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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 22:28

 

Nous connaissons la ville de Khonkaen qui ne fut pendant des années qu’un  modeste point de passage assoupi et poussiéreux sur la route du nord, à peine connu et signalé par les visiteurs du XIXe siècle. « Khon Kaen, siège d'un Ampheu, a l'allure d'un grand village, bâti des deux côtés d'une large avenue plantée d'arbres. Les bâtiments administratifs sont tous eu bois, les anciens sont couverts en tôles ondulées ou en tuiles de  bois, les nouveaux en tuiles de ciment confectionnées sur place » écrit le journal hebdomadaire l’Éveil économique de l’Indochine en 1932 (1).

 

 

Elle bénéficia ensuite des gigantesques travaux de désenclavement, œuvres des rois Rama V, Rama VI et Rama VII, ligne télégraphique, chemin de fer qui ne l’atteignit qu’en 1942, aéroport. Elle bénéficia encore des efforts du Maréchal Sarit (สฤษดิ์ ธนะรัชต์), premier ministre de 1959 en 1963.

 

 

Personnage controversé, adulé ou vilipendé, il reste toujours à ce jour le plus jeune « field marshall » de sang roturier non sorti du sérail dans l’histoire de l’armée thaïe. Il est encore à  le seul premier ministre de sang partiellement Isan-Lao par sa mère. Il se considérait comme Isan, il en parlait la langue dont il avait conservé l’accent ce dont il se flattait. Bénéficiant du soutien royal, il est à l’origine de la création de l’Université de Khonkaen, qui vit le jour un an après sa mort en 1964. Elle fut la toute première Université d’État créée en dehors de Bangkok. 

 

 

Le choix de l'Isan et  Khonkaen furent un choix de passion et de raison dû à sa position centrale.  Khonkaen lui doit son surnom de « porte d’accès à l’Isan » (ปสระตูสู่อีสาน). 

 

 

La création de l’université fut pour l’essentiel à l’origine de l’expansion de la ville à partir des années 60, et est due en grande partie à Sarit. Sa statue, toujours fleurie, est érigée  au centre du « Ratchada Memorial Park » de Khonkaen (สวนรัชดานุสรณ์). Personnage complexe, il cultiva l'image d'un père bienveillant à travers sa rhétorique et ses fréquentes visites dans des villages reculés où il dormait dans une tente et cherchait à connaître les besoins des gens.

 

 

 

Les années suivant la création de l’Université virent le développement de la ville, l’accent étant mis sur le développement des infrastructures et le désir d'inculquer le  sentiment d'identité nationale et d'unité parmi ses citoyens.  Les us et coutumes étaient dictés par Bangkok, et les écoliers par exemple n'étaient pas autorisés à parler la langue locale. Le pays connut ensuite une brève période de démocratie de 1973 à 1976, puis intervient le régime militaire après un coup d'État sanglant en 1976. Militants et étudiants fuirent Bangkok pour se cacher dans les régions reculées du pays, beaucoup en Isan.

 

 

Les années de réconciliation vinrent dans les années 80 avec le général Prem Tinsulanonda (เปรม ติณสูลานนท์) et l'amnistie des insurgés communistes.

 

 

Après la fin de la guerre froide, de nouvelles attitudes se sont développées chez les anciens adversaires. Les gouvernements de  la Thaïlande et du Laos, après une série de crises ponctuées par plusieurs escarmouches aux frontières, établirent des relations commerciales qui ont abouti à l'ouverture du marché indochinois en 1988, Des échanges universitaires, touristiques et commerciaux ont rapidement vu le jour avec protocoles d'entente entre les établissements d'enseignement des deux côtés de la frontière. Les échanges comprenaient non seulement des marchandises mais aussi le patrimoine culturel. Le premier pont de l’amitié thaï-lao sur le Mékong fut achevée en 1992,

 

 

suivi d'uneautre en 1997, reliant Mukdahan à Suvannakhet

 

 

et d'un troisième en 2011, reliant Nakhon Phanom avec Khammouan.

 

 

De manière significative, la zone bordant le fleuve a commencé à être reconnue  comme une région de diversité écologique, ethnique et culturelle, comme le montre la création au sein de l’Université du Centre de recherche sur la pluralité dans la région du Mékong qui gère des programmes d'études sur le  Mékong dans d'autres universités. On y met en valeur la sagesse locale, les connaissances locales, les produits, l'artisanat, les dialectes et les coutumes et les divers sous-groupes ethniques.

