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  • : Le blog des Grande-et-petites-histoires-de-la-thaïlande.over-blog.com
  • : Alain et Bernard, 2 retraités, mariés avec des femmes de l'Isan,veulent partager leurs découvertes de la Thaïlande et de l'Isan à travers la Grande Histoire et ses petites histoires,culturelles,politiques,sociales ...et de l'actualité.
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Pourquoi ce blog ?

  Il était une fois Alain, Bernard …ils prirent leur retraite en Isan, se marièrent avec une Isan, se rencontrèrent, discutèrent, décidèrent un  jour de créer un BLOG, ce blog : alainbernardenthailande.com

Ils voulaient partager, échanger, raconter ce qu’ils avaient appris sur la Thaïlande, son histoire, sa culture, comprendre son « actualité ». Ils n’étaient pas historiens, n’en savaient peut-être pas plus que vous, mais ils voulaient proposer un chemin possible. Ils ont pensé commencer par l’histoire des relations franco-thaïes depuis Louis XIV,et ensuite ils ont proposé leur vision de l'Isan ..........

(suite cliquez)   POURQUOI CE BLOG ?

Pour nous contacter . alainbernardenthailande@gmail.com

Merci d’être venu consulter ce blog. Si vous avez besoin de renseignements ou des informations à nous communiquer vous pouvez nous joindre sur alainbenardenthailande@gmail.com

23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 03:03

photos Banchiang-129. Notre ISAN : La civilisation est-elle née en Isan ?

 

Le village de Ban Chiang se situe à 55 km à l’est d’Udonthani dans l’amphoe de Nonghan. Il se trouve sur une colline entourée d’une plaine alluviale propice à l’agriculture et a été habité depuis la préhistoire jusqu’au 2ème siècle avant notre ère. Le village actuel a été fondé à la fin du 18ème par un petit groupe de réfugiés laotiens Ce sont des découvertes purement fortuites d’objets anciens, qui entrainèrent des recherches archéologiques révélant les traces d’une très ancienne occupation humaine.

Ces recherches livrèrent des pièces de poterie, perles de verre, outils de fer et de bronze, bijoux, témoignant d’une civilisation datant ( ?) de 3 à 7.000 ans avant notre ère, démontrant des techniques avancées dans l’utilisation du bronze et du fer (moulage à la cire perdue, creusets d’argile, moules bivalves). Ces découvertes battent en brèche l’idée que l’âge du bronze est né en Mésopotamie, qu’il est de bon ton de considérer toujours comme le « berceau de la civilisation ». Sans tenir compte de la civilisation mythique de l’Atlantide que nous connaissons par le Timée et le Critias de Platon (7 ou 8.000 ans avant Jésus-Christ ?) une comparaison chronologique s’impose :

La civilisation chinoise a 5.000 ans d’histoire tout comme les civilisations de l’Indus.

Menés, premier pharaon à l’aube de l’époque historique a vécu aux environ de 2.400 AJC, à cette époque, l’Egypte est à l’âge de la pierre polie.

Moïse serait né aux environs de 1.500 avant notre ère, contemporain de Ramsès II. A cette époque, le « peuple élu » pratique les sacrifice humains. La grande pyramide de Chéops est datée de 1.200 AJC

La civilisation sumérienne a disparu aux environ de 2.000 ans AJC.

La civilisation de Ninive et de Babylone se situe aux environs de 1.200 ou 1.300 avant Jésus Christ.

Les guerriers d’Homère se battaient avec des armes de bronze aux environs de 1.200 AJC.

A l’époque de Ban Chiang, sur notre terre de France, les hommes de Cro-Magnon massacraient ceux de Neandertal à coups de bâtons et de haches de pierre, peut-être bien pour les manger selon des théories récentes ?

 

 

Ban Chiang


reconstitution


 

Cette communauté pacifique vivait dans des maisons sur pilotis, élevait du bétail, poulets et porcs, cultivait le riz, tissait, tournait la poterie, habiles chasseurs et habiles artisans. Les pratiques funéraires révèlent un souci spirituel, des nourrissons enterrés dans des jarres,

petit enfant

et pour les adultes, des tombes où les corps sont repliés ou allongés et accompagnés d’objets funéraires et de poteries emportant leur nourriture pour l’au-delà.

Sans titre-1

L’élégance de la poterie témoigne d’un véritable sens artistique, évoluant au fil des siècles.

Le musée national de Ban Chiang rassemble les trésors découverts au terme de longues fouilles : haches, fers de lance, faucilles, pointes de flèche, bracelets, bijoux et poteries peintes. Vous pouvez observer sur place le travail des archéologues sur les deux aires de fouilles qui leur sont réservées.

 

Les trouvailles les plus impressionnantes proviennent d’un cimetière démontrant l’existence de sept niveaux de civilisations successifs. 
Les objets retrouvés ont permis de dater cette civilisation.

bijoux

 

Elle serait la première civilisation au monde à avoir utilisé le fer. La région de Ban Chiang est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992.
La légende voudrait que Ban Chiang ait été découvert par un étudiant américain maladroit, tombé sur la route et trouvant des reste de poterie. Les américains n’ont inventé que le western et les bombardements au napalm. Ce sont en réalité tout simplement des résurgences de débris de poteries dues à l’érosion qui ont attiré l’attention des chercheurs.

 

Les premières fouilles ont été réalisées en 1967 par l'archéologue Vidya Intakosai, par le ministère des Beaux-Arts et l'Université de Pennsylvanie, sous la direction du Dr Chester Gorman et F. Pisit Charoenwongsa. Le site s’étend sur environ 8 hectares. Situé pour l’essentiel sous le village moderne, l’extension des fouilles est difficile. La partie non explorée est donc intacte et il y a peu de danger pour elle. Les principales ont eu lieu sur la périphérie du village moderne, l’une d’entre elle a été conservée dans un bâtiment couvert. Il est protégé par la législation générale des antiquités thaïlandaise de 1961 et par le Conseil exécutif en 1972, décret spécifique à Ban Chiang. Le village moderne est propriété privée, mais le gouvernement thaïlandais a le « domaine éminent ». Il y a une interdiction absolue de toute forme de travaux d'excavation dans le village sans autorisation.  La désignation du site par l'UNESCO comme site du patrimoine mondial a contribué à encourager les villageois à respecter le site.

 

Bien sûr, des débats d’experts sont acerbes sur cette datation. Je ne me prononce pas n’ayant aucune compétence en la matière. Plusieurs thèses s’affrontent sur l’origine et l’apparition de la métallurgie dans la vallée du Mékong.

 

Il y a toutefois au moins un accord entre eux, nous sommes, et l’exemple est unique dans l’histoire de l’humanité, à l’ « âge du bronze pacifique » .

Le premier besoin de l’humanité qui s’éveille fut celui de sa nourriture et son premier acte d’intelligence fut l’invention des armes qui le dota d’une puissance énorme contre le milieu animal terrible qui l’entourait. De la brute déchirant sa proie avec ses ongles et ses dents, elle en fit un chasseur habile. Il sur ensuite extraire les métaux de la terre et les travailler.

poteties

L’homme a inventé l’arme pour assurer sa survie, il s’en est hélas immédiatement servi contre ses semblables et depuis lors la guerre inique et monstrueuse règle en maitresse souveraine depuis les débuts de l’humanité. Elle débute avec Caïn, fils du premier homme qui tue son frère. Or, la civilisation de Ban Chiang ignore les armes de combat. Des pointes de flèche pour chasser le gibier, point d’épées ..... Ce sont des chasseurs et non des guerriers. C’est probablement, certainement, ce qui explique sa disparition. Est-elle due aux thaïs venus du sud de la Chine vers  les années 1.200 de notre ère ? Est-elle venue de quelqu’autre population prédatrice ? Le saurons-nous jamais ?

 

En attendant , une petite visite s'impose, non ?

 

      Office du tourisme de Thaïlande


LE SITE ARCHÉOLOGIQUE DE BAN CHIANG

Situé à quelque 55 km d'Udon Thani, dans l'Amphoe Nong Han, près de l'autoroute nº22 (Udon Thani-Sakon Nakhon) au km 50, Ban Chiang est le site historique le plus important de la région.

En raison de ses trésors archéologiques, il a été inscrit au Patrimoine mondial par l'UNESCO en 1992.

Des fouilles réalisées sur le site dans les années 1970 ont confirmé l'existence d'unephotos Banchiang-7 civilisation florissante à l'âge de bronze, il y a plus de 5000 ans. Aujourd'hui, le site est divisé en deux parties : sur la gauche, le Musée national de Ban Chiang expose des objets préhistoriques, notamment les célèbres poteries de Ban Chiang ; sur la droite, des fouilles en plein air ont permis de retrouver des ossements et d'autres vestiges à cet endroit précis, dans l'enceinte de Wat Pho Si Nai. Le musée est ouvert tous les jours de 08h30 à 17h00.

Sur la route de Ban Chiang, vous pourrez également visiter plusieurs villages spécialisés dans l'artisanat. Par exemple, le long de la route Udon Thani - Sakon Nakhon, le village de Ban Kham O produit des poteries dans le style de Ban Chiang.

Le village de Ban Pu Lu est spécialisé dans la réalisation de peintures sur poteries.

Ouvert tous les jours de 08h30 à 17h00.
Entrée : 30 bahts. Tél. : 0 4220 8340

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 03:03

P8010009-copie-1L’ Isan au temps des dinosaures.

1/Les provinces de Khon Kaen et Kalasin, au cœur du plateau de l'Isan, constitue la région de la Thaïlande la plus riche en sites paléontologiques. On peut y trouver un certain  Siamotyrannus isanensis découvert en 1996 et lointain ancêtre du très célèbre Tyrannosaurus rex qui vivait sur le continent américain environ 50 millions d'années après son cousin asiatique.

 

Ainsi on peut aussi y visiter de nombreux sites, comme le parc national de Phu Wiang,  ou le fameux Sirinthorn Museum à l'ouest de Khon Kaen (à 90 km et 80 km)  et son musée de site situé au pied de la colline de Phu Kum Khao (2 km avant Sahatsakhan  et 28 km de Kalasin.).


2/ La recherche de Dinosaures en Thaïlande est un tradition plutôt récente.

 

carte-sites-prehistoire

 

Le premier os de dinosaure fut mis au jour en 1976 dans la région de Phu Wiang (500km au nord-est de Bangkok) par le géologue Sudham Yaemniyom. En un quart de siècle, les paléontologues et les géologues de la mission paléontologique franco-thaïlandaise ont découvert des dizaines de milliers d'ossements de dinosaures, crocodiles et autres Siamotyrannus isanensis, Siamosaurus suteethorni, Phuwiangosaurus sirindhornae, Psittacosaurus sattayaraki, etc., justifiant la création de deux grands musées de paléontologie dans le Nord-Est de la Thaïlande.

Les nombreux travaux issus de cette coopération ont ainsi contribué à l'essor de la paléontologie en Thaïlande.

La région du Nord-Est qui correspond au plateau de Khorat (155 000 km2) est bordée à l'ouest par le fleuve Mékong, frontière naturelle avec le Laos, et limitrophe au sud avec le Cambodge. Le plateau de Khorat est constitué de plusieurs milliers de mètres de sédiments essentiellement d'origine continentale. L'âge de ces sédiments mésozoïques va du Trias supérieur (230 millions d'années) au début du Crétacé supérieur (100 millions d'années) avec probablement une lacune de 50 millions d'années au début du Jurassique.

Les gisements fossilifères découverts dans cette région appartiennent à différentes formations géologiques : Formations Huai Hin Lat et Nam Phong (Trias supérieur). Formations Phu Kradung (Jurassique terminal à Crétacé inférieur), Phra Wihan, Sao Khua, Phu Phan, Khok Kruat (Crétacé inférieur). Formation Phu Tok (Crétacé supérieur-Tertiaire).

 

 

P8010002 

3/le Musée Sirindhorn, près de Kalasin.


Le Musée Sirindhorn et son musée de site, Phu Kum Khao situés à 2 km avant Sahatsakhan , à 28 km de Kalasin.

Pour la petite histoire, Phrakhru Wichit Sahatsakhan, l'abbé de Wat Sakkawan, a découvert  des  os dans l'enceinte du temple en 1970. Il ne savait pas que les os étaient en fait des fossiles de dinosaures. Il  a fallu attendre 1978, pour que le géologue du Département des ressources minérales les authentifie  comme fossiles.

Puis, en 1980, un groupe de géologues franco-thaïlandais étudie les trois os conservés au Wat Sakkawan et détermine que ces fossiles appartenaient à la famille des dinosaures sauropodes.

Par la suite, en 1994, des fouilles systématiques vont révélé un  nombre impressionant de fossiles de dinosaures dans la formation rocheuse de Sao Khrua. Ces fossiles datent du début du Crétacé, soit plus de 130 millions d'années. Plus de 700 fossiles de sept dinosaures ont été récupérés lors de l'excavation, ainsi que d’autres fossiles, comme ceux d’ un poisson mésozoïque de 30 à 60 centimètres de longueur connu sous le nom de Lépidotes.

Phu Kum Khao est en fait l'une des plus importantes concentrations de fossiles de dinosaures en Thaïlande. Vous pouvez visiter le Musée Sirindhorn et le site de fouille tous les jours de 8h00 à 17h00 (fermé le lundi).


dinausore

Le musée est un centre de recherche qui permet aussi, à travers des « chemins » pédagogiques, de comprendre l’évolution de la vie, et d’imaginer l’Isan à l’époque  des dinosaures

 

Ils vous expliqueront qu’en fait, différents types de dinosaures ont prospéré autrefois sur terre, à différentes époques. Comme l'Acrocanthosaurus, carnivores du crétacé moyen, qui vivait il y a 125 à 100 millions  d’années ; l'Albertosaurus, il y a env. 75 millions d’années ;  l'Allosaurus, à la fin du jurassique et crétacé précoce, de 154 à 135 millions d’années ; le Gigantosaurus  de 6 tonnes et 43 pieds au crétacé tardif, le fameux Tyrannosaurus rex , carnivores, de 93 à 89 millions  d’années, et le Spinosaurus, l'Achelousaurus, l'Apatosaurus, le Brachiosaurus , le Diplodocus ….

 

Tous ces dinosaures ont dominé la Terre pendant plus de 160 millions d’années, à partir de la période du Trias supérieur jusqu'à la fin de la période du Crétacé.

Le nom ‘Dinosaure’ est dérivé du mot grec « Denios », signifiant terrible ou puissants, et « Sauros », le lézard. Le terme a été inventé par le fameux biologiste anglais Sir Richard Owen en 1842.

Mamenchisaurus youngi skeletal by shartman

Sur la base de la structure particulière des os des hanches, ils sont généralement divisés en deux grands ordres. Les Ornithischiens, ou dinosaures au « bassin d'oiseau », incluent entre autre une bonne partie des dinosaures à têtes étranges : bec de canards, casque osseux, cornes sur-dimensionnées, casque-tuba, etc . Les Saurischiens quant à eux, dinosaures au « bassin de reptiles », peuvent être classés selon leurs régimes alimentaires : viande pour les « théropodes » carnivores et plantes pour les grands « sauropodes » herbivores.

Et, comme chacun sait, ils ont disparu, il y a 65 millions d’année.
Après cela commence une autre histoire. Histoire qui n'est même pas encore la notre puisque notre plus veille ancêtre hominines, la lignés des hominidés à laquelle le genre humain appartient, apparaît il y a seulement 7 millions d'années. Homo habilis le premier Homo, le genre auquel nous appartenons, apparaît entre 2,5 et 1,5 millions d'années soit avec quelques années de retards par rapport à notre cousin disparus le célèbre australopithèque. Puis vient l'Homo erectus, (dont on espère trouver des restes dans les mines de charbons de Mae Sot dans le nord), qui va laisser la place a ces néandertaliens, qui eux aussi disparaitront mystérieusement laissant seul ce drôle de cousin à l'appétit si féroce, Homo sapiens sapiens ...

