgré tout, les grandes tendances :

 

100 1458 00 Les 5 principaux centres d’intérêts :

 

Les 2 plus importants :

 1/Culture et traditions (191 articles)

             2/Vie courante             (132 articles)

 

Le 3 ème est consacré à la visite des provinces et villes (96 articles) dont :

 

Udonthani (38) et guide touristique sur Udon (4),

Phuket (13), Chiang Maï (12), Nong Khaï (8), Hua Hin (3),

province de Nong Bua Lamphu (3) , province de  Sakon Nakhon (5),de la province de Loei : Dan Sai  (7)  et Phu Rua  (5) (parc national et ville)

 

Le 4 ème  à la Thaïlande (ou du moins plus général) (63 articles) :

Mariage (14), sport (24), pêche (6) fruits (3), fleurs (11), oiseaux (2), soie (4), apprendre le thaï (3)

 

Et enfin le 5 ème  à la Réglementation (16)

 

 

Nous pouvons maintenant faire une petite visite, des petites « excursions ».

 

Prenons le mois de janvier 2011 par exemple.

 

 Nous avons la cérémonie d’ouverture des 28 èmes jeux sportifs,  le concours de feux d’artifices à Udon Thani, l’Ambassadeur de France à Udon, Khumphawapi : le lac aux millions de lotus, le guide touristique del’Isan 2011, une gentille petite histoire d’oiseaux, Ecole Taolek (3 articles), la journée des enfants de Thaïlande et le club francophone fêtant l’Epiphanie.

 

Nous avons déjà là une idée de la vie de Patrick et de la teneur de son  blog. Patrick est informé  et participe à (presque) tous les événements de  sa ville et ils sont nombreux à Udon  (ici, les 28èmes jeux sportifs, le concours de feux d’artifice, l a journée des enfants). L’Ambassadeur de France nous invite, il sera là bien sûr et en rendra compte, d’autant plus que c’est une première. Patrick est même un des rares Français à être invité parfois par les autorités thaïes. Même si le club francophone  a du mal à survivre, Patrick participera bien sûr à leur invitation pour l’Epiphanie, mieux il aidera leur projet de construire des beaux sanitaires pour une école déshéritée de quartier (3 articles pour appeler aux fonds, montrer la réalisation à laquelle il participe, et la réception des travaux).

Et puis, il faut bien sortir :

 « Chaque année à pareille époque et durant trois jours, (du 14 au 16 janvier pour cette année), le village de Chiang Wae dans le district de Kumphawapi organise sa fête annuelle des lotus. En effet, à cette période de l’année, les lotus roses sont en pleine floraison et le lac Nong Han Kumphawapi, proche du village en regorge. »

 

Et puis un jour, après beaucoup de sorties, il a dû se dire : « Et pourquoi pas en faire un guide », partager ce que je sais.  Noble ambition donc beaucoup profitent aujourd’hui. Et en cette année 2011, il  en est à la 2 ème édition.

 Après Patrick à Udon, en « patrouille » dans la province, il y a un Patrick « sensible » : qui  va nous raconter une  histoire touchante, comment il  a sauvé un oiseau, l’a relâché et fut heureux de son retour (bien sûr, il le raconte de façon plus « émouvante ». Et comme s il avait  montré trop d’émotion, il termine avec un «  Bon, j’arrête là mon histoire d’oiseau, cela n’intéresse peut être pas tout le monde. ».

 

Imaginer que je ne vous ai  évoqué qu’un seul mois ! Une douzaine d’articles seulement. Il n’en reste plus que 470 à lire. 

 

Si vous entrez dans son « Culture et traditions » par exemple, vous aurez une idée de l’Isan et de la vie « festive » d’Udon Thani.  

 

Généralement, Patrick s’informe et vous donne les jours de Fête de l’année. Il suit aussi le calendrier « traditionnel » et nous pourrons ainsi  « assister » à son Loy Kratong, son Songkran, son nouvel an chinois, l’anniversaire de la reine  et du roi … sans oublier les fêtes plus occidentales : Noël, nouvel an, épiphanie, Saint Valentin, 14 juillet ( et il n’hésitera de rappeler ses compatriotes de s’assembler pour le fêter dignement) … Udon Thani offre souvent des festivals , spectacles et des parades et  Patrick sera présent .On le voit même de temps en temps à la télé  locale aux premiers rangs.