 

Mais il manquait encore à cette identité retrouvée un symbole culturel et un héros en dehors du khaen (cette orgue à bouche en bambou),

 

 

des dinosaures de Phuwiang

 

 

ou du très controversé Sarit.

 

 

Au début du XXIe siècle, des changements importants commençaient à se produire qui transformèrent Khonkaen en l'un des principaux centres urbains de croissance et d'investissement en Thaïlande. Ils se manifestèrent par une augmentation en flèche du nombre des  nouveaux hôtels, des restaurants, des établissements de loisir, des lotissements et des immeubles collectifs.

 

 

Il en fut de même dans le campus universitaire ou se construisirent de nouvelles résidences étudiantes, des condominiums, des lotissements et de nombreux petits commerces.

 

 

Les rizières sont devenues des lotissements et dans toute la ville, d'innombrables bâtiments vieux de quelques décennies seulement furent démolis pour faire place à de nouveaux. L'entrée principale de la ville a été redéfinie par la construction du centre commercial Central Plaza, d'une nouvelle porte et la rénovation du sanctuaire du pilier de la ville, faisant de ce qui était autrefois un marais la partie la plus animée de la ville.

 

 

Le palladium

 

Khonkaen a finalement trouvé et adopté un symbole significatif, celui de l’histoire épique et légendaire du prince Sinchai (ท้าวสินไซ)

 

 

et celle du mythique prince Siho (ท้าวสีโห), à la fois éléphant et lion.

 

 

De couleur bleue, couleur royale, ces personnages ornent le sanctuaire remodelé du pilier de la ville (lak muang - หลักเมือง),

 

 

plusieurs  carrefours et des lampadaires tout le long du large boulevard bien éclairé devant le centre commercial Central Plaza.

 

 

En 2006, le choix de ce symbole fut le fruit de la collaboration de dirigeants de la municipalité,  de membres du corps professoral de l'Université de Khonkaen  ainsi que de l'influent abbé d'un monastère bouddhiste situé à la périphérie de la ville, le Wat Chaisi (วัดไชยศรี).

 

 

Tous souhaitaient promouvoir la ville et inculquer à ses habitants un sentiment de civisme, de cohésion et de fierté de leur patrimoine local. Cherchant  de plaire aux jeunes en alternative aux super-personnages bioniques des mangas  japonais et coréens,  hélas populaires, la municipalité organisa un concours pour que les habitants soumettent leurs idées. Le choix porta sur le personnage de Sinchai  correspondant à la perfection à ces objectifs.

 

 

Qui était-il ?

 

L'épopée de Sinchai est depuis longtemps l'une des aventures préférées des habitants des deux rives du Mékong.  On en attribue la paternité à un auteur dont nous ignorons tout, Thao Pang Kham, qui vivait sous le règne de Phra Chao Suriyawongsa Thammikaratch (พระเจ้าสุริยวงศาธรรมิกราช) qui régna de 1643 à 1698.

 

 

Ce fut l’âge d’or de paix et de prospérité dans l'histoire de Lan Xang, un empire qui s’étendait de l’actuel Laos bien sûr et sur la rive droite du Mékong englobant pratiquement toute la province thaïe du Nord-est, l’actuel Isan. C’est également l’âge d’or de la littérature lao. Ce texte est considéré comme un  jataka non canonique, récit d’une vie antérieure de Bouddha en la personne de Sinchai. L’histoire est en effet un résumé de l’éthique bouddhiste et de ses valeurs intemporelles, justice, honnêteté, convivialité, souci des autres et esprit civique.

 

 

Lue dans les sermons par les moines, elle était aussi interprétée  dans les théâtres d’ombres locaux et dans le chant traditionnel lao-isan du molam (หมอลำ). Elle est probablement née d'une tradition orale locale, transmise par le biais des sermons de moines. La première version la plus connue est celle de Thao Pang Kham dont nous venons de parler.

 

 

Ces textes étaient traditionnellement transcrits sur des manuscrits en feuilles de latanier que l’on trouve dans les bibliothèques des temples de l’Isan et du Laos. Cette épopée est représentée sur les peintures murales sur de nombreuses salles d’ordination (sim - สิม) datant pour la plupart du début du XXe siècle (2). Nous en donnons un très bref résumé en fin d’article.