Combien d’ espèces disparues ?  de frères humains  disparus? d’énigmes ? pour arriver vers -150 000 / -100 000 aux humains modernes ? … et en 2011 aux  franco-Udonthaniens, une  espèce qui reste aussi à découvrir?


On croyait aller au musée près de Kalasin et on plonge dans l histoire de  la vie, du monde  et des hommes …

Et ce n’ est pas fini puisque, lors d'une mission franco-thaïlandaise réalisée en février 2010, le squelette d'un énorme dinosaure herbivore du groupe des sauropodes, appartenant apparemment à une espèce nouvelle, a été mis au jour dans le Nord-Est de la Thaïlande. La découverte a été réalisée par des chercheurs du Laboratoire de Géologie de l’École Normale Supérieure, du Département des Ressources Minérales de Thaïlande, et du Centre de Recherches Paléontologiques de l'Université de Mahasarakham (Thaïlande). Les ossements ont été trouvés lors de fouilles effectuées au sommet de la colline de Phu Noi, dans la province de Kalasin. Ils proviennent de couches argileuses appartenant à la Formation Phu Kradung, dont l'âge est proche de la limite entre le Jurassique et le Crétacé (environ 145 millions d'années), et qui ont livré aussi sur ce site des restes de poissons, de crocodiles et de dinosaures carnivores.


4/1 Maintenant , vous pouvez aussi consulté un excellent dossier sur les dinosaures, de plus bien illustré et réalisé par Manu (Chiengmaï) http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?topic=104.0

P8010005


4/2 Mais rien ne vaudra un  jeune paléontologue français  comme Romain,  installé près du Musée et marié avec une paléontologue thaïe, et qui intervient dans certains forums pour partager sa passion .

 

 

Tha Uthen - Empreintes de dinosaures. Situé sur la route 212 qui longe littéralement le Mékong entre Nong Khai et Nakhon Phanom




Le site est protégé et ouvert au public depuis 2009, la mise en valeur ayant été effectué par la Direction des Ressources Minéralogiques Thaïlandaise et le Musée Sirindhorn de Kalasin. Chose suffisamment rare pour le préciser, car en France ce type de site temps a disparaître par érosion avant même que le gouvernement ne pense à le préserver.

C'est un arrêt obligé pour tous amateurs de préhistoire qui séjournerait dans la région, ce type de site étant plutôt rare de part le monde.


Un extrait de la Lettre de Dinosauria qui vient juste de paraître avec un article par Christel Souillat sur ce site:

[En 2008] une nouvelle campagne de fouilles a été organisée.
Elle a, comme nous l'avions prévu, permis la découverte d'une grande quantité de nouvelles empreintes et notamment d'une dalle recouverte d'empreintes de pas de crocodiles. Il s'agit de la première découverte en Asie d'empreintes de pas de crocodiles dans des niveaux datés de la fin du Crétacé inférieur, il y a 110 millions d'années (Aptien-Albien).
Pas moins de quinze pistes ont été repérées dont la plus longue parcourt près de 6 mètres.
Sur l'ensemble des empreintes, certaines ont été laissées par un crocodile nain dont les ossements qui appartiennent certainement à Theriosuchus sont en cours d'étude. Il mesurait seulement 50 centimètres du bout du museau au bout de la queue. D'autres empreintes appartiennent à un crocodile de taille plus habituelle puisqu'il mesurait 2,50 mètres de long.
Une des nouvelles pistes se distingue par la présence d'un long sillon très bien conservé et qui semble appartenir à l'animal qui a laissé les pas qu'il longe de façon régulière. S'il s'agit d'un crocodile, comme nous le pensons au premier coup d’œil, quelle partie de son corps a telle pu laisser ce type d'empreinte ? La réponse tardant à venir, nous imaginons donc que nous pourrions avoir affaire à un autre animal. Et pourquoi pas un ptérosaure ? Ce long sillon correspondrait alors à la trace laissée par le bout de son aile au moment de son envol. Les
discussions vont bon train pour trouver la solution alors que les photos de cette piste passent en ce moment entre les mains des plus grands spécialistes d'ichnologie

 

4.3 Romain , A qui on pose  souvent ces  questions (Repris avec son autorisation) :


dino 3

Si vous voulez trouver du dinosaure, il vous faut chercher trois choses:

- Premièrement on recherche une zone contenant des roches dites "mésozoïques" c'est à dire correspondant à la période durant laquelle les dinosaures ont vécu sur Terre. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est finalement assez courant et étendu comme "zone".

- ensuite ces roches doivent être "continentales" c'est à dire quelles doivent s'être formées sur les continents de l'époque à partir des sédiments de l'érosion et ne pas être des dépôts de fonds marins d'époque (aucun dinosaure ne s'étant adapté à la vie marine). Ce type de roche est déjà plus rare.

R0010399

- finalement on recherche des zones à élévation moyenne voir fortes car il faut que l'érosion actuelle puisse mettre à jour de vastes zones rocheusse pour simplement "voir" le fossile.
Par exemple, même si la plaine du Brahmapoutre répondait au deux premier points nous n'irions pas chercher du dinosaure dans ce marécage. Inversement on sait que les montagnes Bouriates abritent de beaux spécimens de dinosaure mais l'aspect fortement "alpin" de ces montagnes en réduit l'exploration. Le climat est aussi un facteur qui jouera, allez trouver un fossile dans la plaine à varzea amazonienne ou dans la mangrove birmane...

Mais alors pourquoi en Isan?
Et bien parce qu'en Isan on a les deux premiers points qui apparaissent clairement sur les cartes géologiques.

Dés le Trias l'Isan était un micro-continent perdu au milieu de la Téthys mais lié à la Chine du sud. Bref une grosse île à très faible élévation globale mais avec possiblement une chaîne de montagne située quelque part alimentant un vaste réseau fluvial.
La pénétration de l'Inde au milieu du continent eurasiatique a mis fin à cette isolation et a aggloméré tous un tas de micro-continents qui dérivait vaguement.
L'Isan s'est alors trouvé séparé de la Chine via une faille que suit aujourd'hui la rivière rouge, et s'est retrouvé par la même en position élevée (entre 100 et 200 m au-dessus du niveau de la mer).
Cette position ayant donné au passage ce climat si particulier et ce biome (écorégion) de savane tropicale assez propices à la recherche de fossiles (précipitation condenseé sur une courte période de l'année, humidité réduite en milieu tropical).

R0010375On remarquera aussi l'influence de l''homme qui s'est chargé au passage de la déforestation malheureusement nécessaire pour mettre à jour la roche contenant les fossiles (mais cela c'est réellement anecdotique).


Il ne vous reste plus qu'à faire la visite. Une de plus , après les temples kmers

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 03:02

Les temples khmers en Isan.kmerscarte

 

Le titre nous fait entrer dans une histoire  qui indique que  les Khmers ont occupé autrefois le Siam. Il nous ouvre une voie de recherche et implique une série de questions :

-         Histoire : A quelle époque ?

-         Où sont situés les temples ? combien ?

-         Qu’est-ce qu’un temple khmer ? l’art khmer ? styles ?

-         Quel itinéraire choisir?

 

1. Rappel historique

Originaires du sud du Yangzi en Chine, les Thaïs gagnent, dès le VIII e siècle de notre ère, les hautes vallées du Yunnan où ils fondent le royaume de Nanzhao. Les Thaïs étaient alors connus des Chinois, des Chams et des Khmers sous le nom de Siamois.
Durant cette longue période, le Nord montagneux de la Thaïlande actuelle est soumis à une principauté môn dont la capitale est Lamphun. La vallée de la Mae Nam Chao Phraya (le fleuve qui baigne la plaine centrale) dépend alors du royaume môn de Dvaravati qui connaît aux VI e et VII e siècles après J.-C. une ère de prospérité qui lui permet d'exercer une véritable tutelle sur les provinces périphériques.

À partir du IX e siècle, les Khmers imposent leur domination sur la région du centre, dont la conquête est achevée à la fin du XII e siècle par le roi Jayavarman VII. À la même époque, le peuple thaï, qui descend le long des grands fleuves à partir du Yunnan, s'installe progressivement dans la région. Après la mort de Jayavarman VII (1238), deux princes thaïs s'emparent de la frange nord du bassin de la Mae Nam Chao Phraya où ils fondent le royaume du Sukhothaï - "l'aube du bonheur"-, premier royaume Thaï indépendant. La conquête du Yunnan, qui fut annexée à la Chine en 1253, accélère la migration des Thaïs vers le sud et leur installation dans le nouveau royaume et dans de petites cités-états au Lanna et à Phayao.

Le premier grand roi du Sukhothai, Rama Khamheng, s'empare des possessions khmères du Laos (sud-est de l'Isan) et progresse vers le sud-ouest, jusqu'à Petchaburi ; en 1294, il conquit le nord de la péninsule malaise. Imitant les structures sociales et militaires mongoles, les Thaïs mettent un terme à l'hégémonie khmère sur le Sud-Est asiatique, mais, faisant une nouvelle fois la preuve de leur génie de l'adaptation, ils adoptent la brillante culture des vaincus.
C'est durant l'époque de Sukhothai que le bouddhisme Theravada devient la religion prédominante et que l'on voit apparaître les premières manifestations de l'art Thaï dans les domaines de la peinture, de la sculpture, de l'architecture et de la littérature. C'est aussi à cette époque, précisément en 1282, que Rama Khamheng fait graver une stèle commémorant les hauts-faits de son règne et la splendeur de son royaume, et " invente " les caractères de l'écriture thaïe, en les adaptant de l'écriture khmère : " Et ces caractères d'écriture existent parce que le roi les a inventés dans son cœur. " Date mémorable, victoire de la culture et de l'expression nationales.

En 1350, un prince du Sud, Ramadhipati (1350/1369) fonde une nouvelle dynastie et installe sa capitale Ayuthaya sur une île de la Mae Nam Chao Phraya. En 1431, les Thaïs s'emparent de la capitale des Khmers, Angkor, dont ils réduisent les habitants en esclavage.

C'est à cette époque que débute le déclin de la puissance de Sukhothai au point de devenir vassal d'Ayuthaya en 1438. Seule la principauté montagneuse de Chiang Mai oppose une forte résistance, et manifesta des velléités d'indépendance jusqu'en 1595. C'est le début de l'ouverture sur l'Occident mais aussi des innombrables conflits avec son voisin du nord-ouest, la Birmanie. Selon : http://www.thailandeguide.com/fr/his_histoire.php


2. Angkor

Traditionnellement, l'histoire angkorienne commence en 802, date à laquelle le roi Jayavarmanangkor

II se fait sacrer " empereur universel ", mais la première ville d'Angkor n'est fondée qu'en 889, lorsque des conflits obligent les souverains khmers à changer de résidence. A partir de cette date et durant six siècles le site d'Angkor ne cesse de se développer et de s'enrichir. Parmi les rois importants de l'histoire d'Angkor citons Yaçovarman I, Jayavarman IV, Râjendravarman, Sûryavarman I, Sûryavarman II (qui fit construire le joyau de l'art khmer, le temple d'Angkor Vat) et Jayavarman VII, le plus grand souverain de cette époque, bâtisseur frénétique, il couvrit Angkor de monuments religieux. La date traditionnelle de l'abandon d'Angkor est 1432


3. Le style d'Angkor Vat (et les autres  styles ?)


Le style d’Angkor vat est apparu sous le règne troublé de Jayavarman VI qui n'élèvera pas deJayavarman VII gros 2 temple-montagne, témoigne de la parfaite maîtrise des techniques acquises au cours du siècle précédent. Suryavarman II fondera sa propre montagne sacrée à Angkor au début de son règne, à l'angle sud-est de l'antique Yasodharapura autour du Bakheng. La construction d'Angkor Vat, entreprise sans doute vers 1122, sera pratiquement achevée à la mort de Suryavarman II, vers 1150.

Contrairement aux sanctuaires précédents, celui d'Angkor Vat de distingue par son exceptionnel décor sculpté qui couvre des dimensions considérables. Les pilastres, les plinthes, les panneaux sont revêtus de feuillages qui imitent des tissus de soie brochée en provenance de Chine. Les panneaux de mur sont ornés des figures exquises des apsaras, danseuses divines qui prodiguent aux dieux et élus les joies inépuisables des paradis. Les reliefs de la galerie pourtournante du premier étage d'Angkor Vat (plus de deux kilomètres carrés de sculpture), largement inspirés de thèmes vishnuites, comptent parmi les chefs d'oeuvre plastiques de l'humanité. Il n'existe pas de reliefs narratifs sculptés plus beaux et plus audacieux dans le monde.

La qualité de la ronde-bosse du style d'Angkor Vat sera en retrait par rapport la beauté des reliefs, et même est en décadence par rapport à celle du Baphuon. Les statues, au modelé conventionnel et proportions trapues, au visages carrés avec leurs arcades sourcilières coupantes et bouches boudeuses chez les femmes, sont presque insignifiantes. L'accent est mis sur le costume. Quelques petits bronzes, souvent préférer au grès, se détachent de cette production.

Le style d'Angkor Vat, sommet de l'art khmer, marque la fin de l'art sivaïte au Cambodge, implantée par les Indiens douze siècles auparavant. Jayavarman VII, qui va relever Angkor de ses ruines et bâtira plus de temples que tous ses prédécesseurs réunis, les placera sous le signe du Bouddha.

Le site insecula nous aide à mieux comprendre les différents styles  selon leur époque, selon surtout l’art pré-angkorien marqué avant tout par la religion  brahmanique  et l’art angkorien sacralisant la religion bouddhiste du Mahayana. Ainsi :

Le style Koh Ker (hindouïsme, culte de Shiva et du linga) inspiré du style du Bakheng,koh ker attachera une plus grande importance à la représentation de la vie et à la notion de dignité de l'homme. Le style architectural, marqué par la persistance du modèle du temple en briques, verra l'apparition de galeries.

Le style de Kulen est un courant artistique de transition entre l'art pré-angkorien et l'art angkorien. Ce dernier verra le jour à Prasat Thma Dap, le plus tardif du groupe. La statuaire, essentiellement des idoles de Vishnou peu à peu libérées des traditions antérieures, annonce la ronde-bosse intégrale, l'esthétique et les ajustements du règne d'Indravarman.

Le style de Phnom Da. L'art préangkorien sera marqué par trois styles (qui donnerontPhnom Da Style naissance à des variantes locales) : le style de Sambor Prei Kuk (vers 600/vers 650), le style de Prei Kmeng (vers 635/vers 700) et celui de Kompong Preah (vers 706/après 800).

Cette chronologie, dans laquelle s'inscrivent presque tous les édifices connus de cette époque, est complétée pour la sculpture de deux divisions supplémentaires, le style du Phnom Da et celui de Prasat Andet.

Les oeuvres en ronde bosse de la première moitié du VIIème siècle se rattachent à deux grands domaines stylistiques : le sud du pays khmer où se développera, dès le VIème siècle, le style dit du Phnom Da, le centre et le nord donneront naissance au style dit de Sambor Prei Kuk. L'art du Phnom Da, dont les pièces majeures découvertes dans la région d'Angkor Borei s'inscrivent dans un contexte iconographique vishnuïte, est sans doute la phase la plus ancienne de l'art brahmanique du Cambodge.