 

Il sait que la société Isan a un rapport étroit au sacré et il racontera, avec retenue et respect,  les arbres « sacrés », la bénédiction d’une maison, la capture d’un esprit, la purification du corps, la retraite des moines … visitera les principaux temples de la région, ira à la fête des fusées de « Ban That world rock and festival »…

 

Patrick est curieux de tout. Il est sur la route, croise un grand panneau montrant un coq géant. Et bien il s’arrêtera et assistera à des combats de coqs et aux paris énormes qui se jouent à l’occasion, et vous communiquera en plus la passion des Thaïs pour les jeux d’argent et  les paris de toutes  sortes : poissons rouges, matchs de foot, loteries légales et illégales …

Et s’il fait une  escapade à Chiang Maï, ce sera l’occasion pour lui de nous signaler l’existence en Thaïlande de 38 tribus et de nous présenter 3 d’entre elles (les Padongs, les Lisus, et les Hmongs).

 

Vous aurez compris pourquoi en voulant présenter «  Notre Isan » nous avons pensé que la lecture de ses blogs en était une bonne introduction. Cela a été notre cas et le sera pour ceux qui veulent s’y installer.

Encore une petite anecdote sur Patrick à qui j’exprimais mon intention d’introduire les blogs sur l’Isan, me dit: « Mais je ne vois pas l’intérêt qu’il ya ainsi à « décortiquer » (sic) les blogs  ». Certes.

 

Il suffit de les lire.  

 

Et encore, je ne vous ai rien dit  de son guide et de son forum …………….

 

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 03:04

Nous vous proposons en une trentaine d'articles notre vision de l'Isan. Aujourd'hui,

1. Notre ISAN : S’installer en Isan ?

photos-isan 9284 

On ne s’installe  pas en Isan par hasard. Chacun a son histoire, son récit.

En effet, que de chemins pris parmi les 2,5 millions d’expatriés français, que d’ étapes, d’ « aventures »…Parmi eux , certains ont choisi, un jour, la Thaïlande !
On n aborde pas la Thaïlande fortuitement, surtout quand on est un homme. On a tellement entendu les copains  ou les copains des copains, vu des reportages à la télévision dénonçant  le tourisme sexuel, peut- être lu des livres…qu’on voudrait bien pour le moins, vérifier si cela est vrai.  
Oui, et si c était vrai qu’ il est facile d’ avoir de massages « spéciaux » (ah, les massages thaïlandais !), de « sortir » avec une belle fille , que les femmes thaïes soient de bonnes « amantes » . On en oublierait même le côté « prostitution ». On verra cela plus tard avec notre « conscience ».Et puis la « transgression »…On a voulu nous culpabiliser, dénoncer le « mal » et on a fait qu’attiser notre désir, alimenter le «rêve»…

Alors au début, même si on vient en couple, le mari trouvera toujours  un moyen «intelligent » d échapper à la surveillance de sa femme. Et s’il vient en célibataire, alors là !!!!!!!!!!!!!

photos-isan 9286Les premières  expériences sont souvent extraordinaires (ah, les 1ères fois !). On en connait même qui proposent le mariage après deux semaines  de vacances,  ou qui pensent « acheter » leur « fidélité » en envoyant un salaire mensuel. Ce n est pas tous les jours qu’on est un « chevalier blanc », capable de sortir une fille d un  bar ou d’un  gogo, un milieu si photos-isan 9312« dégradant », de « secourir »une fille qui veut aider sa famille. Enfin dégradant quand on est en France car ici, allez savoir, ce n est pas pareil : « Ils ont une autre culture ! »
Et puis un jour, la machine à fanstamer va  s’activer : comment faire pour venir en Thaïlande plusieurs fois par an ?  ou comment faire pour qu’elle vienne ? comment faire pour se marier ? comment faire pour venir s’installer en Thaïlande ?  comment ? comment ?

Eh oui, ce n’est pas  simple : on a peut-être une famille, des enfants ! On a un travail, des habitudes ? Et puis il faut de l’argent, s’expatrier !!

 

____________

Et puis un jour, aller savoir pourquoi,  alors que vous avez vous-même mis en garde vos amis, fort de votre « expérience «  et des histoires entendues sur les « turpitudes » de ces « demoiselles », vous tombez amoureux.