 

 

Le développement

 

L’opération municipale constitua tout un réseau : elle obtint le soutien de l'université bouddhiste nationale dont l’un des membres avait passé plus de dix ans aux Indes pour y étudier le bouddhisme. Ce réseau mit également en train les fonctionnaires municipaux en contact avec l'abbé du temple Wat Chaisi, qui utilisait les peintures murales de Sinchai sur les murs de la salle d'ordination pour enseigner l'histoire et ses principes aux jeunes adolescents.

 

 

L'abbé avait obtenu un tel succès dans le village où se trouve le temple que les villageois renommèrent leurs rues d'après des personnages de l’épopée. Le réseau s'est rapidement élargi pour inclure des universitaires et des artistes de la province voisine de Maha Sarakham ainsi que de l'autre côté de la frontière au Laos.

À Vientiane, le groupe de ces érudits a rencontré les descendants d'un érudit isan de haut niveau, feu Mahasila Viravong (มหาสิลา วีระวงส์), qui avait atteint un rang élevé dans la hiérarchie bouddhiste, et avait étudié avec des intellectuels d'élite thaïs à Bangkok, avant de déménager au Laos où il a édité une édition en prose de l’épopée en langage contemporain.

 

 

Ses héritiers ont créé au Laos une association qui se consacre à l'épopée tant sur le plan de l’éthique que comme source d'enseignements. L’étude de l’histoire fait d’ailleurs partie des programme de l'enseignement secondaire.

 

 

La première spectaculaire apparition de Sinchai et de Sang Thond fut celle de l’implantation de plus de cent lampadaires dans la ville de Khonkaen représentant les personnages de l’histoire dans la grande avenue et divers carrefours de la ville

 

 

 

Dans ses efforts pour faire connaître et expliquer le contexte de l’épopée et sa signification, la ville a parrainé la publication de plusieurs ouvrages par des universitaires locaux sur son histoire et sa signification et sa représentation dans les peintures murales des chapelles d’ordination  dans les temples. Pour atteindre les jeunes - l'un des objectifs du maire - Sinchai est devenu le thème des « Jeux Sinchai ». Un programme relatif à l'histoire de Sinchai qui comprend des exercices de lecture et d'écriture en Thai Noi, le script local mais obsolète, sous forme de cours d’abord facultatifs puis obligatoires en 2013 dans les écoles municipales de la ville.

 

 

La municipalité a également parrainé la création de versions animées de l'histoire de Sinchai disponibles sur CD et Youtube. Elle a incorporé des scènes de l'histoire, basées sur les peintures murales d'un temple bouddhiste voisin (Wat Sanuan Wari dans le district de Ban Phai, province de Khonkaen) dans les bancs des arrêts de bus de la ville (2). Les représentations de Siho sur les lampadaires proviennent également  de ce temple. Un colloque a été organisé entre les membres du corps enseignant de Khonkaen et de Maha Sarakham, des élèves des écoles municipales de Khonkaen et d’autres de Vientiane.

 

 

Une troupe d’étudiants de Mahsarakham y représenta une dans théâtrale avec la participation des élèves du secondaire de Khonkaen. Une exposition de dessins d’enfants incluant la récitation de versets du Sinchai a été parrainée par une douzaine d’entrepreneurs locaux.

 

 

Durable ou pas ?

 

L'épopée de Sinchai continuera-t-elle à prospérer à Khonkaen au point qu'elle deviendra finalement son symbole?  Dans quelle mesure est-il durable ? 

 

La question de savoir si un symbole émanant d'une ancienne épopée laotienne peut être adoptée et estimée par une population urbaine thaïlandaise dépend de nombreux facteurs. On peut penser que compte-tenu du contexte, la collaboration entre les élus municipaux, les universitaires locaux et les moines, Sinchai a de bonnes chances de survie, plus que les dinosaures ou le Maréchal Sarit !

 

 

L’épopée

 

Nous ne prétendons pas reprendre les 6000 couplets du texte complet de la légende et nous contenterons d’un modeste résumé (4).

 

Il y a longtemps, dans la ville royale de Pengchan (นครเป็งจาล)  vivaient un roi nommé Kusarat (พญากุศราช)

 

 

et sa femme, Chanthathewi (นางจันทาทวี).

 

 

Le roi avait une belle-sœur cadette nommée Sumontha (นางสุมณฑาqui lui était très chère ainsi qu’à tous ceux qui la connaissaient.