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Le style de Prei Kmeng Ce style, influencé par l'art Indien et les styles de Phnom Da etprei kmeng Sambor Prei Kuk, est contemporain des styles de Prasat Adet et de Kompong Preah. Il accompagnera le développement du shivaïsme et du bouddhisme Mahayana.

Marqué par une prolifération du décor feuillu, les premières représentations de Brahma et l'apparition de statues féminines à la silhouette plus fine, ce style produira notamment les temples de Prei Kmeng, Ta Keo, et Phnom Preah Vihear.

 

sambor prei kukLe style de Sambor Prei Kuk   L'art préangkorien sera marqué par trois styles (qui donneront naissance à des variantes locales) : le style de Sambor Prei Kuk (vers 600/vers 650), le style de Prei Kmeng (vers 635/vers 700) et celui de Kompong Preah (vers 706/après 800).

Cette chronologie, dans laquelle s'inscrivent presque tous les édifices connus de cette époque, est complétée pour la sculpture de deux divisions supplémentaires, le style du Phnom Da et celui de Prasat Andet.

Les oeuvres en ronde bosse de la première moitié du VIIème siècle se rattachent à deux grands domaines stylistiques : le sud du pays khmer où se développera, dès le VIème siècle, le style dit du Phnom Da, le centre et le nord donneront naissance au style dit de Sambor Prei Kuk. L'art du Phnom Da, dont les pièces majeures découvertes dans la région d'Angkor Borei s'inscrivent dans un contexte iconographique vishnuïte, est sans doute la phase la plus ancienne de l'art brahmanique du Cambodge.

Les temples (Hindouisme, cultes de Vishnou, Shiva et Harihara) de style de Sambor Prei Kuk sont parfois octogonaux ou rectangulaires, ce qui est exceptionnel dans l'architecture khmère. La statuaire, assez pudique dans son expression, est modelée avec naturel et sensibilité. La décoration des temples (tour-sanctuaire (prasat) avec cella) est essentiellement constituée de bas-reliefs.

Le style du Bayon  L'empire khmer connaîtra une période très troublée entre 1150 et 1170.Bayon g Les armées Chams s'empareront d'Angkor, qu'elles mettront à sac, en 1177. Jayavarman VII reconstruira un pouvoir nouveau et un royaume plus puissant, en reléguant au second plan la religion brahmanique et élevant le bouddhisme Mahayana au rang de religion d'état.

Ce monarque universel (cakravartin) entreprendra de nombreuses conquêtes, couvrira l'empire de fondations religieuses, et fera construire une nouvelle capitale, Angkor Thom, qui accueillera en son centre le vaste temple du Bayon et le Palais royal.

L'oeuvre du souverain se caractérisera par la présence des tours-visages . La sculpture, élaborée avec soin, témoigne d'une intense activité créatrice, l'iconographie se diversifie, le symbolisme gagne en importance et les scènes de vie quotidiennes sont représentées pour la première fois.

Le style de Pre Rup  Ce nouveau style plus raisonnable et plus modéré, que l'on retrouve ausambor prei kuk Mebon Oriental, au Pre Rup et au Preah Vihear à Angkor, sera au service de la religion hindouiste (royaume divin, vénération des rois morts) et de la construction de cloîtres bouddhistes (Mahayana).

Il agrège les éléments stylistiques antérieurs sans apporter de changements notables dans les sculptures. Les attitudes sont douces et le lignes du corps ondulantes. La facture est soignée.

Le style de Banteay Srei  Le temple de Banteay Srei, construit juste avant la mort de Râjendravarman et au cours des premières années du règne de son successeur Jayavarman V, exprime à lui seul un style qui portera son nom.  Fait unique dans l'histoire khmère, ce style sera associé non à un roi mais à un brâhmane de sang royal, petit-fils de Harshavarman I et précepteur de Râjendravarman puis de Jayavarman V. Le religieux bouddhiste fera édifier le temple Tribhuvanamahesvara (actuel Banteay Srey) sur ses terres d'Ishavarapura, à 20 kilomètres au nord-est d'Angkor, en 967.


-KhleangLe style des Khleang s'étend de la seconde partie du règne de Jayavarman V jusqu'au début du règne de Suryavarman Ier. Jayavarman V serait le fondateur du Phiméanakas, temple-montagne au centre de sa capitale. Les deux beaux monuments des Khleang qui serviront à baptiser ce style sont situés en face du palais royal, au centre d'Angkor Thom.

Leur plan et leur destination exacte posent une énigme. La sobre décoration du bâtiment nord, le plus ancien, en souligne à la perfection les proportions. En dehors d'Angkor, Chau Srei Vibol et les parties ajoutées par Suryavarman ler à Preah Vihear amorcent la transition qui donnera naissance au style du Baphuon.

 

 

 


Le style du Bakheng  Ce style, que l'on retrouve dans les monuments de Phnom Bakheng,bakheng500 Phnom Krom et Phnom Bok, sera au service de l'hindouïsme (royaume divin, début de la vénération des rois morts, Trimurti de Brahma, Shiva, et Vishnou). Caractérisé par le géométrisme, l'austérité et la froideur, ce style idéalisera la forme de visages en sculpture et adoptera la forme des temples-montagnes en architecture.

 

 

 

 

 

 

 

Preah Ko 01Le style Preah Ko Ce style, que l'on retrouve dans les monuments de Preah Ko et Bakong, Lolei, sera au service de l'hindouïsme (Brahmanisme orthodoxe réactivé), du shivaïsme. Il se caractérisera par ses codes de représentation homogènes qui apparaissent sur les bas-reliefs et les premières fresques narratives.

Les sculptures expriment, pour la première fois, un mouvement du corps. Le motif du garuda-naga et la représentation de groupes de divinités font leur apparition. Le traitement des traits du visage et du corps manque de finesse. Les statues royales, idéalisées, présentent des formes plus lourdes. Cette période est également marquée par les premiers temples-montagnes.


4. Les temples khmers en Isan


Le principal attrait de l’Isan est assurément les vestiges de la civilisation khmère.

A partir du IXe siècle, l’empire khmer commence à s’étendre au-delà des frontières du Cambodge actuel. À son apogée, du XIe siècle au début du XIIIe, il englobe de vastes territoires aujourd’hui thaïlandais, dont, au nord-est, la vallée de la Mun et les provinces de Nakhon Ratchasima, Buri Ram, Surin et Ubon Ratchathani. Dans cette seule vallée, on estime que les Khmers ont construit plus de 300 temples, dont Phimai, qui était relié à Angkor, au sud, par une « voie royale » longue de 225 kilomètres. Aujourd’hui, les Prasat Hin Phimai, Prasat Hin Mueang Tam, Prasat Kamphaeng Yai et Preah Vihear - uniquement accessible depuis la Thaïlande, bien qu’appartenant techniquement au Cambodge - figurent parmi les plus beaux sanctuaires khmers au pays. Mais beaucoup de provinces possèdent des temples kmers.


Ainsi la Province  de Nakhon Ratchasima (Khorat) propose 10 temples : Prasat Non Ku, Prasat Muang Khaek, Prasat Muang Kao, Hin Phanom Wan et son Musée, Prasat Pha Kho, Prasat Nang Ram 1 et 2, Prang Ku, Prang, Sida, Prasat Hin Phimaï

La Province de Buriram 9 temples : Prasat Khok Ngio, Phanom Rung, Kuti Rishi Nog Bua Lai, Kuti Rishi Khok Meuang, Meuang Tam, Prasat Baibek, Ban Bu, Ku Suan Taeng et le musée de Khon Kaen

La Province d e Surin (12 temples) : Ta Meuen et Ta Meuen Tot, Ta Meueun  Thom, Prasat Ban Phlai et Prasat Hin Ban Phluang, Boran Sathan Ta Priang Tia, ta Mon, Prasat Phum Phon, Prasat Yai Ngao, Prasat Muang Thi, Prasat Si Khoraphum, Prasat Chom Pra

La Province de Sisaket  (11 temples) : Prasat Yoe, Prasat Tamnak Sai, Khao Phra Wihan, Prasat Sa Khampaeng Noi, Prasat Koo Som Boom, Prasat Sa Kampaeng Yai, Prasat Huay Tab Tan, Prang Ku, Prasat Ban samo, Prasat Chong Don Tuan , Prasat Ta Leng

La Province d’Ubon Ratchatani : le temple de Prasat Ban Ben

La Province de Chaiyaphum : Prang Ku

La Province de Khon Kaen : Puai Noi

La Province de Maha Sarakham : Ku Maha That, Ku Santarat, Prasat Ku Ban Deang (cité au Musée de Pimaï pour un linteau)

La Province de Roy Et : Ku Phara Khuna, Ku Ka Sing , Prang Ku

On peut en voir un à Yasothon , 1 à Nong Khai , 3 à Sakon Nakon : Wat Phra That Choeng Chum,   Wat Pra That Narai Jaeng Waeng, Ku Phan Na et  une quinzaine dans la plaine centrale et le centre ouest et est, sans compter tous les vestiges signalés et non encore découverts.

Le site officiel du tourisme thaïlandais vous propose une belle ballade

(Vous trouverez un descriptif de ces curiosités sur le site de l'office du tourisme thaïlandais (en français)
(source principale Office du tourisme Thaïlandais)

La route des cités Khmères en I-SanLe sud d'Isan possède les plus belles ruines khmères de Thaïlande ainsi que des villes et des villages de caractère abritant des sites uniques. Cette région faisait partie du royaume khmer d' Angkor au temps de sa splendeur.Le point de départ de cette découverte des cités Khmères se situe à Nakhon Ratchasima (Khorat) ville située à 249 km de Bangkok.


Et nous allons commencer par Phimaï, La version miniature de l'Angkor Wat au Cambodge. Phimaï est située à environ 60 km au nord est de Nakhon Ratchasima.

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La ville de Phimaï abrite l'un des plus beaux temples khmers du nord-est de la Thaïlande dans son parc historique, le Wat Phimaï . La légende raconte que celui-ci aurait influencé la construction d'Angkor Wat au Cambodge un siècle plus tard. D'ailleurs, le temple est sur un axe nord-sud tourné vers l'Angkor au lieu de l'est-ouest traditionnel des autres monuments thaïlandais.
Phimaï fût fondée au VIIIe siècles et connut une époque glorieuse aux XIe et XIIe siècles... La suite...

phanomkrung

Ce magnifique parc est situé à 396 m d'altitude au sommet d'un volcan éteint d'où son nom, Phanom Rung, qui signifie « grande montagne ».
Un sanctuaire, éponyme, y a été construit entre le Xe et le XIIIe siècle. C'est à l'époque, un haut lieu de culte qui accueille des temples satellites d'Angkor Wat au Cambodge. Ainsi, l'architecture du monument a subi diverses influences à travers les âges. De nombreux écrits ont été retrouvés    
Sans doute édifié aux 11e - 12e siècle pour servir de résidence au gouverneur khmer, le prasat Muang Tham "temple de la ville basse " dédié à Shiva, offre un tableau évocateur. Pilastres, linteaux et frontons, richement décorés dans les styles des Khleang et du Baphuon avec leurs animaux mythiques (naga et kala), guirlandes et motifs floraux, démontrent la maîtrise des artisans khmers.

 

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Sous son couronnement à forte moulure, le mur extérieur est percé de quatre gopura Ta Muen Thom est l'un des plus beaux temples de pierre sur la voie qui relie Angkor à Phimaï. Il a subit de gros dommages pendant la guerre récente du Cambodge, et a été depuis pillé par les voleurs. Un escalier massif en latérite descend de l'entrée sud vers une petite rivière marquant la frontière du Cambodge.

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Quatre portes (gopura) ponctuent la galerie d'enceinte du temple, l'entrée principale étant au sud. Le prasat redenté, de grès gris-rose, abrite deux curiosités inhabituelles:

Le sanctuaire de Prasat Phum Phon est l'un des temples khmers le plus ancien.
Ce temple des 7-8e siècles dans le style Phrei Kmeng comporte un prasat de briques orné d'encadrements de portes, de linteaux et de colonnettes en grès. on voit à l'ouest le soubassement d'un bâtiment, et un peu plus loin une autre ruine.
D'accès toujours difficile, Preah Vihear(phra Wihan pour les thaïs) n'a pas son pareil, c'est un temple magique dont les nâgas géants sont les gardiens éternels. Même après avoir exploré tous les temples majeurs du Cambodge, le « saint temple des Dangrek » reste celui qui fait la plus forte impression au voyageur.

Le temple de Preah Vihear est situé au sommet d'un pic de la chaîne Dangrek,à quelques centaines de mètres de la frontière thaïlandaise.
La construction du sanctuaire,   La suite . . .

 

 

Prasat Hin Phimaï

La ville de Phimai abrite l'un des plus beaux temples khmers du nord-est de la Thaïlande dans son parc historique, le Wat Phimaï. La légende raconte que celui-ci aurait influencé la construction d'Angkor Wat au Cambodge un siècle plus tard. D'ailleurs, le temple est sur un axe nord-sud tourné vers l'Angkor au lieu de l'est-ouest traditionnel des autres monuments thaïlandais.


Pimai

Phimaï fût fondée au VIIIe siècle et connut une époque glorieuse aux XIe et XIIe siècles sous le contrôle cambodgien d'Angkor. Le retour des terres en pays Siam fut synonyme de déclin pour la cité.
Le site est sur une île entourée des rivières Mun et du Khlong Chagrai. Des douves protégeaient la ville ainsi que des enceintes avec quatre portes situées aux quatre points cardinaux. Tout cela a été détruit par le temps : il ne reste que la porte principale, la porte de la Victoire bâtie en pierre.

Le temple est au milieu de la ville. Le roi Khmer Jayavarman V commença l'ouvrage à la fin du Xe siècle et Suriyavarman le termina au début du XIe siècle.
Le prang central est à l'image du Mont Méru, centre du monde et demeure des dieux. De forme arrondie, il s'élève à 28 mètres surmonté d'un toit en ogive à cinq niveaux en forme de bouton de lotus.
Le temple est composé d'une première enceinte rectangulaire, percée de quatre portes, à l'intérieur de laquelle une seconde enceinte protège le sanctuaire principal. Ce dernier, construit entre 1106 et 1112, est en pierre travaillée dans le style Khmer. La précision de l'ouvrage est assez remarquable notamment dans le détail des personnages et des créatures mythologiques. Les linteaux intérieurs sont fidèles à la tradition hindouiste alors que les linteaux extérieurs sont bouddhiques. Les premiers racontent divers épisodes du Ramayana, livre sacré hindou.
La mandapa, pièce de méditation hindouiste, est traversée par un somasutra, sorte de canal qui permettait à l'eau sacrée arrosant le Bouddha de s'évacuer.

 

A proximité de Phimaï, vous pourrez découvrir:
Le musée national de Phimai
Situé à proximité du pont de la rivière Mun, juste avant de pénétrer dans le parc historique de Phimai, ce musée renferme une intéressante collection d'objets anciens, notamment de magnifiques linteaux en grès sculptés datant de l'époque khmère.
Prasat Hin Phanom Wan.
A 20 km au nord-est de Nakhon Ratchasima, ce sanctuaire du 12ème siècle est l'ancien monument khmer le plus proche de la ville. Bien que de taille réduite, les ruines sont impressionnantes par leur architecture et l'atmosphère de sérénité qui y règne.
Sai Ngam
Située au bord de la rivière Mun et à deux kilomètres de Phimai, cette aire de loisirs est célèbre pour ses nombreux banyans qui procurent 1.500 m2 d'ombre et ont probablement pour origine un seul et unique arbre.
Le site archéologique de Ban Prasat 
A 45 km de la capitale de la province sur la route de Nakhon Ratchasima à Phimai, Ban Prasat est le deuxième site archéologique préhistorique (après le site de Ban Chiang dans la province d'Udon Thani) présenté comme un musée en plein air.