Vous étiez fier de vos « conquêtes », elle devient l’objet unique de votre désir. Vous viviez intensément le présent des soirées avinées, vous l’installez désormais dans le temps  voire le projet d’un mariage. Vous étiez dans la diversité, elle vous rend «fidèle ». Vous les regardiez toutes, vous ne voyez plus qu’ELLE.


Vous allez même lui donner le premier rôle  de votre film. Vous allez être formidable, la gâter, lui assurer un léger pécule, lui faire des cadeaux, comprendre qu’elle aide ses parents (elle est si généreuse avec votre argent !). Vous allez être étonné que vos «amis » ne vantent pas  ses qualités, choqués même par certains qui émettent des réserves. Vous les plaignez  de ne pas goûter à « l amour véritable ».
  Certes, vous allez la freiner un peu dans ses ambitions légitimes, dans son désir de mariage, de maison. Elle vous aime tant. Vous êtes si HEU REUX.

Et puis un jour, aller savoir pourquoi, vous commencez à avoir des doutes, un coup de téléphone bizarre, des absences, moins de sourires, moins  de caresses dans la journée. Le désir de rester à la maison quand vous allez rejoindre les copains à la plage, plus de discussions à propos de l’argent. Les « engueulades » commencent. Des explications sont demandées,  les voix  s‘ élèvent…Et dès lors les scénari diffèrent  selon les cas : elle part après une franche dispute, ou elle est « virée », elle prend ses affaires, vous menace, vous la jetez avec ses « sacs ». Bref, vous vous retrouvez SEUL, comme avant ?

 

Et non, car vous l’aimez encore, bien sûr. Car elle vous aime  toujours (même si elle est avec un autre). Tout le monde  a eu droit aux fameux « I miss you  so much ». Et vous y pensez tout le temps. Alors un jour, après plusieurs coups de fil «pathétiques», elle revient. Vous pensez que cela va être de nouveau comme  avant, comme aux beaux vieux  temps …Et non, et après parfois, selon les cas, plusieurs «départs  et retours », des « violences «  données et reçues, par lui ou par elle, ou les deux, c’est selon… Vous jouez la scène finale de votre film.

 

 D’autres moins chanceux auront, entre temps, acheté cette fameuse MAISON  (et une voiture parfois) …D’ autres auront eu « la belle histoire » jusqu’ au mariage, pour découvrir quelques mois plus tard, et après l’ achat de la maison ,que leur « amour » avait été « intéressé ». EH oui, mais elle était si jeune, si belle, si aimante, pas comme les autres  ….

A ce stade, vous pourriez pensez  que ces farangs ne croient plus aux femmes thaïes,  à l’ AMOUR, qu’ ils vont rentrer dans le rang de ceux qui les débinent , décrient , réprouvent, condamnent, éreintent… la voix des déçus,  le chant des acrimonieux, le chœur des « lamentations » de ceux qui savent ( les mêmes , bien souvent,  qui ont plongé tête baissée  sans  aucune précaution et qu’on avait prévenu) et qu’ on entend souvent :

« Elles ne pensent qu’à l’argent. Elles ne savent pas ce qu’est l Amour. Elles ont toutes un petit ami thaï. Elles sont vendues, envoyées par leur famille. Ce sont toutes des « putes »… »
Il suffit que vous passiez vous même par un échec, une « escroquerie » pour partager ces sentences qui se veulent générales, définitives.

 

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ns avec le papierJ’en étais là à Pattaya, redevenu célibataire, jurant comme le dit La Fontaine, qu’on ne le reprendrait plus. ET puis 6 mois plus tard, M. est apparue. On s’est vu, regardé, « aimé » ………on ne s’est plus quitté. Deux ans plus tard, elle devenait ma femme.

 

Et depuis, je mesure ma « chance », apprécie sa présence, son sourire quotidien, ses qualités………………..
Les « grincheux » peuvent évoquer ses « arrière- pensées ». Elle ne me prendra rien, je n ai rien. Enfin rien au niveau financier, je m entends. Les « vindicatifs » peuvent prévoir un échec futur, pourquoi pas ?   Qui le sait ? De même que je peux prévoir que certains ne  seront plus là pour le voir si cela arrive. Qui le sait ?