 

 

Un jour, un yak (ยักษ์ - géant souvent traduit par ogre) venu du royaume des géants, doté de pouvoirs magiques, transforma son corps et prit la forme d'un oiseau géant puis s'envola pour Pengchan.

 

 

En survolant la ville, il vit Nang Sumontha se promener dans les jardins du palais. Il tomba immédiatement  amoureux d'elle, la captura  et l'emmena dans son palais.

 

 

Quand le roi l’apprit et après être devenu moine, il décida de partir à la recherche de sa sœur bien aimée. Il alla au loin sans la trouver  mais en cours de route, il prit sept nouvelles et belles épouses qui rejoignirent sa première femme dans son palais. Elles étaient filles de Nanthaset (นันทเศรษฐี).  Finalement, deux des épouses de Kusarat, par l'intercession du dieu Indra, donnèrent naissance à des garçons, extraordinaires tant par leur formes que par leurs pouvoirs magiques.

 

 

L’épouse principale Chantha donna naissance à un garçon mi-éléphant mi-lion qu’on appela le prince Siho  (ท้าวสีโห).

 

Une autre, Lun (นางลุน) donna le jour à des jumeaux, le premier muni d’armes magiques, un arc et une épée, s’appela le prince  Sinchaï (ท้าวสินไซ). L’autre  avait le bas du corps enfermé dans une coquille, on l’appela donc le prince  Sang Thong (ท้าวสังข์ทอง) ce qui signifie « Conque d'Or ». 

 

 

A la même époque, les six autres épouses donnèrent le jour à des garçons sans caractéristiques particulières.

 

Craignant qu’ils ne soient évincés du pouvoir au profit de ceux qui étaient dotés de pouvoirs magiques, elles complotèrent avec l’aide d’une diseuse de bonne aventure. Celle-ci fit croire au monarque que ses trois fils seraient de mauvais augure pour son royaume et fit chasser de la ville  les deux épouses et les trois enfants.

 

Ils s’installèrent alors dans la forêt où le Dieu Indra  leur fit construire un   palais magnifique. Lorsque  Sinchai atteignit l’âge de sept ans, il avait déjà acquis une grande sagesse et une exceptionnelle habileté dans le tir à l’arc,  ce qui lui valut l’amitié des garudas

 

 

et des nagas.

 

 

Pendant ce temps à Pengchan, les six autres fils du roi grandissaient également. Le roi déplorait toujours la perte de sa sœur cadette et envoya les six jeunes hommes à sa recherche.

 

 Ils partirent alors dans la forêt où ils rencontrèrent Sinchai, Sang Thong. Ils découvrirent alors qu’ils étaient tous du même sang. Les six princes de  forme ordinaire en furent ravis et préparèrent un plan pour inciter les autres à rechercher leur tante.

 

 

Les neuf frères partirent alors dans la forêt et en chemin furent attaqués par des créatures féroces, fantômes, arbres magiques, Yak, serpents, éléphants gigantesques. Les six princes étaient terrifiés mais les trois autres triomphèrent de tous,  tant par leurs pouvoirs magiques que par leur courage.

 

 

Sinchai atteignit alors la ville du yak en partant à la recherche de nourriture. Il en profita pour demander à sa tante de revenir à Pengchan. Elle refusa car elle était tombée depuis longtemps amoureuse de son ravisseur.

 

Lorsque le Yak  fut de retour, il se battit avec  Sinchai, mais n’eut pas le dessus. Toutefois l’arrivée et l’aide de Siho lui permirent de vaincre le yak et de la tuer.

 

 

Le retour fut difficile, les frères s’étant heurtés à une armée d’un million de Yak qu’ils purent anéantir avec l’aide du roi des nagas.

 

 

Leur tante accepta alors de revenir avec ses neveux à Pengchan, où elle retrouva son frère avec une immense joie.

 

La vie reprit son cours et tous vécurent heureux.

 

 

En cours de route, Sinsai diffusa les enseignements bouddhistes à ceux qu’il combat itavec succès, donnant ainsi à l'épopée la qualité moraliste recherchée par les édiles.

 

 

On retrouve des épisodes de Sinchai dans de nombreux temples de l’Isan.