Les fouilles, qui ont permis de découvrir des ossements humains et des poteries, révèlent que le site était habité il y a plus de 3000 ans.
Les sites des fouilles ont été aménagés et sont désormais ouverts au public.

Un cloître avec quatre entrées entoure le sanctuaire. A l'est, un singha debout et un ascète assis décorent la porte du gorupa. Le fronton extérieur représente une divinité assise sur une face de kala, avec un naga à cinq têtes dans sa partie haute, le fronton intérieur figure un singha, un singe et un éléphant parmi les motifs floraux, et le linteaux montre Krishma maîtrisant le Serpent Kaliya.
Quatre des cinq prasat d'origine subsistent dans le sanctuaire. Le grand prasat du milieu de la première rangée s'est effondré. A proximité, un beau linteau de grès représente une divinité assise sur la face de kala et, au dessus, sept ascètes assis en rang. Sur le linteau du prasat nord, Shiva et Uma montent le taureau Nandin. Au dessus, dix ascètes sont assis sur le dos d'un naga. La colonnette de l'encadrement de porte est finement sculptée de motifs en diamant. Le prasat sud est orné d'une divinité assise sur une face de kala crachant desguirlandes, surmontée d'une rangée de neuf ascètes assis.
A l'arrière, le linteau du prasat nord décrit Krishna soulevant le mont Govardhana, alors que celui du prasat sud montre Aruna assis sur un trône soutenu par trois oies sauvages, perchées sur un kala crachant des guirlandes.

Muang Tham fut occupé très longtemps comme en atteste la présence de "Baray" tout près du temple et dans la région.
Le plus important "Baray", proche du temple, est en fait un grand réservoir d'irrigation de plus d'un kilomètre de long sur cinq cents mètres de large - nommé "la mer de la cité d'en bas".
"Cité d'en bas" était en effet le nom donné à ce vaste temple et ce par opposition à Phanom Rung qui sur la hauteur, était "la cité d'en haut".
Sa construction est l'œuvre de l'homme comme en atteste sa forme parfaitement géométrique et il est idéalement placé pour récolter les eaux des collines et les redistribuer sur près de 30 kilomètres de canaux construits et entretenus par les habitants. Aujourd'hui encore il assure les besoins d'irrigations indispensables aux activités agricoles.

Prasat Muang Tham

Sans doute édifié aux 11e - 12e siècles pour servir de résidence au gouverneur khmer, le prasat Muang Tham, dédié à Shiva, offre un tableau évocateur. Pilastres, linteaux et frontons, richement décorés dans les styles des Khleang et du Baphuon avec leurs animaux mythiques (naga et kala), guirlandes et motifs floraux, démontrent la maîtrise des artisans khmers.
Sous son couronnement à forte moulure, le mur extérieur est percé de quatre gopura encadrées de fenêtres élégantes décorées de balustres. L'entrée principale, aux trois portes donnant vers l'est, ouvre sur une enceinte aux quatre bassins à gradins en L, bordés de murets à statues en pierre de naga à cinq têtes, dont les queues soulignent des encadrements de portes en pierre. Les bassins symbolisent les quatre océans qui entourent la montagne sacrée Meru.

 

Prasat Hin Wat Sa Kamphaeng Yaï

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Wat Sa Kamphaeng Yaï, ce grand temple khmer datant probablement du règne de Suryavarman 1e au 10e siècle, fut d'abord un sanctuaire brahmanique avant d'être converti en temple bouddhiste mahayana au 13e siècle.Une galerie enclôt le domaine, qui comprend un chedi principal flanqué de deux édifices plus petits en briques, avec un autre chedi de briques à l'arrière et deux bibliothèques, toujours en briques côté est.

la porte monumentale présente trois entrées : l'inscription en Khmer ancien gravée côté cour sur l'entrée principale rappelle que le domaine a été dédié à Shiva en 1042.

 

Les encadrements de portes, linteaux et frontons sculptés ont une grande valeur artistique. Le fronton sud du prang central représente Shiva montant le taureau Nardin, son épouse Uma sur ses genoux, et des membres de leur suite. Le linteau intérieur montre Indra chevauchant un éléphant, avec, au dessous, un kala escorté de singha, crachant des guirlandes. Sur le linteau intérieur de la bibliothèque nord, Vishnou est couché sur le naga couronné, ses épouses assises près de lui. Dans la chapelle moderne, on voit une belle statue du 13e siècles du Bouddha assis abrité par le naga, et d'autres sculptures découvertes lors des fouilles.

  

Prasat Hin Phanom Rung


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Ce magnifique parc est situé à 396 m d'altitude au sommet d'un volcan éteint d'où son nom, Phanom Rung, qui signifie « grande montagne ».
Un sanctuaire, éponyme, y a été construit entre le Xe et le XIIIe siècle. C'est à l'époque, un haut lieu de culte qui accueille des temples satellites d'Angkor Wat au Cambodge. Ainsi, l'architecture du monument a subi diverses influences à travers les âges. De nombreux écrits ont été retrouvés sur place, permettant de mieux comprendre la construction du parc historique.

 

Une grande allée conduit au sanctuaire principal, en passant par trois terrasses successives et un escalier gigantesque. Longue de 160 m et large de 7 m, elle correspond à la distance spirituelle entre la Terre et le monde céleste. C'est la Voie Sacrée .
Vous passerez devant la Maison aux éléphants avant d'aboutir aux trois ponts à naga (serpent mythique). Enfin, vous arriverez dans le sanctuaire central. Le prasat central est entouré de quatre galeries, aux magnifiques linteaux. Ce temple est typique de l'architecture khmer, semblable à celle d'Angkor Wat.
Les nombreuses représentations de Shiva ou Vishnu sur les frontons et les linteaux des portes laissent penser que le temple était hindou à l'origine. L'entrée principale est ornée de Shiva Nataraja, le « roi de la danse », datant du XIIe siècle.

 

En avançant encore un peu, se dresse le garbaghra , la partie réservée au roi, où sont également exposées des statues de divinités hindouistes.
Vous pouvez sortir par la porte de derrière et admirer l'extérieur du bâtiment : le prang , la tour de style khmer, est sculpté de figurines inspirées du Ramayana , le livre sacré hindouiste. Il s'élève sur cinq niveaux bouclés par un bouton de lotus.
Le site a été restauré de 1971 à 1988 par des experts qui ont adopté comme technique de démanteler le monument pierre par pierre et de le remonter ensuite en suivant les techniques traditionnelles… un travail de titan vu la taille du temple.

Prasat Phra Wihan (Preah Vihear)

 

Preah Vihear Temple

D'accès toujours difficile, Preah Vihear n'a pas son pareil, c'est un temple magique dont les nâgas géants sont les gardiens éternels. Même après avoir exploré tous les temples majeurs du Cambodge, le « saint temple des Dangrek » reste celui qui fait la plus forte impression au voyageur.
Le temple de Preah Vihear est situé au sommet d'un pic de la chaîne Dangrek,à quelques centaines de mètres de la frontière thaïlandaise.
La construction du sanctuaire, commencée au XI° siècle sous le règne de Suryavarman Ier, est un ensemble assez gigantesque qui s'étale sur pas moins de 4 niveaux reliés par des escaliers (il y en a 800 mètres !) qui progressivement vous amèneront au Prang principal, dédié à Shiva et à la superbe vue sur la plaine et les montagnes environnantes.

Ce sont chaque coin et recoin de ce sanctuaire, exceptionnellement orienté au Nord face à la Thaïlande, qui méritent l'attention et le regard tant il y a de sculptures et linteaux « dans l'état ». En effet Prasat Phra Wihan n'a fait l'objet d'aucun soin particulier ni même de restauration de la part des autorités cambodgiennes. Il s'offre donc à vous à l'état « brut » de ruines magnifiques.
Indirectement elles permettent de mesurer la qualité des travaux de restauration effectués en Thaïlande par le Département des Beaux-Arts.

Face à l'impossibilité de voir le temple du chemin d'accès, ses richesses sont donc à découvrir au fur et à mesure de l'ascension des escaliers. Après une première volée de 163 marches, la monumentale allée d'accès s'ouvre devant vous avec ses 78,5 mètres de long, ses 8 mètres de large et ses Singhas qui montent la garde.
De là, ce ne seront plus que successions de Nagas aux 7 têtes, de Gorupas, de portes et linteaux sculptés, de Barays (réservoirs d'eau), d'allées et escaliers, de salles, librairies… jusqu'au grand Gorupa du 3ème niveau, la plus imposante des constructions, et qui servait en fait de Palais.

Mais vous ne serez pas au bout de vos découvertes.
La progression continue parfois à même la roche pour finalement arriver au sanctuaire principal au sommet de la montagne.
Sa galerie bien conservée vous permettra aisément de faire le tour du Prasat dont une partie est malheureusement effondrée.
De là, quelques pas vous mèneront au superbe point de vue si la brume de chaleur ne perturbe pas trop l'horizon.



Qui a dit qu’il n’y avait rien à visiter en Isan ?

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 03:08

photo guide patrick

6. Notre Isan : le guide touristique 2011 « Isan du Nord »,


« Les provinces d’Udonthani, de Nongkaï, de Bun Kan, de Nong Bua Lamphu et de Loei » de Patrick D. de Udonthani.

 Le guide de Patrick 2011 se limite donc à l’Isan du Nord soit 5 provinces sur 20

 Amnat Charoen (อำนาจเจริญ),Bung Kan, Buri Ram (บุรีรัมChaiyaphum (ชัยภูมิ) Kalasin (กาฬสินธุ์) Khon Kaen (ขอนแก่น) Loei (เลย)Maha Sarakham (มหาสารคาม) Mukdahan (มุกดาหาร) Nakhon Phanom (นครพนม) Nakhon Ratchasima (นครราชสีมา) Nong Bua Lamphu (หนองบัวลำภู) Nong Khai (หนองคาย) Roi Et (ร้อยเอ็ด) Sakon Nakhon (สกลนคร) Si Sa Ket (ศรีสะเกษ) Surin (สุรินทร์) Ubon Ratchathani (อุบลราชธานี) Udon Thani (อุดรธานี)Yasothon (ยโสธร)

 

avatar-user-1201883-tmpphp9kOG8EPourquoi ? oui, pourquoi Patrick ne présente que 5 provinces ?

 

Je ne présente dans ces provinces que des sites que j’ai personnellement visités mais ces provinces en recèlent encore bien d’autres.

Sans titre 

Il faut dire que Patrick est le premier (et à ce jour le seul en français) à avoir édité de sa propre initiative le 1er guide sur Udonthani et sa Province en 2010. Salué et encouragé par tous ceux qui aiment cette région, il a donc poursuivi ses visites  et ajouter 4 autres provinces dans l’édition 2011. Curieux, désirant partager ses « découvertes », on se doute qu’il n’en restera pas là.

 

Il ne pouvait qu’être à l’honneur dans « Notre Isan ». En effet, si vous voulez visiter ces 5 provinces de l’Isan du Nord, le guide de Patrick sera plus qu’un « instrument » utile,  mais une invitation à sillonner les routes de ces provinces.

 

Certes notre « voyageur » étant d’Udon Thani, il lui consacre donc plus  d’ espace, de visites(et donc  de pages). Vous aurez 46 pages pour la province d’Udon Thani et seulement 15 pages pour les 4 autres provinces. Il nous avait prévenu qu’il ne rendait compte que ce qu’il avait visité. Il vous appartient de l’aider à compléter les multiples ballades et visites qu’il nous propose pour la prochaine  édition.

 

guide 4

Ainsi déjà pour la ville d’Udon Thani il y a 18 choix et pour tous les goûts : des visites de temples bien sûr (le temple chinois et le wat Phothisomphorn par ex.), la visite du musée municipal, qui nous donne une idée du développement de la ville depuis  ses origines, mais aussi des ballades autour de 3 lacs et des activités possibles (3 golfs, un hippodrome, 3 fishings parcs)... mais il vous invite aussi à essayer ses « bonnes adresses »,« ses » restaurants ( cuisine thaïe et occidentale), ses magasins , ses centres commerciaux …bref  tout ce qui vous aidera passer un bon moment dans cette ville qu’il aime , sans oublier les quelques bars du soir pour discuter entre amis.

 

guide 6

Il est vrai que les ballades en dehors de la ville sont plus variées : 26 « attractions » sont proposées en 14 pages : les temples qui restent un objectif de voyage dans un pays bouddhiste , mais aussi des sites « naturels » (un  marais salant et le réservoir Huai Luang Dam par ex.), des promenades à effectuer dans 3 grands  parcs (le parc forestier de Nayung et ses chutes d’eau et le parc historique de Phutthabat avec son wat par ex.) , le village artisanal de Ban Na réputé pour sa soie et es cotonnades, et surtout le site archéologique de Ban Chiang (dont nous parlerons plus longuement dans l’article suivant), classé au patrimoine de l’UNESCO et qui rappelle que cette région a  été peuplée depuis 5 millénaires.

Bref, si vous faites une escale à Udon Thani, vous pourrez ainsi « découvrir » une partie de l’ Isan  et comprendre pourquoi certains  de vos compatriotes ont décidé de s’y installer.

guide isan 2

Et si vous voulez poursuivre  votre route, Patrick vous propose 15 pages avec plus d’une trentaine de  visites pour les 4 autres provinces. Prenez par exemple la route 203 entre Loei et Lom Sak, dit-il, vous verrez  « c’est une des plus belles de la province » ou bien sûr Nong Khaï au bord du Mékong et près de la frontière du Laos.  

Qui n’a pas rêvé un jour d’y aller. Eh bien Patrick sera votre pense bête, et vous rappellera ce qu’il ne faut pas manquer. Mieux, il vous fera (p.77) 5 propositions de circuit en fonction de votre emploi du temps.

 

Certes, son guide ne s’arrête pas là et nous donne de nombreuses informations pratiques comme par exemple : la location de voiture, les numéros de téléphones indispensables, les fêtes et festivals, l’immigration, les plans de la ville et des environs et pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie en Isan, les sites et les principaux blogs qu’il recommande…

 

guide 9

Ce guide, ente autres, vous l’aurez compris fait partie de Notre Isan.

  

Nota : Et vous avez de la chance, vous pouvez encore l’obtenir gratuitement. Contacter Patrick sur son blog, si vous ne le trouvez pas. En plus, c’est un homme charmant.

 

Une édition 2012, Patrick  ?

« Je ne sais pas. Je viens de prospecter la province de Sakon Nakhon qui sera rajoutée au guide si une nouvelle édition a lieu mais je suis actuellement sur un autre projet sur Udonthani. Mais là...CHUUTT »

 

 

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 03:07

 Isan nordLes 3 Isan ?


Pour les géographes thaïs, ce terme générique recouvre les 20 provinces du nord-est mais recoupe en réalité trois entités plus ou moins distinctes caractérisées surtout par la langue, et beaucoup moins par l’ethnologie, les coutumes et les traditions.


Les 7 provinces de l’Isan nord, ce sont spécifiquement les nôtres, celle de l’ « Isan lao ». On y parle couramment Isan dans les chaumières.           

 

Les 8 provinces de l’ « Isan centre »

 

Isan centre

 

(6 millions d’habitants environ)  ont leurs propres spécificités linguistiques, on y parle le ภาษาผู้ไท, le phouthaï (qui ressemble à du thaï standard). Ethnologiquement, on trouve une très forte minorité vietnamienne, réfugiés catholiques d’Indochine dans les trois provinces riveraines du Mékong où fleurissent autant de clochers d’églises catholiques que de djedis bouddhistes.