Par contre, je peux  aussi parier sur leur futur « bonheur », leur dire que leur «échec» ne les empêchera  pas de retrouver l’ âme sœur. Ils ne leur viendraient pas à l idée en France de ne plus croire aux « femmes » après un « divorce », de ne plus croire à un futur à deux. Bien sûr qu’ici cela est différent, qu’elles sont différentes. C’est quand même pour cela que nous sommes ici, non ?

DSCF0727Bref., après le mariage, j’ai alors pensé à « déménager » estimant que le «climat »  de Pattaya n’était pas des plus sains pour vivre une relation « normale » de couple. L’idée m’est donc venue de nous rapprocher de son village natal, à savoir près de Kalasin , en pays Isan. Plus tard, M.  me conseilla Khon Khean redoutant mon ennui. Entre- temps, j’avais découvert les trois blogueurs francophones décrivant leur vie à Udon Thani. Leur contact , leurs réponses, une mission exploratoire de quatre jours confirmait leurs dires :

Une ville non touristique, à taille humaine mais possédant toutes les infrastructures «modernes » (aéroport, gare, hôpitaux modernes, université, écoles, accès internet, TV cablée, grands magasins aux enseignes connues, des villas bon marché à vendre et à louer …une prison (je plaisante)…) et un cadre de vie agréable et typiques (temples, lacs dans la ville, golfs, champ de course, marchés Isan, fêtes bouddhistes …), une proximité avec le Laos (50 mn de voiture), Nong Khaï et le Mékong, et des ballades à faire autour dont le  guide de Patrick « Isan de Nord »  me donnait une idée ….et un milieu francophone . ..suffisant pour se faire de nouveaux amis…

 

Bon, vous pouvez me dire : c’est une histoire- son histoire- et me  demander en quoi elle est « représentative » ? Est-il vrai que ceux qui viennent s’installer en Isan sont essentiellement des farangs mariés ou vivant ou ayant vécu avec des femmes d’Isan ? C’est à vous de me le dire.

Toutefois un article  du 22 avril 2010 du «  Petit journal » (avec AFP) semble confirmer notre sentiment :

« Les vacanciers en Thaïlande s'aventurent rarement en Isan, l'une des régions les moins prospères du royaume, et où les exploitations fermières sont plus communes que les hôtels fastueux et les plages paradisiaques du sud. Pourtant, beaucoup d'étrangers semblent partager l'enthousiasme de Justin. Lui et Eve font partie des quelque 60 à 70.000 couples interculturels recensés dans la région, selon Buapan Promphakping, professeur associé dans le développement social à l'université de Khon Kaen. La tendance a commencé dans les années 60 lorsque plusieurs milliers de soldats américains ont été stationnés dans la région durant la guerre du Vietnam. Mais elle a ensuite continué au même rythme, d'autant que beaucoup de femmes pauvres d'Isan ont quitté leur foyer pour trouver du travail dans les zones touristiques – souvent en tant que fille de bar – où elles peuvent rencontrer des hommes étrangers et les pousser à s'installer dans le nord-est. »

 

Bien sûr, d’autres se sont rencontrés via internet. L’un de mes amis est même venu directement à Udon Thani sans passer par Pattaya ou autre grand lieu touristique.
------------------------

DSCF0744Mais il a fallu auparavant quitter la France, décider de s’installer en Thaïlande, vivre pour beaucoup une première expérience dans les principaux lieux touristiques comme Phuket, Ko Samui, Pattaya… et un jour, opter pour  une vie plus « thaïlandaise », plus  « authentique », et choisir de s’installer dans la région de leur femme, en ville ou au village, pour rester entre compatriotes pour certains , pour partager la vie des Thaïlandais pour d’autres, pour rester avec la langue française  ou en passant par l’apprentissage de la langue thaïe…en voulant en tous cas en savoir un peu plus sur leur Région d’adoption , et pour nous sur l’ISAN, cette province particulière de Thaïlande.

100 1552 Nous vous proposons un chemin possible, «  Notre Isan », que nous allons « découvrir » ensemble dans une trentaine d’articles, en pensant à notre cher Montaigne : 

 

"Le voyager me semble un exercice profitable; L âme y a une continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache point meilleure école, comme je l ai dit souvent, à former la vie, que de lui proposer incessamment la diversité de tant d’ autre vies, fantaisies et usances, et lui faire goûter une si perpétuelle variété de  formes"

 

 

 

 

 

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