 

Citons en particulier le wat Phochaïnaphung (วัด โพธิ์ชัยนาพึง) situé dans la province de Loei,

 

 

le Wat Pumin dans la province de Nan (วัดภูมินทร์),

 

 

le Wat Chaisi (วัดไชยศรี) situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Khonkaen

 

 

auquel une section de l’Université de cette ville consacre une activité d’étude et de sauvegarde,

 

 

le Wat Sa Bua Kaeo (วัด สระบัวแกว) dans la province de Mahasarakham,

 

 

le Wat Sanuan Wari (วัดสนวนวารีพัฒนาราม) toujours dans la province de Khonkaen, district de Pai,

 

 

le Wat Burapha à Roi Et (วัดบูรพาพิราม),

 

 

le Wat Klang Ming Muang (วัดกลางมิ่งเมือง) à Roi Et,

 

 

le Wat Pratu Chai (วัดประตูชัย) à Roi Et

 

 

le Wat Thung Si Muang  (วัดถึงศรีเมือง) à Nakhon Phanom.

 

 

Les peintures murales du  Wat Chaisi sont les plus étendues puisque couvrant les quatre côtés des murs extérieurs et intérieurs de la chapelle et ont été réalisées par un moine qui voulait inciter les laïcs n’ayant pas le temps ou la possibilité d’étudier dharma à prendre exemple sur les vertus de Sinchai et tentent donc de représenter l'histoire complète sans toutefois être disposées de façon séquentielle.

 

 

Celles du Wat Sanuan Wari sont les plus souvent utilisées pour illustrer l'histoire dans les livres ou les médias.

 

 

dans son article du Journal de la Siam society, volume 103 de 2015. Madame Brereton  en a inventorié dans 74 chapelles  (voir nos sources). Nous  ne citons pas les temples du Laos, où les peintures et les sculptures ne manquent pas.

(3) Nous avons consacré un  article à cet érudit tout autant Isan que Lao :

A 366 - มหาสิลา วีระวงส์ - MAHA SILA WIRAWONG, UN GRAND ÉRUDIT DE L’ISAN ET DU LAOS (1905 1987 ) 

http://www.alainbernardenthailande.com/2020/04/a-366-maha-sila-wirawong-un-grand-erudit-de-l-isan-1905-1987.html

 

 

(4) L'un des manuscrits de feuille de palmier de Sinchai a été découvert à la Bibliothèque nationale thaïe de Bangkok par Mahasila Viravong qui y travaillait.. Il a translittéré le manuscrit sur feuille de palmier en lao.

 

 

Après son retour au Laos, il a publié la première édition de Sang Sinxay en 1949. La deuxième édition a été publiée en 1951. Sa dernière édition en 1969, combina les deux premières éditions en un seul volume. Le poème a été réimprimé sept fois au total entre 1949 et 1983.

 

 

Dans les années 1980, il a commencé à traduire Sinchai en lao contemporain espérant qu'une nouvelle édition en prose aiderait les générations futures à comprendre et à apprécier le poème. Il mourut avant d'avoir terminé la traduction, qui fut achevée par son gendre. La nouvelle édition, intitulée Sinxay, a été publiée pour la première fois en 1991 sa fille. En 2009, pour commémorer le 450e anniversaire de la fondation de Vientiane, celle-ci a publié le premier volume commémoratif et le deuxième en 2011. Le poème a été traduit pour la première fois en français par Nhouy Abhay et Pierre Somchinne Nginn en 1965, sous le titre Sinsay: chef d’œuvre de la littérature lao.

 

 

Une autre traduction en français de Dominique Menguy, basée sur la version lao moderne de 1991, a été publiée en deux volumes en 2003 et 2004 sous le nom de Sinxay: L’épopée de Pangkham. Ne parlons pas des versions anglaises.

 

 

Il existe naturellement une foule de versions Internet en thaï.

 

SOURCES

 

« Will Khon Kaen Become "Sinsai City"? Using an Ancient Lao Epic to Inspire a Modern Thai Municipality » par Bonnie Pacala Brereton in Journal of African & Asian Local Government Studies, 2012.

« Preserving Temple Murals in Isan : Wat Chaisi, Sawatthi Villagem Khonkaen, sustainable model » par Bonnie Pacala Brereton, in Journal de la Siam society, volume 103 de 2015.

« Sinxay as a Jataka Nauk Nibat – A Jataka Outside the Circle » par Peter Whittlesey in The Journal of the International Association of Buddhist Universities, volume IX de 2016

 

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