 

Les 5 provinces du sud, environ 8.000.000 millions d’habitants, ce sont celles de la « route des temples khmers » conduisant à Angkor.

A l’ouest, dans la province de Nakhonratchasima, autrefois et toujours appelée Korat, on parle le ภาษาโกราช, le thaï de Korat, il y aurait 2 000 000 de locuteurs, au milieu encore des dialectes tribaux (le ภาษากุย le koui qui ressemble à du thaï, 300.000 locuteurs), à l’est, n’essayez pas de comprendre, c’est du khmer, la population d’origine khmer y est nombreuse. Il y aurait encore 2 000 000 de locuteurs.

Isan sud


Ces distinctions linguistiques sont bien évidemment fragiles, on peut parler koui à Udonthani, phouthaï à Kalasin et cambodgien à Khonkaen.

 Chacun de ces langages (gardons-nous de parler de dialectes) est religieusement sauvegardé et maintenu par l’intermédiaire en particulier de leurs sites Internet, vertu du progrès qui en arrêtera peut-être l’irrémédiable disparition : Il y a plus de 60 langues locales parlées en Thaïlande affirment les spécialistes de la linguistique, certaines ne le sont plus que par quelques centaines voire quelques dizaines de locuteurs. Sans Internet, elles auraient probablement disparu.

     « Le langage de ma mère est le langage des Dieux » à dit Mistral.

L’Isan nord dont les habitants sont incontestablement des Laos (mais traiter un Isan de Lao, c’est un peu comme traiter un corse de génois) est parfaitement « thaïfié », fruit probable (mais non amer) de la politique de « thaïfication » et peut-être aussi (un peu), faute des français ?

 

Thaïfication ? La manière dont les petits thaïs apprennent l’histoire me rappelle irrésistiblement les consignes drastiques données par Jules Ferry aux instituteurs de la république dans les années 1880, eux même formés dans les écoles normales » selon des consignes de « politiquement correct » draconiennes... de bon petits français, bretons, provençaux ou catalans, aimant la république et leur patrie et devant garder leur regard enfantin braqué vers la ligne bleue des Vosges ... En Thaïlande aussi, le législateur dicte la manière dont on doit écrire l’histoire.

Et les Français ? Un peu d’histoire ne messied pas, il nous faut un tant soit peu battre notre coulpe.

Il fut un temps, jusqu’en 1778, où le grand Laos réunissait le Nord-est siamois au Laos actuel. Les missionnaires – bien avant les colonisateurs – ont pendant trois siècles, rodé autour du Laos. A cette époque, quand on parlait de "Laos", on y englobait le Nord et le Nord-est du Siam qui, à l’origine, faisaient partie du Laos et étaient peuplés de Laotiens ayant la même langue, la même religion les mêmes traditions et les mêmes coutumes. Ce fut par le nord-est que le christianisme pénétra dans le Laos actuel. La mission de Bangkok créa trois centres d’évangélisation : Ubon dans le sud, Nakhonphanom et Sakonnakhon dans le nord. Mais les missionnaires traversèrent le Mékong qui, avant l’arrivée des Français au Laos, n’était pas une frontière, la zone d’influence siamoise s’étendait jusqu’à la chaîne annamitique... Des deux côtés du fleuve, même population, même langue, mêmes coutumes, même religion. Dans les villages sur les deux rives du fleuve on avait et on a toujours des parents de part et d’autre. Le centre d’évangélisation se trouvait sur la rive siamoise. Bien avant la colonisation française, le christianisme avait pris pied au Laos à partir du Siam. Puis vint alors le grand désenchantement.

De 1884 à 1887, la France entreprend d’étendre sa domination sur les principautés laotiennes au détriment du Siam. Pavie, s’employa à ramener la frontière à ouest du Laos au Mékong, malgré l’opposition du Siam. Il s’ensuivit une série d’incidents frontaliers qui furent réglés par le traité franco-siamois du 3 octobre 1893, par lequel les Siamois renonçaient à leurs prétentions sur le Laos. Le Mékong était devint une frontière politique.

La population du Nord-est, autrefois méprisée par les chefs de district, grugée, assujettie aux corvées, voyait la fin de ses misères dans l’arrivée des Français. Les pauvres gens (les rouges d’alors ?) espéraient être enfin respectés, traités avec plus de justice, devenir un peu plus libres. Les autorités siamoises s’en rendirent compte. Aussi changèrent-elles de tactique, se firent plus douces par crainte de voir la population fuir au Laos. Les Français déçurent profondément les Laos. L’anticléricalisme devint objet d’exportation à partir de 1903. « Liberté – égalité – fraternité » mais  pour qui ? Les corvées ne diminuèrent pas. Il n’y avait pas de dimanche pour les corvéables. Le serment de fidélité au roi fut prêté à la République dans une pagode avec eau lustrale, y compris pour les chrétiens. On mobilisait des porteurs en toute saison, même en période des champs. Comme le Laos ne rapportait rien pour remplir les caisses de la colonie, on vendit de l’opium aux populations villageoises. Chaque village devait obligatoirement en acheter une quantité déterminée tous les mois alors que les missionnaires avaient toujours lutté contre les opiomanes. Les Français détruisaient la famille et la société laotienne. Aussi, des chrétiens passèrent le fleuve et allèrent se cacher au Siam, à la plus grande joie des Siamois. La population laotienne n’avait rien gagné à changer de maître. Les chrétiens Laos n’avaient pas obtenu les privilèges auxquels ils rêvaient un peu trop haut. Tout cela s’est tambouriné et plus encore sur les deux rives du Mékong. Pavie ne s’est pas réveillé mais a du se retourner dans sa tombe. Si le Laos avait été colonisé «  à la Pavie », le Laos siamois aurait-il pu suivre un mouvement centrifuge en direction de la France ? Il est vain de faire à posteriori de la politique fiction.

Aujourd’hui, l’Isan spécifiquement lao, ce sont 7 provinces dont voici les sceaux (ตรา – tra) officiels, ils sont lourds de symbole, même si l’héraldique siamoise n’a rien à voir avec l’ésotérisme de la nôtre (celui de Bungkan « le lac noir » est en cours de conception, la province ayant été détachée de celle de Nongkhai en 2010)

 

blasons


La province de Nongbualamphu a été détachée de celle d’Udonthani en 1993. Son sceau rappelle le passage du roi Naretsuan en 1574, en campagne contre le Laos, sa statue trône face à l’administration provinciale.


Celui de Kalasin (littéralement « noir - lac »), province depuis 1932 détachée de celle de Mahasarakham,  représente justement ce lac aux eaux noires.


Celui de Khonkaen honore un djedi contenant des reliques de Bouddha, comme celui de Loei.

Celui de Nongkhaï représente un étang bordé de bambous.


L’incertitude plane encore sur celui à venir de Bungkan, des récriminations ayant surgi sur le choix même du nom (un ancien amphoe) qui serait maléfique ?


Voilà la région la plus aride, la plus pauvre et la moins visitée de Thaïlande. Le sol est composé de grès et de latérite, il est ingrat, en dépit de la constructions de barrages et lacs artificiels gigantesques, Ubonrat à Khonkaen, Lampaodam à Kalasin. Le climat est marqué, comme aurait dit Monsieur de La Palice, en saison froide, il fait froid, en saison chaude, il fait très chaud et en saison des pluies, il pleut et plus encore. Les barrages n’empêchent pas des inondations souvent meurtrières (en 2010 notamment) mais admirons alors la solidarité villageoise ! Par exemple, distribution gratuite de couvertures en saison froide : les miennes viennent du ผู้ใหญ่บ้าน phouyaïban ce que l’on traduit par « chef de village » mais qui signifie tout simplement – on a le sens de la hiérarchie – « personne importante du village ». Si la région a bénéficié de plans pharaoniques pour l’amélioration de l’agriculture, des transports et des réseaux routiers, si elle possède des villes importantes, ne disputons pas du point de savoir si Khonkaen l’emporte sur Udonthani ou vice-versa, les quelques 6,5 millions d’habitants de nos 7 provinces (statistiques officielles de 2008, comme tous les chiffres donnés ci-desus, elles valent ce qu’elles valent) y vivent dans les 5.591 villages dont elles sont émaillées. Et si sa population industrieuse se répand dans tout le pays pour y gagner de quoi nourrir la famille, caisse de retraite des parents, elle rejoint fidèlement le « village » à l’occasion des grandes fêtes bouddhistes, nouvel an civil, nouvel an bouddhiste ou Loïkratong. Partout maintenant, réseau électrique, eau publique, réseau téléphonique sans faille, boutiques Internet mais voilà un spectacle que vous rencontrerez encore tous les jours tout comme il y a quelques dizaines d’années :

vaches

Si de plus en plus le riz se moissonne à la moissonneuse-batteuse, le « plat  pays » ressemble alors singulièrement à la Camargue, vous verrez au hasard de vos promenades, à l’époque où la région est en pleine effervescence, toujours la moisson à la faucille ou la coupe des cannes à sucre à la machette à grands renforts de musique, de chansons et de rigolades, et pourtant, ils ne sont le plus souvent payés qu’en sacs de riz !

 

C’est cette région que nous nous proposons de vous faire découvrir non pas comme un guide touristique, il en est de fort bien fait (notamment celui de notre ami Patrick, d’Udonthani (Cf. article suivant)) mais au hasard de nos coups de cœurs. Il y a encore des temples ou l’on prie en des lieux dont Maurice Barrés aurait dit qu'ils « inspirent l'âme », des sources miraculeuses en des lieux « où souffle l’esprit ». C’est aussi peut-être ici qu’il y a des milliers d’année est née sinon la civilisation, du moins une des plus anciennes, à Ban Chiang dans le bassin du Mékong.

Les thaïs « de la ville » considèrent souvent les habitants de l’Isan comme des « paysans » oubliant, comme tout citadin qui utilise ce mot dans un sens négatif, que sans paysans, le riz ne leur tomberait pas du ciel .....

 rizière

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 03:05

Organisation administrative de la Thaïlande, un miroir brisé ?


200px-Myth garuda 01« Le Royaume de Thaïlande comprend 4 zones géographiques selon l'Institut Royal Thaïlandais (le Nord, le Nord Est, le Centre et le Sud).

Ces zones sont divisées en 77 Provincesen Thai จังหวัด changwat  - la dernière en date étant celle de Bung Kan au Nord Est de Nong Khai créée au mois d'août  2010 - qui correspondent en gros à nos départements.

En effet chaque Région est dirigée par un Gouverneur nommé par le Ministre de l'Intérieur (comme le sont les Préfets en France) 


La capitale Bangkok compte tenu de son importance est à elle seule tout comme Paris assimilée à une Province particulière  กรุงเทพมหานคร - Krung Thep Maha Nakhon.

Son Gouverneur n'est pas  nommé par le Ministre mais élu par la population pour un mandat de 4 ans. Elle est subdivisée en 50 districts appelés non Amphoe mais khet qui sont subdivisés en 169 kwaeng  แขวง  équivalent aux Tambons dans les autres provinces. Les chefs de district sont nommés par le Gouverneur. Le Conseil métropolitain de Bangkok aussi appelé Administration Métropolitaine de Bangkok ou BMA a pouvoir sur les arrêtés municipaux et le budget de la ville.


Le Nord Est comporte 20 provinces sur 77 pour la Thaïlande :Sans titre-1

1. Amnat Charoen (อำนาจเจริญ) 2. Bung Kan (บึงกาฬ) 3. Buri Ram (บุรีรัมย์) 4. Chaiyaphum (ชัยภูมิ) 5. Kalasin (กาฬสินธุ์) 6. Khon Kaen (ขอนแก่น) 7. Loei (เลย) 8. Maha Sarakham (มหาสารคาม) 9. Mukdahan (มุกดาหาร) 10. Nakhon Phanom (นครพนม) 11. Nakhon Ratchasima (นครราชสีมา) 12. Nong Bua Lamphu (หนองบัวลำภู) 13. Nong Khai (หนองคาย) 14. Roi Et (ร้อยเอ็ด) 15. Sakon Nakhon (สกลนคร) 16. Si Sa Ket (ศรีสะเกษ) 17. Surin (สุรินทร์) 18. Ubon Ratchathani (อุบลราชธานี) 19. Udon Thani (อุดรธานี) 20. Yasothon (ยโสธร)

Chacune de ces Régions est divisée en districts en thaï อำเภ Amphoe correspondant à nos Arrondissements.

Les districts sont dirigés par un Chef de district  นายอำเภอ nommé par le Ministre de l'Intérieur et adjoint du Gouverneur.   Ces Chefs de district  correspondent à nos Sous Préfets.

Ainsi par exemple, la Province d'Udon Thani est divisée en 18 districts Amphoe et 2 districts mineurs King Amphoe.   Ces districts sont subdivisés en 155 communes tambon et 1682 villages. »

                                ------------------------------------

Le régime thaï actuel de 1892 a donc manifestement été calqué sur le modèle français, à plusieurs étages, ne parlons pas du statut de la capitale qui est comme celui de Paris, spécifique :

Les quatre « régions », ภาก (transcription officielle Phak) nord, nord-est, centre et sud ne correspondent pas à une réalité historique bien assise, un Isan-lao de chez nous n’a rien à voir avec un Isan-khmer du sud,  pas plus qu’un ilien de Samui n’a la moindre affinité avec un musulman des trois provinces du sud, source de perpétuelle et sanglante agitation. Elles sont plutôt des zones géographiques.


Il est difficile de les comparer aux 22 régions métropolitaines françaises qui correspondent peu ou prou à nos anciennes « provinces » plus ou moins bien reconstituées (par exemple inclusion des Hautes-Alpes - dauphinoises depuis toujours - ou du pays niçois – français depuis peu - dans la région provençale)

Les จังหวัด (transcription officielle Changwat, prononciation djangwat), le mot est généralement traduit par « province » présentement 77, correspondent plus volontiers aux 83 départements français d’origine.

A la veille de la révolution, l’organisation administrative du royaume était d’une épouvantable complexité. Un projet imbécile de l’Abbé Sieyès de division géométrique au cordeau fut pertinemment rejeté (voir ce que ça donne en Afrique).  

 

sieyes


L’heureuse intervention de Mirabeau, il savait quand il le fallait pousser un « coup de gueule », aboutit au décret du 22 décembre 1789 découpant la France en 83 départements.

220px-Mirabeau par Injabert 2

Cette division n’est pas fantaisiste, elle repose avec plus ou moins de bonheur et d’erreurs sur l’implantation des tribus gauloises qui nous sont fort bien connues par la description qu’en firent les historiens romains ou grecs. Jules César est resté 10 ans chez nous et sa description de la Gaule est méticuleuse.


La division de la Thaïlande en « provinces » n’est pas non plus innocente.

La structure actuelle date de la réforme administrative de 1892 essentiellement sur la base des anciens เมือง (transcription officielle mueang, prononciation müang), petites chefferies locales datant du royaume d’Ayutthaya et alors dirigées par des roitelets plus ou moins soumis à la juridiction de Bangkok.

Les subdivisions, inutile de donner une traduction de ce qui est intraduisible :

อำเภอ l’amphoe serait l’équivalent très vague de ce que sont nos arrondissements. La comparaison doit immédiatement en rester là. Ils sont actuellement (environ) 350 chez nous et (environ) 800 en Thaïlande.

ตำบล le tambon serait l’équivalent très vague de ce que sont nos cantons. Même observation, ils sont environ 7.500 pour environ 4.000 cantons chez nous. Le miroir continue à se briser !

หมู่บ้าน le mouban (transcription officielle muban), nous revoilà dans nos petits villages !

Et une origine que l’on peut comparer à celles de nos communes même si le miroir est encore mieux brisé que le miroir français.

A la veille de la révolution, il y avait 27 ou 28 millions d’habitants en France (« quelques » millions au Siam) et la subdivision administrative de base était la paroisse, il y en avait 60.000, le Roi de France se flattait de régner sur un pays aux « cent mille clochers ». Cette subdivision s’est insensiblement créée lors de la désagrégation de l’empire romain à une époque où la seule structure cohérente était celle de l’Eglise catholique. Les 41.000 communes de 1789 ont été constituées sur la base de ces paroisses, les villes en regroupant plusieurs ont constitué une seule commune. Il y en a actuellement environ 37.000 pour 65.000.000 millions d’habitants. La moyenne donne donc une population de 1750 habitants par « clocher », mais la comparaison ne vaut pas grand chose dans la mesure où la population peut varier d’un peu plus de 2 millions (Paris) a, en réalité, zéro, toutes petites communes rurales dont la population est fictivement constituée par les inscriptions sur les listes électorales et qui ne sont peuplées qu’épisodiquement tout en parvenant à constituer un Conseil municipal de 9 membres ! Cette structure est – parait-il – incohérente sur le plan de la gestion administrative. Y touchera-t-on un jour ? Les français sont et restent attachés à leurs origines et il y a plus d’un demi-million de personnes qui peuvent se targuer de leur qualités de « conseiller municipal » ou de « Maire » et ont leur rôle à jouer dans les élections sénatoriales.


Il y a environ 75 ou 80.000 villages en Thaïlande.

Pour notre seule région Isan, environ 22 millions d’habitants, 20 provinces, 327 amphoe, 2.602 tambon et 27.440 villages.

Si je tente de comparer ce qui est comparable,

Bouches du Rhône, 2 millions d’habitants, 4 arrondissements,  57 cantons et 119 communes.

Ubonratchathani, 1.800.000 habitants, 25 amphoe, 219 tambon et 2.469 villages.

Pourquoi cet effarant morcellement ? Les subdivisions administratives (arrondissement et cantons en France) ont été constituées tout simplement pour permettre à la population de se rendre sans difficultés majeures au chef lieu de canton ou au chef lieu d’arrondissement. Il en est de même ici ou les difficultés de déplacements étaient (sont) plus difficiles.

La création de nos communes a tout simplement une origine historique, l’accaparement par l’église catholique du pouvoir de base administratif (et religieux, bien sûr) à une époque où le pouvoir politique était en déshérence.


Je ne suis pas certain que les villages siamois se soient créés autour de leurs temples, ce sont plutôt les temples qui se sont installés dans les villages au fur et à mesure de l’implantation plus ou moins tardives du bouddhisme. Les statistiques sur le nombre de « wats » en Thaïlande varient selon les sources de 30 à 45.000 !

Il est une constante dans l’histoire de l’humanité que les hommes se regroupent par phratries ou tribus autour de ce qui est vital pour la vie, l’eau. L’isan plus que les autres régions, vit au rythme des saisons, nous savons tous ce qu’est la saison sèche, plus encore dans les campagnes où selon les périodes la น้ำประปา namprapa, l’eau de la ville, n’est distribuée qu’au compte goutte..... importance essentielle à tel point que celle-ci n’est pas facturée en dessous d’un certain seuil de consommation.

C’est manifestement autour des points d’eau que se sont édifiés nos villages, l’onomastique est là pour nous le montrer. Si le nom de nos villages français tourne souvent autour de leur clocher, celui de leur saint patron, celui des villages thaïs tourne autour de l’eau !

Combien de หนอง nong – étang, de บึง bung  – marais, น้ำ nam – eau,  แม่น้ำ mènam – fleuve, บ่อ bo – puits, สินธ์ sin – rivière, หวั้ย ouaï – ruisseau ?

Combien de sources miraculeuses ? L’humanité les vénère depuis toujours, des sources de la Seine à celle de la Mecque, de Lourdes à la Grèce et à l’ancienne Egypte, elles donnent la vie et elles guérissent. Il y en a une fort fréquentée près de chez moi, je vous conduirai un jour la visiter.

Les chiffres que je donne proviennent du bulletin des lois thaï dont la lecture est aussi absconde que celle du journal officiel de la république française. Si je me suis trompé dans mes additions ou divisions, vous aurez la gentillesse de le pardonner.

 

Ou de consulter, le fort intéressant article publié sur le blog ami de

http://gerard.pissamai.over-blog.com/article-organisation-administrative-de-la-thailande-la-province-d-udon-thani-56893817.html, dont nous nous sommes inspirés.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 03:06

TITI DANS LA RIZIERE 006Notre ISAN 3 : L’Isan en Thaïlande (démographie et rapport entre les Régions )

A partir de la lecture de l’article : Construction ethnique et ethnorégionalisme en Thaïlande de Jacques Ivanoff, Carnet de l’IRASEC n° 13, rapppelons quelques vérités sur notre Isan :

Chaque pays a bien sûr sa façon de présenter, d’écrire son Histoire (Cf. notre article 13, Le Nationalisme et l’école). Les Thaïs siamois aiment tant  montrer l’ancienneté de la race thaïe,  reconstruire leur passé,  l’unité du royaume depuis le XI ème siècle, oublier leur passé esclavagiste et colonisateur , justifier leur domination sur les autres peuples qui habitent ce pays. Mais voilà les Siamois sont minoritaires au Siam, oh pardon en Thaïlande.

 thailande-groupes-ethniques

Le tableau ci-dessous est  très explicite et a l’avantage de ne pas être contesté :

 

 

GROUPE                                               REGION PRINCIPALE

 

Groupes de langues thaï                                                           83%                           

Siamois                                                  Centre                                                      40 %

                                    

Isans (ou Lao-Thaïs)                              Nord-Est                                                  31 %

 

Muangs (ou Yuans)                                Nord                                                        10%                                              

Thaïs du Sud (ou Pak Tai)                     Sud                                                           4 %                     

Thaïs musulmans                                  Centre et Sud                                             1 %

muslim

Autres groupes thaïs (Shan, etc.)          Centre et Ouest montagneux                     2 %

  

Sino-Thaïs et Chinois                           Régions urbaines (surtout Bangkok)  10 %

Groupes austro-asiatiques                                                                                  2,2 %

Khmers                                                 Est frontalier                                            1,5 %                                               

Sans titre-5

Môns                                                     Centre                                                      0,2 %

Kuis                                                       Nord-Est                                                 0,4 %

Autres (Lahus, Lawas, etc.)                   Nord montagneux                                  0,1 %

 

Austronésiens (Malais)                          Sud frontalier                                       3 %

Groupes montagnards                                                                                          1 %

Karens (tibéto-birman)                           Nord et Ouest montagneux                    0,6 %

ethnique-mini

Hmongs et Yaos                                     Nord montagneux                                  0,2 %

Autres (Akhas, etc.)                                Nord montagneux                                  0,2 %

 

Groupes immigrants                                                                                          0,3 %

Vietnamiens                                             Régions urbaines et Nord-Est             0,2 %

Indiens et autres                                       Régions urbaines                                 0,1 %

 

On peut donc observer que la Thaïlande comprend de nombreux peuples, que les Siamois ne sont pas majoritaires en Thaïlande (env. 40 % de la population) et que les Isan constituent presque le tiers de la population de Thaïlande sur 68 millions d’habitants. Mais :

 

« Ce sont les Thaïs siamois qui dirigent le pays, qui ont défini la norme

linguistique et imposé leur variété linguistique à l’ensemble du pays, notamment au gouvernement, dans l’éducation et dans les médias écrits. Le thaï officiel correspond en effet au thaï siamois. Les Thaïs siamois se considèrent comme les « vrais Thaïs » ».

 

Nous avons déjà raconté cette histoire, comment le Pouvoir siamois depuis Rama V et surtout depuis Phibun  avant et après  guerre, avait mis en oeuvre une idéologie efficace, une « propagande », la Thaïness,  qui a tenté et souvent réussi à faire croire à l’exclusivité de la « race »  siamoise.

 

Mais avec l’arrivée de Thaksin et les mouvements « Rouge » et Jaune, les tabous volent en éclat,  la Parole s’ émancipe, des forces  se libèrent dont personne ne peut prédire les effets, surtout avec les incertitudes  de la succession royale future. Ce qui semblait aller  de soi est de nouveau « discuté » et « La conscience des limites des Thaïlandais s’est développée et les frontières ethniques et géographiques sont une nouvelle réalité. Hier la Birmanie, aujourd’hui le Cambodge, on se rend compte que des frontières « à risque » existent (implicitement non thaïes ou non thaïsées)»

 

D’où le recours au nationalisme et à l’unité du territoire pour souder les populations d’un pays. L’incident de Phreah Vihear en est l’exemple actuel. Et les  shows télévisuels des « Jaunes » rencontrent un certain succès.

 

Revenons à nos Isan.

 

En effet, l’ Isan comporte en fait 3 Isan, 3 groupes ethniques très différents : les  Thaï Isan, les Khmer Isan et les Souay (les Kui) (Cf. ce sujet traité en  notre article 5 : les 3 Isan , sans compter les Siamois, les Laotiens, les Vietnamiens…ce qui ne veut pas dire que tous se reconnaissent comme Isan, surtout si on leur demande. L’ambiguïté provenant du terme qui recouvre à la fois une entité géographique et une entité ethnique

 

On peut dire de même, pour le terme Thaï qui désigne à la fois  la langue des Siamois et le nom de l’ethnie siamoise, qu’il faut distinguer des Isan, des Muangs, des Pak Tai, des Kmer, des Chinois, des Khaek, des groupes montagnards (Karens, Hmongs, Akhas …) bien qu’ils soient tous Thaïlandais, mais pas tous des vrais Thaïlandais .

 

Car nous dit M. Ivanoff, « les Thaïlandais sont tous des phi nong prachachon, des « aînés cadets citoyens ». Car la nation est une famille, le choix du terme lui-même de chat le montre.

« Le terme utilisé pour nation, chat, se réfère aussi à une famille étendue. Chat était un concept riche et varié, une des raisons pour laquelle il a été utilisé pour traduire nation […]       L’histoire du chat s’est affirmée au cours du temps : son substrat bouddhiste est emprunt d’un sens familial et plus politique ensuite…Ce concept de famille, de phi nong, a pour résultat implicite que les habitants qui sont membres de la famille ne sortent pas du cercle et que les adoptés sont rares… On renaît dans le cercle de la nation, on n’en sort pas, les cycles sont infinis comme ceux des renaissances. D’ailleurs le but ultime du chat, c’est la délivrance des individus.»

 

Mais, dit-il, certains membres de cette famille thaïe sont pourtant plus nong [cadets] que d’autres, c’est ainsi le cas des Isan. Une hiérarchie existe avec des sous-catégories de Thai Isan, de Thai-islam, de Thai Mai

 

Cette hiérarchie a longtemps été acceptée, et cela jusqu’à l’apparition des Rouges qui englobent désormais plus que les simples paysans mécontents. Remarquons que certaines dénominations sont officielles, comme le Thai-islam qui reconnaît la religion comme une variable de l’ethnicité thaïe. Les Thai Isan sont, quant à eux, une catégorie acceptée qui se définie d’abord géographiquement (le Nord-Est), puis linguistiquement (le phasa isan bien qu’il en existe beaucoup de variantes) et enfin ethniquement (les Isan sont des Thaïlandais d’origine laotienne mais aux caractéristiques différentes depuis leur inclusion dans les frontières thaïlandaises.

 

Mais les marqueurs identitaires sont souvent basés sur des clichés dépréciateurs à propos de la nourriture,  la musique, la couleur de la peau… Les Isan sont arriérés, paysans incultes, leurs filles sont foncées de peau et donc jugées peu séduisantes (sauf pour les Blancs, et cela selon les Thaïlandais Siamois). La couleur de la peau, bien qu’étant foncée dans les deux cas, est un marqueur dans une région mais pas dans l’autre. On voit comment fonctionne le régionalisme : il s’approprie toutes les caractéristiques externes qu’on lui reconnaît. Riche, démocrate, violent, c’est le Sud ; pauvre, inculte, aux filles juste assez belles pour les Blancs, c’est le Nord-Est.

 

 Aucune catégorie n’est vue selon sa culture. Les leadeurs « jaunes » doutent même  de son existence. On ne veut pas reconnaître les liens traditionnels et culturels communs avec le Pays voisins.


Pour les Isan et les Malais, la situation est identique ; voilà deux groupes

« nationalisés » aux dépens du pays voisin mais qui partagent avec lui les mêmes traditions musicales, théâtrales, les mêmes langues (même si on peut discuter sur les différences entre isan et lao et malais de Patani et malais de Kelantan)…

Couper ces liens, c’est couper la fluidité de la frontière réinventée depuis

l’intégration forcée en Thaïlande.

                                              -------------------------------

 Nous avons appris que les Isan composent 31 % de la population thaïlandaise. Que sous ce terme se  regroupaient des groupes ethniques très différents aux origines,  traditions, coutumes, langues différentes aussi,  dont les 3 principaux sont les Thaïs Isan, les Thaïs Kmer, et les Thaïs  Kouis.

 

Nous avons  appris qu’ils se reconnaissaient comme Thaïlandais bien qu’ils fussent conscients qu’’ils étaient vus avec mépris voire parfois avec racisme  par les Thaïs Siamois de Bangkok et du Centre.

 

Le grand écrivain Isan Pira Suddham ne disait-il pas :

 

 « Certains Thaïlandais de Bangkok... ont dit que je n'étais pas Thaïlandais, mais... un buffle ou un paysan ».

 

Mais depuis l’arrivée de Thaksin au pouvoir et l’avènement des « Rouges » beaucoup d’Isan se sont « réveillés » politiquement et veulent désormais participer au Pouvoir et ne plus être considérés comme des citoyens de  seconde zone.

 

La Thaïness n’est plus désormais le seul discours possible.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 03:05

2.4 Le Blog  «  le Farang-Isan », de Jeff de Pangkhan

http://www.jeffdepangkhan.com/le-farang-isan-a2924654

 Laissons-le se présenter :

jeffJe suis un farang i-san (bok sida en lao) [ En Isan ], depuis plus de dix ans et comme je ne me suis pas spécialisé dans la culture du riz, et que je me suis ouvert aux nouvelles technologies ,j'ai décidé de vous présenter une région de Thaïlande très méconnue où des gens extraordinaires y habitent, des paysages étonnants, des anecdotes croustillantes, des coutumes hors du commun, pour le faire simple, un endroit déroutant.
Ici on m'appelle JEFF ou Pougny Jeff lorsque l'on me connait, je suis Français et habite avec ma famille dans une province de Thaïlande que l'on nomme ROI-ET…dans le village de Pangkhan

Ce blog est né le 1 février 2010 et comprend 120 articles environ sur des sujets très divers, qui rendent bien compte d e ce que peut être la vie dans un petit village de l’Isan, avec des photos qui donnent couleurs et pittoresque aux moments  de vie racontés.

 

Il recommande le blog de Michèle, les blogs de Patrick et d’Alain, et le mensuel francophone « Le Gavroche ». Nouveau parmi les blogueurs, j’aime assez cette « fraternité» partagée parmi des personnes qui n’ont pas forcément la même culture, mais qui partage la même passion, ici celle de l’Isan.

 

40198 1175623366763 1713450588 318740 7549383 nJeff raconte son quotidien.

 Ainsi si on prend 2 pages par exemple de son blog, on aura la visite d’amis au village de Pangkhan, l’ambiance, le menu et le plaisir de bien manger (la cuisine et le plaisir de partager des bons plats entre amis  sont  souvent relatés ) et puis il nous racontera les déboires d’un expat qu’il connait et qui a  perdu tout son avoir en croyant faire des « affaires «  en voulant monter une petit boite de transports en Isan dans un style un peu moqueur, avoue-t-il, mon style « nature ».( On  a tant d’histoires à raconter sur les « malheurs » de nos compatriotes qui ont souvent négliger d’ apprendre les us et coutumes de leur nouveau Pays )  Et puis, sans transition , il va nous rendre compte de la 2 ème récolte de riz et les problèmes de l’irrigation :

 

En effet après une année de blog si on se réfère aux articles d'avril mai de l’année dernière ,je parlais de la deuxième récolte du riz de deuxième catégorie"le Khao Na Phang"et les problèmes liés à l'irrigation, les pesticides et engrais en tous genres, le manque d'eau etc..Alors cette année, les inondations de septembre octobre au sein de régions grandes productrices de riz (voir article de septembre octobre) ont fait que le gouvernement a décidé pour rattraper les pertes(environ 15%)de la production annuelle du pays, d'autoriser encore plus d'agriculteurs à faire une deuxième récolte dans des régions comme autour de Pangkhan au détriment surement des réserves d'eaux de l'I-SAN. Le représentant du ministère de l'agriculture a donc annoncé via les énormes hauts parleurs du village les noms des propriétaires des rizières autorisés à faire une deuxième récolte, en fait tout le monde cette année(l’année dernière certains seulement furent autorisés, mais connaissant la discipline thaï tout le monde en avait déjà fait(chut!! faut pas le dire)

 

Et puis on va faire un tour à la kermesse de l’école de sa fille, pour évoquer dans la page suivante, l’organisation des villages et les services rendus par les marchands ambulants.

SANY0492111 Il vit dans un village, mais bien sûr est touché (comme nous tous) par des faits de société et l’actualité « brûlante » comme le sida et la  censure, les graves « événements » politiques  d’avril/mai 2010, qui ont vu les « rouges » écrasés par l’ Armée : « Une fois n'est pas coutume, on va parler de ce qui se passe à Bangkok depuis ces dernières heures mais aussi depuis de nombreuses années.....
un peu de politique quoi!!!!!. »

 

 Et puis on va passer aux repas de noël et du nouvel an et la soirée au karaoké du coin, pour retourner à la pratique des brulis des rizières et partir avec Jeff sur Khon Kean (et le buffet du Pulman) et Udon Thani rencontrer ses copains (avec une invitation à goûter les bons produits d’Alain (le torréfacteur) d’ Udon délices)…

 

C est cela le blog de Jeff, son style, avec ses « chroniques » comme il dit comme par exemple : il part sur le coq du voisin qui le réveille quelque peu, et il raconte l’épisode douloureux  de la grippe aviaire  (« le gouvernement thaïlandais donnait 60 baths(1,25euros) pour l'abattage des poulets et autres alors les i-san allaient les planquer dans les fin-fonds des rizières tellement ils aiment leurs bêtes à plume »s) pour nous informer ensuite  sur leur passion  des combats de coqs et des paris (« il est vrai qu'un coq qui gagne rapporte des milliers de baths pour les paris et aussi pour la reproduction et la revente alors il est normal de les protéger non »).

 

Et il y a 28 autres  pages de la même  veine  avec « quelques coups de gueules de temps en temps lorsque j'en ai le temps, franchement ne craignez rien Messieurs les censeurs parce qu'entre nous, au fin fond de l'I-SAN, j'aurais plutôt tendance à m'en contre fout.
Les villageois de Pangkhan et d'autres philosophes notoires ou de comptoir m'ont appris une chose entre-autre:
"Balayons bien devant chez soi avant de vouloir nettoyer devant la porte de son voisin »  »
Mais non Jeff, tu ne t’en fous pas.

Tu es attentif à tout : aux 16 000 morts sur les routes, à la grand’mère de 112ans ! à l’ émotion ressenti lors de son décès …au mariage de la cousine, aux marchands ambulants , aux problèmes des paysans , aux différentes fêtes de Thaïlande (songkram, Lok Kratong…), au rituel  du Tamboun (« on peut traduire par la donation)a lieu tous les matins et partout en Thaïlande dans n'importe quelle village petite ville et tous les quartiers des grandes villes,c'est un rituel important ici ,d'abord pour les gens,en faisant une offrande ,les moines alors expriment une litanie(?)en Sanskrit,ce qui fait du bien à la conscience collective des gens ou tout simplement lorsque qu'ils veulent que quelques choses leur arrivent alors en donnant aux moines le Bouddha s'exprime par leur intermédiaire et si ce désir s'accomplit alors la boucle est bouclée et c'est grâce au Bouddha que c'est arrivé,je n'ai peut-être pas été très clair mais s'il ne font pas le "TAMBOUN" alors peut-être de mauvaises choses leurs arriveront » ),à la saison des courses inter-villages longeant la nam Chi (« ils vont s'affronter dans des courses folles,espérant tous être les finalistes pour se rendre alors à Nongkai sur le Mekhong pour la grande finale inter-provinces,il y aura alors plus de un million de spectateurs sur les berges(j' vous dis pas le bordel »).

 

Tu essayes de comprendre leur culture, leur mentalité, ce qu’ils aiment ou pas :

« Les isannais sont tellement superstitieux que les esprits et les vivants doivent être chacun à leurs places et "les vaches ser....."  », eh oui les "PI"(les esprits) étaient arrivés et il fallait les rassasier.....Alors on m'a dit que c'était une fête bouddhique mais je pense tout de même emprunter à de vieilles croyances animistes..tous ceux qui ont un défunt dans la famille (entre nous ça concerne tout le monde)vont au temple donner à manger, boire, fumer aux morts pour qu'ils soient contents et retournent d'où ils viennent, rassasiés, repus, car si on oubliait de les contenter alors ils resteraient tout le temps à coté du monde des vivants. On va voir aussi les  chamans qui prédisent l'avenir, les gens de l'i-san en sont très friands.

temple ban lamp pu juillet 09 013La place qu’occupe le bouddhisme dans leur vie. Tu vas  ainsi décrire par exemple  le OK PHENSA (prononce oque pan sa) est donc le terme de la retraite des moines au temple. Littéralement le Ok Phensa veut dire la sortie du Phensa et s’ il y a sortie il y a eu une entrée du Phensa. Il y a trois mois je décrivais ce Khao Phensa dans mon article du 29 juillet : «  le khao phansa est le moment où les moines se retirent,restent au temple pour méditer pour une période de trois mois, on pourrait assimiler cela au carême chrétien,c'est d'ailleurs le moment où nombreux hommes décident de faire retraite au temple durant cette même période, retraite qu'ils doivent faire au moins une fois dans leur vie s'ils veulent suivre les préceptes du Bouddha!!! »
 
Tu vas être attentif au travail des femmes : Le tissage ici, c'est uniquement une affaire de femmes.
Certains brins seront teintés de toutes les couleurs...pour usage personnel mais surtout pour la vente, acheminées jusqu'à Bangkok pour les finitions et ensuite être exporter !!!On en retrouvera l’été sur les marchés et les supermarchés de France par exemple. Toutes ces périodes creuses sont exploitées pour améliorer les revenus de l'agriculture, en janvier le riz récolté, ce sera le tissage de la soie, d'autres avec une vieille SINGER piqueront jeans , tee-shirt, et autres produits de confection pour un assemblage final dans la capitale...
et pendant ce temps là ,les hommes, qu'est-ce qu'ils peuvent bien fabriquer?
Eh bien comme le titre l'indique, ça picole sec au village,
on n'a pas de frics mais les épiciers font facilement crédits en ce moments ,les futures récoltes de riz laissent présager qu'ils auront les moyens de rembourser leur dettes.
 
Et les farangs isan  du coin, que font-ils ?
Outre , d’essayer de s’intégrer ou pour le moins de respecter les us et coutumes des Isans ; et bien ils n’oublient pas qu’ils sont Farangs et qu’ils ont  aussi besoin d’aller «  au marché et à la boutique supermarché, bar, resto et lieureux de rencontrr des farangs isan italiens, allemands, suisses, français , anglais, on y refait le monde, se raconte les anecdotes des villages de chacun ; Enfin c'est le bistrot, c'est d'ailleurs souvent le départ des soirées torrides de Selaphum… »
 Ou bien,  ils font de temps  en temps  l'excursion à la ville!!! A ROI-ET city ou au Molan sing  (vous connaissez ?)  « Ah le molam sing, nous en avions dit quelques mots lors d'articles précédents...) ou bien, comme Jeff,  on se ballade en vélo : «  je continuais vers Ban Pochan et juste avant je tournais à gauche pour longer la petite rivière vers le temple des morts de ce même village et tombait sur une petite ferme où on cultivait le fruit du dragon, de son vrai nom Le PITAYA »   Et on va  avoir droit à une  explication.
C est cela le style Jeff : ces coqs à l’âne bien sympathiques, ces récits, ces anecdotes qui sans prétention nous font découvrir ce que peut être la vie dans un village Isan : ses fêtes, ses coutumes, ses joies et ses peines, ses difficultés aussi …sa VIE .
 
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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 03:06

 2.2 Le Blog d’Alain à Udon Thani

DSCF3571Le blog d’Alain (alainudon.over-blog.com) est né en mai 2008. Il n’avait comme prétention, dit-il, que de partager des photos avec sa famille et ses connaissances, et puis ……….3 ans plus tard , il se retrouve avec presque 500 articles , ou plutôt reportages .

 En effet, Alain s’exprime surtout à l’aide de photos qu’il commente, qu’il « légende ». Il n’aime pas trop écrire. Veut-il rendre un hommage à Jean Ferrat, qu’il ajoute « Pas de blabla, tout est dit sur le net  ». Veut-il rendre compte d’un livre lu, il préférera prendre un commentaire sur le net. Se trouve-t-il obligé d’expliquer Songkran, il avoue « Après ce magnifique exposé trouvé sur le net », « voici ma façon de voir cet événement ». Le verbe VOIR est ici caractéristique de son appréhension du monde …avec le partage.

 Ainsi par exemple, il propose « Les meilleures photos journalistiques » et précise (comme pris en « faute ») : « Rien à voir avec notre vie en Thaïlande. Mais j’ai trouvé ces photos superbes et je voulais vous  en faire profiter », ou bien à propos d’une vidéo : « ce matin, j’ai trouvé cela sur facebook  »…

 

En fait, Alain raconte son vécu, ce qu’il a vu (et lu parfois), à la télévision , sur les sites, dans la rue…  Son quotidien est sa source « d’inspiration ».

 

Prenons par exemple les  10 articles d e janvier 2011 (Cet article est écrit début février). Il reprend un article de Jeff pour signaler son blog, annonce la naissance de notre blog (Grande et petites histoires de Thaïlande) : « je laisse la parole à un de ses créateurs  », un article de Gavroche sur la retraite en Thaïlande, l’édition du guide de Patrick sur « l’Isan du Nord ». Il ne manquera pas  de relater, à juste titre  l’invitation de M. l’Ambassadeur de France à Udon Thani, et la visite de sa femme hospitalisée et de rendre compte de l’inauguration d’un micro projet auquel il a participé en faveur d’une école. Son regard est souvent « humoristique », comme ses photos introduites avec : « Ces photos ont été prises à Bangkok. Mais où ? ». Ils’ agit en fait d’un quatuor à cordes dans le hall d’entrée du Bangkok Hospital .

 

Certes, tous les mois ne sont pas analogues, car la vie à Udon et sa vie sont  différentes, même si on peut retrouver des caractéristiques communes dont les 21 catégories qu’il a retenues nous donnent un aperçu et nous frappe par leur éclectisme.

Ils sont pour lui les centres d’intérêt retenus : 

 

Général (13) Udon Thani (63) Sorties et visites (5) Humour et humeur (77) Les fêtes et autres.. (53) La famille de Gift (6) La vie en Thailande (59) Gift et Alain (25) Tourisme (29) Les amis et les copains (4) Restaurants (16) formalités (36) France (13) Politique Administration (11) Traditions (11) bangkok (17) les livres (23) Ailleurs (2)hôtels (2) Commerces (2) parler Thai (1)

 

 

Ce n’est pas un hasard si l’humour et humeur ont le plus « d’articles » (77). Même si Alain partage ses « étonnements » du spectacle de la rue ( sur un Seven Eleven, une pompe à essence, un carrefour, une voiture…..), il réagit le plus souvent sur ce qu’il a vu dans les sites, blogs  ou les forums , tout en reconnaissant l’intérêt dudit site. Ainsi par exemple « ce matin, j’ai trouvé sur facebook », « j’ai trouvé cette publicité sur l’excellent site franco-thaï », ou encore à propos d’un article humoristique sur « S’intégrer en Thaïlande « j’ai trouvé sur l’excellent  forum « Voyage forum »un post écrit par « Bob cat »un Français qui habite du côté de Sahkon Nakon »…

 

Mais bien entendu, rassurez-vous sa vie en Thaïlande et à Udon Thani  sont le principal sujet, comme vous pouvez le constater avec 63 articles sur Udon, 59 sur la vie en Thaïlande, 53 pour les fêtes …les traditions, sans oublier les formalités à remplir qu’il faut connaître.

 

Il faut bien l’avouer : si vous voulez vous installer à Udon Thani, le blog d’ Alain vous apportera beaucoup, comme, le dit-il : « ces petits riens  qui  me font aimer vivre en Thaïlande ». Vous aurez toutes les réponses aux questions que vous pouvez vous poser avant de faire « le grand saut » ou même tout simplement pour découvrir l’Isan. Mieux, Alain vous répondra même personnellement.

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2.3 LE BLOG de Thierry en pays ISAN

 

titi

 

 

 

Thierry dit Titi se présente ainsi dans son profil : Epicurien. Après 3 ans à Phuket, j’ai décidé de m’ installer en Isan . Gros changement mais que du bonheur. Enfin la vraie Thaïlande.

 Il entre ainsi, comme beaucoup, qui après une expérience à Phuket, Ko Samui ou Pattaya (comme vos serviteurs) décident de s’installer dans la région voire le  village de leur femme. Il nous annonce donc  un « grand changement » et déclare que c’est « la vraie Thaïlande ».

 

Il appartient donc à chacun, en « entrant » dans son blog,  de juger si le pacte est tenu.

 

TITI DANS LA RIZIERE 006Le blog a été créé en janvier 2009.et comprend à ce jour (fin janvier 2011) env. 430 articles que l’auteur divise en 6 catégories : la vie en pays isan (289 articles.), Bangkok (70), Chieng Maï, Chieng Raï (17), coups de gueule (16), gastronomie thaïlandaise (6), billet d’humeur (1).

 

On peut être étonné de ne pas voir apparaître Phuket, où l’auteur nous dit avoir vécu 3 ans. Toutefois, en ouvrant « La vie en pays Isan », on s’aperçoit que Phuket n’est pas  absente, et même que l’on peut y voir beaucoup d’autres articles divers.

Ainsi par exemple si l’on prend la page 27 (la catégorie isan  en comprend 28 et contient 13 articles par page), on verra apparaître Phuket à 3 reprises et la baie de Phang Na et même 2 sur Bangkok.

Autant dire que le blog ne se présente pas comme un guide, bien que la catégorie ChiengMaï/Chieng Raï  propose un itinéraire possible et ce qu’il faut visiter.

 

Non, Titi a choisi un autre moyen d’expression, même si on peut voir un changement entre le début et maintenant, les  visites, les découvertes de l’Isan sont peu présents au profit  aujourd’hui d’une réaction aux dépêches qui l’ont marqué, choqué, ému…

 

Outre, de temps en temps, une petite nouvelle des enfants et du chien pour la famille, la principale méthode choisie est de donner une information, tirée de sa lecture des  sites concernant la Thaïlande précédée d’un commentaire et illusté de photos.

L’intérêt dépendra donc des sujets choisis, du style, de la tonalité voire pour certains de l’idéologie qu’elle sous-tend.

 

1/Ainsi pour janvier 2011, sur 20 articles, si un est consacré aux 7 ans du fils Aam, les autres sujets  retenus sont :

 

Protection  de l’environnement : Non aux plates-formes pétrolières à Samui, au secours d’une demeure en péril à Phuket.

 

Accidents de la route : Carnage routier pour le nouvel an en Thaïlande, 2 canadiens meurent dans un accident de la route à Phuket, une  adolescente de 16 ans cause la mort de 9 personnes à Bangkok.

 

Informations : création d’un nouveau blog sur l’histoire de la Thaïlande et de l’Isan  (le nôtre), invitation à lire un article du magazine  Gavroche consacré aux retraités en Thaïlande.

 

Nouveau / infos pratiques : Airportlink : enregistrement possible des bagages à Makkasan (Bangkok), Attention futur TGV.

 

Faits de société /Scandale : le temple du tigre controversé, drogue et « 21 000 arrestations », chiffre de la semaine : 54 000 Thaïlandais au Qatar, le ministre de l’éducation thaïlandais contre les coups de canne.

 

Humour : Des sacs plastiques en guise de préservatif à éviter SVP.

 

Cuisine thaïlandaise : 3 articles  sur le végétarisme (et son coup de chapeau à son marché de légumes), la cuisine en Isan, et des spécialités de Phuket, et un excellent site signalé sur la gastronomie thaïlandaise.

 

Nous pourrions prendre un autre mois au hasard, comme octobre 2010 , on trouverait son écoeurement face à un pédophile, l’industrie du sexe, ses  mises en garde contre  des inspecteurs de police peu scrupuleux ou une immigration trop « rigide », un coup de chapeau à son copain qui ouvre une bonne boutique de « délices »  et son anniversaire….  Ou encore en février 2010 , la dénonciation d’une corruption qui  a détourné des fonds destinés à une catastrophe naturelle pour les paysans du  Nord Est, ou une catastrophe écologique des tigres du delta du Mékong, ou la dénonciation du comportement inadmissible des banlieusards « français » à Pattaya et à Phukhet

On a quand même une visite de « sa » pépinière d’Udon.

 

Oui, Titi est sensible, et ne peut vivre « pleinement  heureux » au milieu des turpitudes qu’elles soient françaises ou thaïlandaises. Il aimerait bien s’arrêter davantage sur  les charmes d’Udon Thani et  de l’Isan  (et vous trouverez beaucoup d’articles  sur ces sujets.) Mais dit-il : « je ne vais pas raconter tous les ans le même Songhkran ».Et je sais aussi  pourquoi.

Il voit les centaines de morts et les milliers de blessés qui vont endeuiller cette fête, ou la crise, l’argent qui manque avec  le  spectre du chômage (février 2009). Peut-on lui reprocher ?

 

Maintenant si on peut voir une évolution de son blog, où certainement sa nouvelle situation familiale a joué un rôle, vers plus de sujets généraux  thaïlandais, le style reste le même. 

 

Le style des commentaires ?

 

Thierry n’a aucune prétention d’écriture. Il le dit lui-même le 20 janvier 2010 : « Il y a un an je me suis lancé dans cette aventure du blog sans aucun objectif (…) C’est un formidable outil pour se remettre à écrire et à réfléchir. Je n’avais pas ouvert un livre de conjugaison depuis des lustres et il en était de même pour les dictionnaires ». 

 

Aussi ses commentaires sont souvent peu « littéraires » et manque parfois de nuances. Elles sont un bloc, comme le bonhomme : des idées souvent justes, pour le moins franches, loin du politiquement « correct », avec des mots parfois crus ( Le Routard et ces guides sont souvent un tissu de conneries »). Mais ici un con est un con et on n’a pas besoin de périphrases ou d’euphémismes.

Il procède souvent en 3 temps.

Une accroche « au bal des cons, ils auront l’entrée gratuite », « ouf, les écoliers ont eu chaud ! » … où l’humour n’est pas loin  (« des sacs plastiques en guise de préservatifs, à éviter SVP »).

 

Le fait « dénoncé » ou signalé, et/ou parfois une généralisation. Par exemple après avoir dénoncé les moines de Kanchanaburi qui se sont fait de l’argent avec des tigres drogués »un « Tout est bon pour faire du fric » et un « les moines  adorent l’argent comme TOUS les religieux  » contestable et inutile et surtout sujet à polémique.

 

Et souvent  suivi d’une injonction : ainsi à propos des 21 000 arrestations pour la drogue en Thaïlande, on va faire un parallèle avec la situation française et  après avoir dénoncé le  laxisme de la justice conseiller : « la police connaît les noms et les endroits où sont ces criminels, à quand un coup de filet ? » ou encore par exemple pour les moines  de Kanchanaburi : « Boycottons ce monastère ». 

 

Evidemment, si nul ne contestera les problèmes retenus  qui sont souvent  les « plaies » de la société thaïlandaise comme de toutes les sociétés, les solutions ne sont pas évidentes et les conseils donnés peuvent être sujet à discussion. Mais les blogs sont là pour cela, non ?

 

 

 Et l’Isan ?

 

Thierry nous avais promis la « vraie Thaïlande ». Il a tenu parole. Il n’a pas dit l’Isan traditionnel, la visite des temples (même s’il en évoque certains), l’initiation au bouddhisme, ou ces fameux « liens qui uniraient les Thaïs »…

Non. Il réagit sur ce qu’il voit, sur l’événement , sur ce qui touche aussi les gens de l’Isan :la sécheresse du Mékong, le prix du riz, les trafics, la corruption, la drogue, la prostitution, le couvre- feu, les rouges, les gouverneurs limogés…mais aussi sur ce qui bouge : la création de la nouvelle province de Bung kan, les nouvelles constructions à Udon, les nouveaux magasins, les grands projets comme le grand barrage d’Ubonratana, ou le futur TGV…les peines et les joies.

 

Il dit « vrai » avec ces mots. Certains, au nom d’un Isan idéal lui reproche de ne voir que le négatif. Cela est faux.

Ce sont aussi souvent ceux qui ne voient pas  les dizaines de bordels d’Udon et ceux de leur village voire qui en nient même l’existence. N’en déplaisent aux idéalistes, son blog nous raconte aussi notre Isan.

 

Certes, il n’est pas le seul (il n’a pas cette prétention), et il y a d’autres Isan. …et il y a aussi d’autres histoires, d’autres blogs …

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 03:08

 Découvrir l’Isan via les blogs

avatar-user-1201883-tmpphp9kOG8E Si on veut connaître la Thaïlande et l’Isan en particulier , on peut comme partout se contenter de ses voyages , de  ses impressions , de  ses rencontres , on peut aussi faire appel aux autres, à travers des discussions avec des gens  de rencontre, des échanges entre amis , internet, des lectures de livres… et si l’on veut profiter d’une autre expérience , d’un autre regard : faire un tour dans les blogs.

Nous connaissons tous l’utilité d’internet pour accéder à des informations et des connaissances multiples correspondant à nos centres d’intérêt. Nous avons raconté précédemment l’importance qu’ont pu avoir «  les 3 blogueurs d’Udon Thani », Alain, Patrick et Thiery pour notre installation à Udon Thani. Depuis, nous en avons rencontré d’autres, comme Jeff de Pangkhan , Michèle Jullian , Gérard … Ils racontent tous leur Isan, avec leur culture, leur sensibilité, leur « curiosité » particulière…

Quand on quitte la maison, il faut bien choisir une  route, nous vous invitons à les rencontrer.

 

 

photos-isan 0007-copie-22.1 Présentation du blog de Patrick

 

En fait, Patrick, installé depuis plus de cinq années à Udon Thani est aussi l’auteur d’un guide touristique en français « Isan du Nord », dont la seconde édition est parue en janvier 2011) et d’un forum http://udonthani.les-forums.com C est vous dire à la fois sa volonté de partager ses « connaissances », sa curiosité inlassable, et pour ceux qui le connaissent sa « gentillesse » serviable. Mais avant de présenter son guide et son forum, revenons au blog intitulé « Le blog de Patrick en Thaïlande. La province d’Udon Thani ».

 

patrick 1

 

Son projet et son style sont inscrits dans la présentation :

 

« Visite de la région  où je découvre tout le temps de nouveaux endroits plein de charmes. Je vais essayer, à travers mes reportages, de vous faire découvrir cette région ».

 

Patrick est un homme réservé, qui n’aime pas montrer ses  émotions et sa sensibilité. Mais c’est un homme « organisé » qui poursuit inlassablement son projet de partage de ce qu’il apprend sur la Thaïlande, sa Province qu’il visite de façon méthodique, et de sa vie à Udon Thani.

Mais il a une particularité : il va au-delà et vit au rythme du calendrier thaï et de l’agenda du mois de sa ville.  Il sait où il va  aller visiter tel site, participer à telle manifestation religieuse ou  populaire. C’est certainement le farang say le mieux informé d’Udon. Mieux, vous pouvez le constater dans son forum, c’est aussi celui qui tiendra à vous donner le conseil pratique que vous cherchez (et s’il n’a pas la réponse, il se démènera pour vous la trouver ; je l’ai même vu remplir des « papiers » pour des compatriotes perdus dans leurs démarches. Bref, vous aurez compris que je suis  admiratif.

 

Certes il n’est pas possible de rendre compte de ses 480 articles (fin janvier 2011), (soit env.14/15 articles par mois) écrits depuis le début 2008, en 3 ans.

 

La structure du blog en 21 catégories indique malgré tout, les grandes tendances :

 

100 1458 00 Les 5 principaux centres d’intérêts :

 

Les 2 plus importants :

 1/Culture et traditions (191 articles)

             2/Vie courante             (132 articles)

 

Le 3 ème est consacré à la visite des provinces et villes (96 articles) dont :

 

Udonthani (38) et guide touristique sur Udon (4),

Phuket (13), Chiang Maï (12), Nong Khaï (8), Hua Hin (3),

province de Nong Bua Lamphu (3) , province de  Sakon Nakhon (5),de la province de Loei : Dan Sai  (7)  et Phu Rua  (5) (parc national et ville)

 

Le 4 ème  à la Thaïlande (ou du moins plus général) (63 articles) :

Mariage (14), sport (24), pêche (6) fruits (3), fleurs (11), oiseaux (2), soie (4), apprendre le thaï (3)

 

Et enfin le 5 ème  à la Réglementation (16)

 

 

Nous pouvons maintenant faire une petite visite, des petites « excursions ».

 

Prenons le mois de janvier 2011 par exemple.

 

 Nous avons la cérémonie d’ouverture des 28 èmes jeux sportifs,  le concours de feux d’artifices à Udon Thani, l’Ambassadeur de France à Udon, Khumphawapi : le lac aux millions de lotus, le guide touristique del’Isan 2011, une gentille petite histoire d’oiseaux, Ecole Taolek (3 articles), la journée des enfants de Thaïlande et le club francophone fêtant l’Epiphanie.

 

Nous avons déjà là une idée de la vie de Patrick et de la teneur de son  blog. Patrick est informé  et participe à (presque) tous les événements de  sa ville et ils sont nombreux à Udon  (ici, les 28èmes jeux sportifs, le concours de feux d’artifice, l a journée des enfants). L’Ambassadeur de France nous invite, il sera là bien sûr et en rendra compte, d’autant plus que c’est une première. Patrick est même un des rares Français à être invité parfois par les autorités thaïes. Même si le club francophone  a du mal à survivre, Patrick participera bien sûr à leur invitation pour l’Epiphanie, mieux il aidera leur projet de construire des beaux sanitaires pour une école déshéritée de quartier (3 articles pour appeler aux fonds, montrer la réalisation à laquelle il participe, et la réception des travaux).

Et puis, il faut bien sortir :

 « Chaque année à pareille époque et durant trois jours, (du 14 au 16 janvier pour cette année), le village de Chiang Wae dans le district de Kumphawapi organise sa fête annuelle des lotus. En effet, à cette période de l’année, les lotus roses sont en pleine floraison et le lac Nong Han Kumphawapi, proche du village en regorge. »

 

Et puis un jour, après beaucoup de sorties, il a dû se dire : « Et pourquoi pas en faire un guide », partager ce que je sais.  Noble ambition donc beaucoup profitent aujourd’hui. Et en cette année 2011, il  en est à la 2 ème édition.

 Après Patrick à Udon, en « patrouille » dans la province, il y a un Patrick « sensible » : qui  va nous raconter une  histoire touchante, comment il  a sauvé un oiseau, l’a relâché et fut heureux de son retour (bien sûr, il le raconte de façon plus « émouvante ». Et comme s il avait  montré trop d’émotion, il termine avec un «  Bon, j’arrête là mon histoire d’oiseau, cela n’intéresse peut être pas tout le monde. ».

 

Imaginer que je ne vous ai  évoqué qu’un seul mois ! Une douzaine d’articles seulement. Il n’en reste plus que 470 à lire. 

 

Si vous entrez dans son « Culture et traditions » par exemple, vous aurez une idée de l’Isan et de la vie « festive » d’Udon Thani.  

 

Généralement, Patrick s’informe et vous donne les jours de Fête de l’année. Il suit aussi le calendrier « traditionnel » et nous pourrons ainsi  « assister » à son Loy Kratong, son Songkran, son nouvel an chinois, l’anniversaire de la reine  et du roi … sans oublier les fêtes plus occidentales : Noël, nouvel an, épiphanie, Saint Valentin, 14 juillet ( et il n’hésitera de rappeler ses compatriotes de s’assembler pour le fêter dignement) … Udon Thani offre souvent des festivals , spectacles et des parades et  Patrick sera présent .On le voit même de temps en temps à la télé  locale aux premiers rangs.

 

Il sait que la société Isan a un rapport étroit au sacré et il racontera, avec retenue et respect,  les arbres « sacrés », la bénédiction d’une maison, la capture d’un esprit, la purification du corps, la retraite des moines … visitera les principaux temples de la région, ira à la fête des fusées de « Ban That world rock and festival »…

 

Patrick est curieux de tout. Il est sur la route, croise un grand panneau montrant un coq géant. Et bien il s’arrêtera et assistera à des combats de coqs et aux paris énormes qui se jouent à l’occasion, et vous communiquera en plus la passion des Thaïs pour les jeux d’argent et  les paris de toutes  sortes : poissons rouges, matchs de foot, loteries légales et illégales …

Et s’il fait une  escapade à Chiang Maï, ce sera l’occasion pour lui de nous signaler l’existence en Thaïlande de 38 tribus et de nous présenter 3 d’entre elles (les Padongs, les Lisus, et les Hmongs).

 

Vous aurez compris pourquoi en voulant présenter «  Notre Isan » nous avons pensé que la lecture de ses blogs en était une bonne introduction. Cela a été notre cas et le sera pour ceux qui veulent s’y installer.

Encore une petite anecdote sur Patrick à qui j’exprimais mon intention d’introduire les blogs sur l’Isan, me dit: « Mais je ne vois pas l’intérêt qu’il ya ainsi à « décortiquer » (sic) les blogs  ». Certes.

 

Il suffit de les lire.  

 

Et encore, je ne vous ai rien dit  de son guide et de son forum …………….

 

 

 

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